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C’était aussi une occasion pour les membres de l’Alliance de faire connaitre leurs missions et de sensibiliser un grand nombre de riverains sur leurs droits autour des agro-industries. Les problèmes que connaissent les riverains sont les mêmes d’un pays à un autre et les stratégies d’approche pour les résoudre doivent être communautarisées au sein des organisations membres de l’alliance informelle. Les festivités de cette année ont eu lieu à Mbandjock autour d’une agro-industrie de canne à sucre.



















































Au cours de la deuxième séquence de cette formation sur le Droit de Dire Non, le lieu de la formation a changé. La première formation s’étant tenue en milieu urbain, la seconde a choisi une plantation agro-industrielle notamment la SOSUCAM de Nkoteng. Plus de 70 femmes ont participé activement à cette rencontre. L’activité a permis que plusieurs femmes se forment et soient motivées dans la défense de leurs droits bafoués par les agro-industries.
Une descente sur le terrain a clairement montré les injustices subies par les riveraines au quotidien. Les visiteurs ont été face à une communauté qui a donné gracieusement ses terres pour l’implantation de l’entreprise. Malheureusement, celle-ci en sort plus appauvrie car ses cours d’eau sont littéralement pollués du fait des déchets déversés par l’entreprises et ce, sans aucune compensation de la part de l’agro-industrie qui doit pourtant leur offrir des forages permettant à la communauté d’avoir accès à de l’eau potable. Les femmes formées se sont engagées à restituer ladite formation à celles restées dans leurs villages. L’activité s’est développée avec le partenariat de GDA qui est une ONG partenaire de Womin.


























La tomate est un fruit qui ne se conserve pas pendant longtemps. Elle abonde parfois dans les marchés et est très couteuse en période de pénurie. Cette situation nous oblige à trouver des solutions pour la conservation de longue durée. C’est pour cette raison que le RADD a décidé de former les femmes aux techniques de conservation des tomates. La tomate ainsi transformée peut être conservée plus de 2 ans hors du réfrigérateur.
























Le RADD intervient depuis plus de 5 ans auprès des riveraines pour les accompagner dans la défense de leurs droits. Les changements observés en ces femmes sont perceptibles. Elles prennent consciente non seulement de leur asservissement, mais aussi du potentiel dont elles regorgent et aspirent à une vie plus descente. Sur cette pente montante, elles nécessitent d’être soutenues par des outils adéquats, pertinents et efficaces.
La RADD en partenariat avec GDA et avec l’appui de WoMin African Alliance, a appuyé les populations féminines vulnérables autour des grands projets dans la défense de leurs droits et dans la promotion d’un développement durable et inclusif incluant la justice socio-économique, environnementale et climatique. A cet effet, Former les femmes riveraines des projets extractivistes à communiquer. Tel était, en substance, l’objectif de l’atelier de formation en Communication tenu le 22 juin 2023 dans les locaux du CICM de Mvolye. Orientée sur le « Droit de dire Non », la rencontre a abrité une trentaine de participantes, toutes riveraines des industries dites « extractivistes » dont la SOCAPALM, la SOSUCAM, HEVECAM, SUDCAM, CAMVERT et les barrages hydro électriques à l’instar de celui de Nachtigal.















La localité de Mvog-Zé se situe à 12 km du chef-lieu de l’arrondissement d’Esse, département de la Mefou et Afamba, dans la région du Centre Cameroun. Elle abrite une case de semences paysannes constituée d’une soixantaine de femmes spécialisées dans la production des semences d’arachides (Nsoh-kono et Ngoan manga), en maïs multicolore (violet, noire, rouge, blanc, jaune etc.). Ces dynamiques femmes produisent également diverses variétés de semences (manioc, banane plantain, macabo etc.). Elles sont engagées dans un processus de revalorisation des semences jadis en voie de disparition pour construire leur autonomie de façon durable dans l’accès à la semence de qualité.
















Le RADD est une association de droit commun camerounais, dont la mission est de promouvoir le
développement inclusif et durable pour tous à travers la lutte contre les injustices sociale,
économique, environnementale et climatique causées par des systèmes dominants. Depuis 2020, le
RADD développe le programme de Promotion des Systèmes Semenciers Paysans. Le but de ce
programme est d’assurer, de façon durable, l’accès aux semences paysannes de qualité et en
quantité suffisante à tous les producteurs sans distinction aucune.
En effet, le constat est fait par l’accès limité à l‘offre de semences qu’ont les agriculteurs locaux
en période de semis, parce que les semences industrielles sont plus disponibles sur le marché,
imposées par les faveurs d’une loi qui leur offre un espace commercial formel. Or, plus de 70%
des aliments offerts par des producteurs agro-pastoraux sur le marché sont issus des semences
paysannes. La promotion des systèmes semenciers s’avère donc nécessaire. Cette mission vise la
revalorisation des semences paysannes et la reconnaissance des systèmes semenciers par le
législateur camerounais en vue de mettre fin à l’état non formalisé de ce pan important de la
production des vivres pour les consommateurs locaux. Depuis l’année 2020, le RADD avec l‘appui
de Pain Pour le Prochain-Suisse aujourd’hui EPER/HECKS sont engagés dans un processus de
promotion de ces systèmes semenciers à l’effet de revaloriser la semence paysanne fortement
menacée de disparition ; de redynamiser les systèmes semenciers et, rendre l’agriculteur local
indépendant, libre d’accéder aux semences paysannes dont ils maitrisent la culture, la récolte et la
conservation.