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Promotion des systèmes semenciers paysans Publications

FOSPAC 6 : Découvrez les recommandations pour la souveraineté semencière

Du 27 février au 1er mars 2026, Essé a vibré au rythme des semences paysannes avec la 6ᵉédition de la Foire des Semences Paysannes d’Afrique Centrale (FOSPAC6). Organisée par le RADD avec le soutien de partenaires tels que EPER Suisse, ACJM, FIAN International, AgroEcology Fund, AFSA, SAILD, ISSAHE et CRAPAC, cette rencontre a rassemblé acteurs ruraux, femmes agricultrices et représentants des collectivités locales autour d’un objectif commun : préserver et valoriser le patrimoine génétique local.

Placée sous le haut parrainage du Ministre de l’Agriculture, représenté par le Sous-préfet d’Essé, et soutenue par les ministères du Commerce et de la Promotion de la Femme et de la Famille, la FOSPAC6 a mis en lumière le rôle central des communes dans la sauvegarde des semences paysannes.

Le thème de cette édition :« Les Cases Communautaires des Semences Paysannes, creuset de la sauvegarde du patrimoine génétique local : quelle implication des communes ? » incitait à réfléchir sur la manière dont les collectivités peuvent soutenir les systèmes semenciers paysans, piliers d’un développement rural résilient et durable.

Les recommandations et résultats de la FOSPAC6 sont désormais disponibles ! Découvrez comment protéger les semences, renforcer le rôle des femmes et soutenir les communautés rurales.

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Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie

DECLARATION HUB 30 – ZILI

Le HUB COP30 RADD CAMEROUN, encore appelé HUB de résistance, crée un espace d’expression pour les femmes rurales dont l’activité principale qui est l’agriculture se trouve fortement déstabilisée par le changement climatique.
L’activité à été impulsée par AWID, une organisation féministe mondiale.
Pendant 3 jours, plus 100 femmes du Cameroun ont analysé les causes, les effets, les impacts des changements climatiques sur leur quotidien. Dans une ambiance studieuse et conviviale, elles ont élaboré des stratégies et des solutions appropriées pour s’adapter au changement climatique qu’elles ont consigné dans une déclaration commune.
Le RADD et la COFECCC remercient AWID, l’ACJM, la Sanaga Camping Beach et tous les partenaires qui ont rendu possible cette belle initiative.

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Défense des droits des femmes Publications

Les agro-industries, un frein pour le développement durable des communautés riveraines pourvoyeuses des terres : cas de la SOCAPALM, HEVECAM, SUD-CAMEROUN SOSUCAM

L’Agro-industrie désigne l’ensemble des entreprises industrielles qui fournissent des biens à l’agriculture (engrais, pesticides, machines) et de celles qui transforment, élaborent et conditionnent les produits agricoles (industrie agroalimentaire) Autrement dit, elle regroupe les activités de production, de transformation et tout autre activité fournissant des intrants à la production/transformation des produits agricoles.

L’article a pour objectif d’analyser la prise en compte des piliers du développement durable par les agro-industries au Cameroun A cet effet, la présente recherche est centrée sur 4 agro-industries que le RADD peut valablement analyser car il accompagne depuis des années, les associations de femmes riveraines qui leur opposent une résistance farouche Il s’agit de SOSUCAM, HEVECAM, SOCAPALM, et SUDCAM-HEVEA

Dans cet article, le RADD démontre que les agro-industries constituent dans leur essence, un frein au développement durable des communautés riveraines qui pourvoyeuses de terres

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Promotion des systèmes semenciers paysans

COMPTE RENDU DE LA PARTICIPATION DU RADD A LA 8EME EDITION DE LA FOIRE SEMENCIERE AGROECOLOGIQUE ET DE RESTAURATION DES METS LOCAUX EN VOIE DE DISPARITION

Le RADD a été convié par la Fédération des Associations d’Agriculteurs du Bénin (FAEB) à la 8ème édition de la Foire Semencière Agroécologique et de restauration des mets locaux en voie de disparition placée sous le thème : « Pour une souveraineté alimentaire avérée, promouvoir l’agroécologie » qui s’est déroulé du 17 au 19 Octobre dans l’esplanade de la Commune d’Aplahoué, Département du Couffo au Bénin.

Le RADD représenté par YOUMSSI EYA Yvan Lionnel faisait partie d’une délégation composée de ressortissants de 10 pays d’Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est : le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, Le Niger, le Tchad, la République Centrafricaine, la Côte d’ivoire, L’Ouganda et le Cameroun.

Le site de la Foire était composé d’une soixantaine de stands bien achalandés de semences paysannes, de produits transformés (croquettes, liqueurs, mets locaux, pharmacopée traditionnelle) et de produits forestiers non ligneux.

Journée d’ouverture

La journée d’ouverture, le 17 octobre a été marqué par une cérémonie à laquelle ont pris part le Préfet de Couffo, le Maire de la Commune d’Aplahoué, les chefs traditionnels et de nombreuses organisations invitées. Face à une foule composée de locaux et d’exposants les prises de parole se sont enchaînées.  Les leaders du FAEB M. Patrice SAGBO et M. Pierre BEDIE ont exprimé leur joie et leur satisfaction de voir tant de personnalités et d’autorités réunies pour la foire.

Par la suite, M. FAMARA Diédhiou, Coordonnateur programme à l’Organisation Alliance for Food Sovereignity (AFSA) partenaire de la Foire et en charge de la délégation étrangère, a pris la parole pour sa communication inaugurale sur les « Semences paysannes : Signification ; Enjeux ; Défis ; Perspectives ».

Il a ainsi relevé les diverses significations de la semence paysanne sur le plan biologique, culturel et cultuel. La semence c’est la vie de manière générale et elle fait face à de nombreux défis liés à la protection ses semences contre la biopiraterie, la valorisation de leur capacité à résister aux changements climatiques et à garantir la souveraineté alimentaire et la justice économique des peuples.  

Par la suite, le Préfet de Couffo a pris la parole pour son mot d’ouverture.  Il a salué cette initiative dont il a bien saisi les enjeux, remercié les organisateurs, ses populations présentes et les membres de la délégation étrangère avant de procéder au lancement officiel de la 8ème édition de la Foire Semencière agroécologique et de restauration des mets locaux en voie de disparition par la coupure solennelle du ruban. Cette dernière a été suivie de la visite des stands lors de laquelle le Préfet n’a cessé de marquer son enthousiasme en rencontrant les exposants.

Un peu plus tard, la deuxième communication sur le thème femme rurale et leadership a débuté. Elle a essentiellement consisté en la prise de parole de femmes ayant pris part à l’atelier d’échanges sur les leviers d’émancipation des femmes rurales en Afrique francophone et de certains responsables d’organisations féministes. Le partage d’expériences a été riche et on a pu apprendre comment les femmes trouvent des stratégies pour concilier leur besoin d’autonomisation et leur place de mère et d’épouse dans la famille.  

Le programme s’est poursuivi dès 19h30 avec le diner agroécologique. Il s’agissait d’une activité réunissant un parterre d’invités dont le Préfet du département de Couffo dans une salle bien aménagée. La soirée, animée par Patrice SAGBO, a commencé avec des histoires racontées par les invités le temps que le préfet soit présent. Une fois le préfet installé, le diner proprement dit a pu suivre son cours avec la présentation par FAMARA de sa communication inaugurale sur les semences paysannes. Par la suite, M. Alexis Houndji (AquaDeD) a entretenu l’assistance sur le procédé et les vertus de la pisciculture agroécologique tandis que M. Jaurès Monkou, du FAEB a expliqué comment mettre en place un élevage agroécologique.

Ces présentations riches ont été applaudi et apprécié puis la place a été donné aux agapes durant lesquelles les convives ont échangé en toute convivialité jusqu’à 22h.

La note particulièrement positive de la soirée a été la remise par les organisateurs de la Foire de cadeaux à l’attention de M. le Préfet du Couffo pour le remercier de son engagement sans failles pour l’organisation de la Foire.

Journée du 18 Octobre

Le 18 octobre dès 9h la délégation étrangère en compagnie d’autres participants et guidée par le FAEB a été conduite pour la visite de la ferme agroécologique de M. Lonmadon. Une ferme située dans le village Gboyimè-KLOUEKANME dans le département du Couffo où on retrouve un espace assez vaste de terres, un élevage bovin et un étang pour la pisciculture. En prélude à la visite proprement dites, les participants ont revêtus des t-shirts confectionnés pour l’occasion et offerts par le FAEB et sont réunis sous une tente pour les présentations, nous y avons notamment appris que le propriétaire de le Ferme M. Lonmadon est un ancien Maire.

Par la suite et durant une trentaine de minutes, les participants ont pu observer l’élevage bovin de près et la traite du lait de ferme ; l’étang créé artificiellement à partir du lit d’un fleuve où selon les dires de M. Lonmadon lui-même, les poissons ne sont pas nourris avec des alevins mais plutôt avec ce qu’ils trouvent naturellement dans l’étang.

La visite s’est achevée par un repas communautaire à base de produits locaux notamment le pois d’angole, une variété de haricot beaucoup cultivée dans le département du Couffo.

De retour sur le site de la foire, nous avons pris part à la discussion sur le thème : Les pratiques agroécologiques pour maintenir la fertilité des sols et augmenter les rendements. La discussion animée par Lidwine Baloïtcha a suscité de nombreux partages de pratiques agroécologiques notamment l’utilisation de la cendre, de la bouse provenant de vaches nourries agroécologique pour fertiliser les sols. L’un des grands débats a été sur la notion de banque communautaire de semences et de cases communautaire de semences. Nous en avons retiré qu’au sens de l’Union Africaine et de la FAO le terme banque de semences a une portée plus large non seulement sur le plan géographique (Ensemble du territoire, région, département) mais aussi en terme de contenu il doit pouvoir rassembler toutes les espèces qui sont de son ressort géographique. Le terme cases de semences en revanche a une portée plus limitée. Bien qui ’essentielles, les cases de semences se limitent aux villages. Toutefois il faut dire que ce découpage ne fait pas forcément l’unanimité car le terme de banque a une résonance négative chez les paysans.

La dernière communication de la journée s’est faite à partir de la diffusion d’un documentaire sur les conséquences de l’utilisation des herbicides sur la biodiversité, l’environnement et l’Homme. Le documentaire, d’une cinquantaine de minutes a suscité de nombreux commentaires surtout en ce qui concerne la transmission des pratiques agroécologiques aux plus jeunes qui sont beaucoup plus tentés de faire recours aux engrais chimiques et herbicides pour faire rapidement du profit. Nous avons pu livrer l’expérience de la FOSPAC5 et de l’accent qui a été mis sur la dynamique générationnelle pour une agriculture saine et durable.

Journée de clôture

La cérémonie de clôture a débuté dès 13h en l’absence du Préfet malheureusement empêché. Devant une foule beaucoup moins nombreuse que lors de l’ouverture, M. Patrice SAGBO a pris la parole pour exprimer sa satisfaction et sa reconnaissance à l’endroit des membres de la délégation étrangère. Il a par la suite, invité M. FAMARA à prendre la parole pour un mot et l’autorité traditionnelle de la Commune d’Aplahoué pour son mot de clôture. Cette phase a laissé place à la remise des attestations de participation et du petit matériel agricole (brouette, pelle, fourche, machette) aux exposants qui se sont particulièrement illustrés durant la foire.

La délégation a été conviée pour un dernier repas sur le site de la foire avant de prendre la route en direction de Cotonou.

Bilan et recommandations

La participation à laFoire Semencière Agroécologique et de restauration des mets locaux en voie de disparition a été un moment de découverte, de partage, d’échange et de gain d’expérience. Nous en retirons du positif pour la reconnaissance des systèmes semenciers paysans et la souveraineté alimentaire en Afrique.

Nous retenons la nécessité de :

  • Favoriser des ateliers thématiques vivants avec des intervenants variés
  • S’inspirer du diner agroécologique organisé par le FAEB pour honorer les autorités de la commune d’Esse
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Défense des droits des femmes

COMPTE RENDU ACTIVITES DU 21 SEPTEMBRE ORGANISE PAR AFRISE À APOUH

Le 21 septembre 2025, les riveraines de AFRISE ont célébré les années de lutte contre la SOCAPALM d’Edéa en écho avec les communautés du monde entier réunies au sein de l’alliance informelle contre les monocultures d’arbre. A cet effet, les riveraines ont organisé une série d’activités à laquelle le RADD a pris part, représenté par Mme METHE Thérèse et M. YOUMSSI EYA Yvan.

Suite aux intempéries qui ont duré une bonne partie de la matinée, les riveraines d’AFRISE, Une riveraine venue de la SYNAPARCAM et le RADD se sont réunies dans la salle de réunion de la chefferie d’Apouh pour le lancement des activités de la journée. A la suite de l’exécution de l’hymne national et de l’hymne de la femme riveraine, la responsable de site Mme METHE a pris la parole pour féliciter les femmes et les encourager, avant de laisser la parole à la Présidente d’AFRISE pour l’organisation du reste des activités.

C’est ainsi que, munies de pancartes véhiculant des messages forts, les femmes ont marché le long de la route qui jouxte les plantations de la SOCAPALM jusqu’à l’une des parcelles qu’elles réclament en guise d’espace vital. La marche a duré 45 minutes et s’est terminé par des chants qui ont rythmé le retour à la salle de réunion de la chefferie d’Apouh.

Le programme a continué avec une visioconférence via zoom au cours de laquelle les communautés de plusieurs pays ont pu parler de leurs situations respectives. En dépit des contraintes logistiques (absence de vidéoprojecteur) les femmes riveraines ont pu suivre avec attention la visioconférence et la Présidente de AFRISE accompagnée d’un jeune du village ont pu exprimer, durant leurs prises de parole, toutes les difficultés rencontrées à cause de la SOCAPALM Edéa notamment la paupérisation, les violences et autres abus.

Une fois la réunion zoom terminée, les femmes ont posé pour la photo de famille en brandissant leurs messages et elles se sont rendues dans la salle de réception pour les agapes de clôture de l’activité.

L’équipe du RADD, a pris la route dès 17h non sans avoir procédé à une évaluation de l’activité avec le bureau d’AFRISE.

Il en ressort que :

  • La présidente s’est montrée satisfaite de l’activité ;
  • Le RADD a exprimé également sa satisfaction tout en recommandant une meilleure préparation pour l’élaboration des messages et la disponibilité du matériel destiné à la visioconférence
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Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie Non classé Promotion des systèmes semenciers paysans

Compte Rendu de l’Atelier de Formation sur les Intrants Biologiques et la Gestion des Semences Paysannes à Mgbwakomba

Date : 27 juin 2025

Lieu :Mgbwakomba, arrondissement de Nanga-Eboko, Haute-Sanaga

L’atelier de formation sur les intrants biologiques ainsi que la sélection et la conservation des semences paysannes s’est tenu le 27 juin dernier dans la localité de Mgbwakomba, dans l’arrondissement de Nanga-Eboko, Département de la Haute-Sanaga.

Cette activité, qui entre dans le cadre du renforcement des capacités des cases de semences paysannes, a été initiée par le RADD (Réseau des Acteurs du Développement Durable) dans le but de promouvoir les systèmes semenciers paysans, l’agroécologie et les systèmes alimentaires durables. Elle a rassemblé une quarantaine de participants venus de plusieurs villages du Groupement de Biboa.

Il est important de souligner que le Groupement de Biboa est une zone essentiellement agricole où l’on cultive principalement des cultures vivrières pour la consommation familiale, et surtout du maïs pour les besoins économiques.

Malheureusement, la culture du maïs y est confrontée à un sérieux problème : l’utilisation massive de pesticides et d’autres intrants chimiques de synthèse, censés booster la production. Ces produits ont des conséquences néfastes sur l’environnement, la santé des agriculteurs et des consommateurs, et entraînent une érosion progressive des systèmes semenciers paysans. Pour apporter une solution durable à cette situation devenue alarmante, cet atelier sur la production des bio-intrants a été initié.

 Objectifs de la Formation :

  • Restituer la formation reçue par les leaders ruraux sur la gestion des Cases de Semences Paysannes (CSP), la sélection et la conservation des semences.
  • Renforcer les capacités des petits producteurs sur les techniques de production et d’utilisation des intrants biologiques ;
  • Sensibiliser et informer les participants sur les dangers liés aux produits chimiques de synthèse.
  • Mettre en place un comité de gestion de la Case de Semences.

Déroulement de l’Atelier

Animation par les membres de la CSP

 a) Phase protocolaire

La journée a débuté par le protocole usuel : arrivée et enregistrement des participants, prière, suivis des discours de bienvenue et de la présentation des participants. Le représentant du chef du village de Mgbwakomba a souhaité la bienvenue à l’équipe du RADD, la remerciant d’avoir bravé les difficultés du voyage pour venir éclairer ses populations. Il a également remercié les participants pour leur présence.

À la suite du chef de village, Mme AKONO Suzanne, cheffe de la délégation du RADD et coordinatrice des Cases de Semences Paysannes, a présenté l’association, ses objectifs et ses quatre axes d’action : l’accompagnement des communautés riveraines des agro-industries, le programme d’autonomisation économique de la femme, la justice climatique et, notamment, le Programme de Promotion des Systèmes Semenciers Paysans (PPSSP), qui était le sujet de cette rencontre.

Les participants, en se présentant, ont exprimé leurs attentes pour cette activité, notamment le désir d’apprendre à fabriquer des herbicides naturels.

Après cette phase protocolaire, l’activité a pu commencer. Elle était divisée en deux parties.

 b) Phase théorique

Cette partie a consisté en la restitution de la formation des leaders ruraux sur la gestion des Cases de Semences Paysannes, la sélection et la conservation des semences paysannes. Il a été rappelé que la formation d’Essé, en novembre 2024, avait rassemblé de nombreux participants et formateurs, certains venus du Bénin. Durant une semaine, les apprenants ont été formés sur plusieurs thématiques : la gestion des cases communautaires de semences paysannes, les lois régissant l’activité semencière, la sélection et la conservation des semences paysannes, et les Systèmes Participatifs de Garantie (SPG).

La phase théorique a également abordé la présentation des engrais biologiques, soulignant leurs avantages sur l’environnement, la santé et l’économie, par opposition aux intrants chimiques de synthèse. Des séances de questions-réponses et une pause musicale ont animé cette première partie de la journée.

Explications théoriques du dispositif de fabrication d’intrants biologiques

 c) Phase pratique

De retour de la pause, l’atelier pratique a débuté, axé sur la fabrication du purin de 21 jours et du bio-régulateur à large spectre.

Quelques plantes utilisées

Les participants ont appris à utiliser des matières premières telles que :

Matériel : un fût, une fiole, de la colle Tangit, des ciseaux, de l’eau.

Ingrédients : 1 kg d’ail, 1 L de mélasse, divers yaourts, de l’urine de lapin, un mortier, un pilon, des machettes, des couteaux, une bassine, une bâche, 60 L d’eau, 0,5 kg de feuilles de Vernonia , 0,5 kg de feuilles de Tithonia, 0,5 kg de fougère, 0,5 kg de citronnelle, 0,5 kg d’aloès vera, 0,5 kg de feuilles de papayer, 0,5 kg de feuilles de dartrier, 0,5 kg de feuilles d’ortie et des feuilles de tabac sèches.

Phase pratique

Formation du Comité de Gestion de la Case

Les participants ont ensuite été invités à former un comité de gestion de la Case. Après discussion, le consensus a été de mettre en place un bureau composé des membres suivants :

* Une présidente

* Un secrétaire général

* Une trésorière

* Une animatrice

* Une chargée de communication

* Un superviseur

* Deux conseillers, dont le chef du village de Mgbwakomba et le chef de Nyaminkang.

Comité de gestion de la CSP

 Conclusion de l’Atelier

Mme AKONO Suzanne, chargée du suivi des CSP au sein du RADD, a invité la nouvelle équipe à se mettre au travail pour dynamiser la Case et a exhorté les participants à mettre en pratique les enseignements reçus. Le chef de Mgbwakomba a remercié le RADD d’avoir choisi son village pour accueillir cette activité et a émis le souhait de mobiliser les ressources nécessaires pour continuer à renforcer les capacités de ses populations.

La journée s’est terminée par une série de photos de famille et un repas communautaire. L’équipe du RADD a regagné Yaoundé le lendemain matin après une soirée conviviale.

Photo de famille
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Autonomisation économique de la femme Défense des droits des femmes Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie Promotion des systèmes semenciers paysans

LE RADD INTERPELLE LES CANDIDATS A L’ÉLECTION PRESIDENTIELLE 2025 AU CAMEROUN 

Le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) est une association de droit camerounais, engagée depuis plus de 10 ans pour un développement inclusif, juste et durable. Le RADD éveille au quotidien les consciences collectives et communautaires au Cameroun, en Afrique Centrale sur les questions de souverainetés foncières, semencières, alimentaires qui sont le fondement de la souveraineté politique.

Le RADD, c’est la Foire des Semences Paysannes de l’Afrique Centrale (FOSPAC) qui regroupe tous les ans, depuis 5 ans plus de 500 acteurs ruraux autour des enjeux en lien avec l’accès libre de tout producteur à la semence.

Le RADD, c’est la COnvergence des FEmmes Camerounaises sur le Changement Climatique (COFECCC) qui rassemble depuis 2 ans plus de 400 femmes engagées dans la recherche de solutions adéquates au changement climatique.

Le RADD, c’est le Forum sur l’Autonomisation Economique de la Femme (FAEF) qui, tous les ans, forme plus de 400 femmes et jeunes aux métiers porteurs pour la création des revenus et des emplois.

Le RADD, c’est la Défense de Droits des Femmes Riveraines des Agro-industries (DDFRIA) qui, au côté de ces femmes, lutte tous les jours pour la restauration et le respect des droits vitaux des femmes dont les ressources sont accaparées par les entreprises sans aucune compensation.

 Nos interventions impactent donc :

  • Plus de 20.000 femmes et jeunes filles accompagnées à l’autonomisation économique et financière ;
  • Environ 5.000 paysan(ne)s accompagnés pour renforcer la souveraineté semencière ;
  • Des milliers de femmes rurales et des communautés, riveraines des agro-industries soutenues pour faciliter l’accès à leurs terres ancestrales ;

En notre qualité de membre actif de la société civile, qui accompagne toutes les couches sociales et œuvre sans relâche pour la justice et le développement durable, nous nous sentons plus que concernés par l’échéance politique majeure que représente l’élection présidentielle du 12 Octobre 2025. C’est à ce titre que nous sommes mus par le devoir, en amont de la campagne électorale, d’aiguiller les candidats à l’élection présidentielle, sur ce qui nous semble essentiel pour garantir le bien-être durable de toutes les couches sociales de la population camerounaise. Nos recommandations, formulées sur quatre (4) piliers, méritent une attention singulière :

  1. La souveraineté alimentaire pour les camerounais ;
  2. Le respect des droits humains autour des agro-industries ;
  3. La justice climatique ;
  4. L’autonomisation économique des femmes et des jeunes ;

I.PROMOUVOIR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

La souveraineté alimentaire est le DROIT pour tout camerounais, sans distinction aucune, d’accéder à de la nourriture saine, suffisante en quantité, en qualité et de fonder son alimentation sur les valeurs culturelles, cultuelles ancrée dans son environnement et sa tradition pour garantir un accès constant et durable.  Pour ce faire, nous demandons : 

  • La reconnaissance juridique des systèmes semenciers paysannes pour garantir les droits des paysans sur leurs semences ;
  • Le développement des programmes spécifiques pour la promotion des systèmes semenciers paysans en reconnaissant la semence paysanne comme composante essentielle du patrimoine génétique camerounais ;
  • La restauration du suivi de proximité des paysans orienté dans le système de production agroécologique pour assurer une agriculture résiliente et durable ;
  • L’accès durable à la terre aux femmes et aux jeunes pour des besoins de production agropastorale ;
  • L’octroi des facilités pour la production des intrants biologiques et la réduction des importations des intrants chimiques de synthèse ;
  • Le développement des politiques qui encouragent les populations camerounaises à consommer essentiellement les produits sains issus de l’agroécologie paysanne. La santé des populations en dépend ;
  • Le transfert effectif des compétences aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), afin qu’elles encadrent la création et la gestion des Cases Communautaires de Semences Paysannes (CCSP), véritables creusets du patrimoine génétique national.

II. GARANTIR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS AUTOUR DES AGRO-INDUSTRIES

Le Cameroun est partie à la plupart des conventions internationales de promotion et de protection des droits humains et pourtant dans les localités où sont implantées des agro-industries, les communautés riveraines sont privées de leurs ressources, vivent dans la précarité et subissent toutes sortes d’atteintes à leurs droits fondamentaux.  Nous pensons qu’il faut impérativement : 

  • Repenser la politiques d’octroie des concessions foncières aux agro-industries, il est possible de développer l’agrobusiness sans que les communautés se retrouvent dépossédées de toutes leurs terres ;  
  • En cas de cession, garantir l’accès des communautés riveraines aux ressources vitales (Terre, Forêts, Eaux, …) de leurs ancêtres ;
  • Mettre en place des mécanismes efficaces de répression des violences basées sur le genre dans les plantations ;
  • Impliquer systématiquement à quota égal tous les groupes sociaux de la communauté (femmes, jeunes, adultes, minorités) dans le processus de gestion des terres ;
  • Mettre en place des mesures coercitives afin que les droits à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à l’eau potable etc. des communautés riveraines soient garantis.

III. PRENDRE EN COMPTE LES QUESTIONS EN LIEN AVEC LA JUSTICE CLIMATIQUE

Le climat est de plus en plus changeant et 33 ans après le sommet de la terre de RIO, les effets des changements climatiques se perceptibles partout dans le monde, y compris au Cameroun. Les communautés vivant en zone rurale, qui sont les plus impactées par ces changements, ne sont pas véritablement accompagnées pour y faire face. Les femmes en particulier, qui ont la charge de nourrir la famille, sont aujourd’hui confrontées à de nombreuses difficultés pour se procurer les ressources dont elles ont besoin dans leur environnement. C’est la raison pour laquelle, il faut : 

  • Faciliter l’accès aux financements climatiques pour les communautés les plus impactées ;
  • Définir les mesures concrètes pour assurer la transition énergétique à travers la promotion des énergies renouvelables ; 
  • Soutenir les OSCs qui œuvrent pour la justice climatique ;
  • Mettre un terme à la production et à l’usage de la matière plastique ;
  • Abandonner les fausses solutions telles que les crédits carbones ;
  • Consulter les communautés impactées avant toutes prises de décisions à l’endroit de ces entités ;
  • Considérer régulièrement les résultats des recherches par les chercheurs dans la prévention des catastrophes dus aux effets du changement climatique.

IV. PROMOUVOIR L’AUTONOMISATION ÉCONOMIQUE DE LA FEMME

Une femme autonome est une femme épanouie. Une femme autonome prend son destin en main. Elle nourrit sa famille, ses enfants, elle se projette, elle entreprend et très souvent, elle réussit. L’autonomisation économique de la femme doit donc être une priorité pour renforcer de façon durable les indicateurs de développement au niveau national. A cet effet, il faut :

  • Démultiplier sur l’ensemble du territoire Camerounais des centres multifonctionnels accessibles à toutes les femmes, aux jeunes et les doter des équipements de pointe et des ressources humaines compétentes pour leur pleine opérationnalisation ;
  • Rendre les formations accessibles financièrement, tout camerounais doit en bénéficier ;
  • Adapter les contenus de formation aux exigences de l’évolution technologique et aux réalités du marché du travail ;
  • Garantir un accès équitable aux financements et autres opportunités pour soutenir l’entreprenariat des femmes et des jeunes après la formation ;
  • Faciliter l’accès aux équipements de production et de transformation pour garantir la compétitivité des entreprises créées ;
  • Appliquer des mesures fiscales adaptées aux entreprenariats féminins et jeunes, en les exonérant des impôts et des taxes pour les 3 premières années ; 
  • Construire des infrastructures de collecte, de stockage, de conservation et de commercialisation dans les bassins de production, accessibles à tous afin de garantir l’écoulement et l’accès valorisation des produits issus de leurs activités.

À la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun, le RADD rappelle avec force que l’avenir du Cameroun ne peut se bâtir sans justice sociale, justice climatique, souveraineté alimentaire et autonomisation effective des femmes et des jeunes. Ces piliers ne sont pas de simples revendications sectorielles : ils constituent le socle incontournable d’un développement véritablement inclusif et durable.

Nous appelons chaque candidat à inscrire dans son projet de société des engagements clairs, fermes et mesurables autour de ces priorités vitales. Car garantir aux paysans l’accès à leurs semences, protéger les droits des communautés face aux agro-industries, soutenir les femmes dans leur autonomie et préparer le pays aux défis climatiques, c’est choisir de construire une nation forte, résiliente et souveraine.

Le RADD, fort de son expérience et de son ancrage auprès des communautés, se tient prêt à travailler avec tous ceux qui portent une vision de justice et de dignité pour le peuple camerounais. L’histoire jugera celles et ceux qui, en ce moment décisif, auront eu le courage d’inscrire l’intérêt des générations présentes et futures au cœur de leur gouvernance.

Parce qu’un Cameroun juste, vert et prospère est possible, mais il exige des choix courageux, aujourd’hui.

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Défense des droits des femmes Promotion des systèmes semenciers paysans

LES LEADERS RURAUX ET LES REPRÉSENTANTES DES RIVERAINES DES AGRO-INDUSTRIES RENFORCENT LEURS CAPACITÉS SUR LA COMMUNICATION LE LOBBYING ET LE PLAIDOYER.

Les riveraines des agro-industries et les responsables des cases de semences paysannes jouent un rôle important dans la promotion de l’agriculture durable, la souveraineté alimentaire et nutritionnelle, ainsi que dans la défense des droits des communautés locales impactées par les industries extractivistes. Cependant, ils sont souvent confrontés à des défis pour communiquer efficacement avec les communautés locales, les décideurs politiques et les autres parties prenantes. L’utilisation efficiente des outils de communication modernes peut aider ces entités à améliorer la communication et à renforcer leurs capacités dans le développement de leurs activités agricoles, notamment la promotion des systèmes semenciers paysans (PSSP) et la défense de leurs droits bafoués par les entreprises qui ont accaparé leurs terres.

C’est dans cette dynamique que le RADD, qui accompagne depuis plusieurs années ces communautés, et en partenariat avec Journalists For Earth (J4E), ont initié une série de formations pour le renforcement des capacités des leaders ruraux et responsables des associations des riveraines des agro-industries sur les outils modernes de communication et sur les stratégies de communication, de lobbying et de plaidoyer en matière de justice climatique. Ces ateliers, qui se sont tenus à Yaoundé du 10 au 13 juin dernier, ont rassemblé une quarantaine de participants.

Dans un premier temps, les participants ont été outillés sur les applications de communication telles que WhatsApp, Facebook et les moteurs de recherche tels que Google pour partager leurs informations sur leur communauté et sur leurs activités de promotion des cases de semences paysannes et faire des recherches. Les travaux pratiques de cette formation ont été ponctués par des séances de paramétrage des outils nouvellement reçus, l’activation et l’ouverture des pages Facebook, des comptes WhatsApp et Gmail, ainsi qu’un exercice pratique de recherche sur Meta qui a suscité une grande attention des apprenants.

Au terme des travaux de Mvolye, les participants ont reçu des outils de communication et de travail constitués de téléphones portables et d’ordinateurs pour continuer leurs activités sur le terrain.

Pendant les travaux de Mvolye, les femmes ont été sensibilisées et informées afin de rejoindre le Mouvement mondial des femmes. On retiendra que c’est un rassemblement des femmes du monde entier qui a pour objectif de mener des plaidoyers et d’autres revendications contre toutes formes d’injustices et de violences faites aux femmes à travers le monde.

Ainsi, au cours de ces assises, les participantes ont montré leur intérêt à se joindre aux autres femmes. Pour le manifester, elles ont décidé de marcher pour exprimer leur adhésion à cette dynamique lancée par les femmes de Saraouie. Ainsi, elles ont marché pour dire non à la pauvreté ambiante, les guerres, la famine, les violences envers les femmes, pour la justice climatique et contre les industries extractivistes.

À la suite du RADD, J4E a formé du 12 au 13 juin ces participants sur les stratégies de communication, de lobbying et de plaidoyer performantes en matière de justice climatique. Au cours des travaux, les participants ont été imprégnés sur l’élaboration des plaidoyers et la prise de parole en public en vue de la défense de leurs droits.

photo de famille avec J4E

Au terme de ces deux jours de travaux, qui ont été ponctués par des activités pratiques et des restitutions en ateliers, les apprenants ont reçu des attestations de fin de formation.

Mme NGOBO, Secrétaire exécutive du RADD et Mme ABILOGO Edith, Secrétaire exécutive de J4E, ont exhorté les participants à mettre en pratique les connaissances acquises et surtout à utiliser le matériel reçu à bon escient pour la promotion des systèmes semenciers paysans et la défense de leurs droits.

Les apprenants, quant à eux, ont exprimé leur profonde gratitude à l’endroit du RADD et de J4E pour ces grands moments de renforcement des capacités et les dotations. Ils ont promis d’en faire bon usage et ont émis le vœu de voir les formateurs sur le terrain dans leurs différentes localités pour un suivi de proximité qui permettra de relever les difficultés rencontrées. C’est dans une ambiance bon enfant que cette série de quatre jours consécutifs de renforcement des capacités des acteurs ruraux, des représentantes des riveraines des agro-industries et autres leaders des associations locales s’est clôturée.

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Promotion des systèmes semenciers paysans

« Pour des semences paysannes caractérisées, disponibles et productives » Fotouni département du Haut Nkam région de l’Ouest Cameroun, 23 juillet 2025

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LE RADD RENFORCE LES CAPACITES DE SES MEMBRES ET DE SES PARTENAIRES DE TERRAIN SUR LES PODCASTS

Dans une ère où la technologie est de plus en plus omniprésente, le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) est conscient du fait que toute organisation doit être en capacité d’exploiter les moyens innovants à sa disposition pour améliorer sa communication sur les réseaux sociaux et toucher un plus large public. C’est ainsi que du 19 au 20 Juin 2025, le RADD a tenu à renforcer les capacités de son staff et des représentants des associations qu’il accompagne et de ses partenaires sur les podcasts. La formation, animée par Mme Nyassa Inès Epse OWONA, une spécialiste en communication digitale et créatrice de contenu dont l’un des podcasts « apporte ta chaise » est populaire sur les réseaux sociaux, avait pour objectif de renforcer les capacités des participants en leur permettant de comprendre ce qu’est un podcast, comment le concevoir et le diffuser massivement.

Journée du 19 juin 2025

La première journée a permis d’assimiler les bases du podcast : son sens, son importance, les prérequis pour le réaliser en partant du concept général aux épisodes proprement dits, sans oublier le matériel nécessaire et les bonnes pratiques à adopter. Il en ressort que podcast vient de la fusion du terme « pod » tiré de l’ipod (un appareil portable créé par la firme Apple pour écouter de la musique digitale) et du mot « cast » tiré de broadcast en anglais qui signifie large diffusion. Un podcast est donc un contenu audio ou vidéo qui est diffusé partout (notamment sur internet) et qui est téléchargeable donc écoutable à tout moment. Il faut noter que le podcast audio offre une palette plus large de possibilités (interview, reportage, vox pop) que le podcast vidéo qui se limite à l’interview. Le podcast est donc un merveilleux outil de sensibilisation, d’éducation, d’information et de plaidoyer. Pour le réaliser, il est important d’en déterminer le message général et les objectifs, identifier la ou les cibles, déterminer le ton en fonction de son objectif et des cibles et choisir les thématiques appropriées. Par la suite, il faut définir l’identité du podcast de manière générale (nom ; cible ; objectif ; ton ; durée des épisodes et fréquence de diffusion) et spécifiquement structurer chaque épisode dans les moindres détails (générique ou non, introduction, présentateur ou pas, sujet, développements, conclusion…)

La formatrice a terminé la première journée en précisant le matériel de base pour la réalisation d’un podcast (smartphone ou ordinateur, application dictaphone, micro, casque, et/ou trépied pour la vidéo) et les bonnes pratiques à adopter (micro à 15 ou 20cm de la bouche, expression orale correcte etc.…). La formation étant interactive, les participants scindés en petits groupes ont eu l’occasion de s’exercer à chaque étape et d’assimiler les enseignements reçus. A la fin de la journée, chaque groupe a effectué des enregistrements audios qui ont servi de base pour la deuxième journée de formation centrée sur le montage audio et les moyens de diffusion d’un podcast.

Journée du 20 juin 2025

La deuxième et dernière journée de formation a débuté par un retour sur des éléments qui n’avaient pas été bien compris par les participants. Ainsi, l’interview, le reportage et le vox pop ont été réexpliqués et illustrés à travers des exemples audios et vidéos pour que les participants en saisissent bien les nuances.

Les participants ont ensuite pu s’initier au montage audio à l’aide des enregistrements effectués la veille. Ils ont pu apprendre les rudiments du montage à l’aide du logiciel wavepad et ont découvert comment réaliser leurs podcasts. Cet enseignement a été essentiellement interactif, les participants effectuant les manœuvres de montage en suivant les instructions de la formatrice. Un exercice pratique de montage réalisé par chaque groupe et consistant à nettoyer les enregistrements de la veille, a permis de déterminer les lacunes mais surtout d’apprécier le niveau de compréhension qui était globalement satisfaisant.

La formatrice a également initié les participants aux canaux de diffusion des podcasts audio et vidéo en présentant les hébergeurs (spotify for podcast, soundcloud, Ausha) et les plateformes d’écoute et visionnage (spotify, deezer, apple podcast, youtube). Elle a insisté sur l’importance d’évaluer l’impact du podcast (nombre d’écoutes, retours des auditeurs) et de lui donner une identité visuelle à travers une pochette.

La formation s’est achevée par un bilan des participants qui ont été satisfaits mais qui ont tout de même exprimé leur besoin d’en apprendre plus sur le montage vidéo. A l’écoute, la formatrice s’est engagée à transmettre un document plus complet incluant ces éléments. Pour finir, l’ensemble de la classe a posé pour la traditionnelle photo de famille et s’est réunie autour d’un repas. A l’issue de la formation, le RADD s’est engagé à créer un podcast pour communiquer sur ses missions, ses plaidoyers, ses activités de dénonciation, et de sensibilisation à travers toutes les plateformes disponibles.