À Nlobesse’e, dans la Région du Sud du Cameroun, les femmes riveraines et les chefs traditionnels ont décidé de parler d’une seule voix. Face à SudCam Hévéa, agro-industrie hévéicole dont les activités dégradent sols, eaux et moyens de subsistance, les communautés ont tenu une session d’analyse participative historique le 8 janvier 2025. Un diagnostic sans concession, des stratégies claires, et un engagement inédit : la place des femmes dans toutes les décisions. Le RADD était là pour faciliter — et accompagner la suite.
Au village Mesa’a, le manioc n’est plus seulement une culture vivrière : il devient une véritable chaîne de valeur, source d’innovation, d’autonomisation et de résilience. Pendant deux jours, femmes, jeunes et hommes ont exploré, avec le RADD, les multiples potentialités de cette plante à travers des formations pratiques et des démonstrations culinaires et artisanales. De la racine aux feuilles, en passant par les tiges, chaque élément du manioc a été transformé, valorisé et repensé dans une logique agroécologique et zéro déchet. Une expérience qui illustre la puissance des savoirs locaux au service du développement communautaire.
À Nlobessé’e, la Journée internationale de lutte contre la monoculture d’arbres a pris des allures de mobilisation historique. Femmes riveraines, chefs traditionnels et communautés venues de 23 villages ont uni leurs voix pour dénoncer l’accaparement des terres ancestrales et les impacts de la monoculture industrielle. Entre témoignages poignants, prises de parole courageuses et appels à l’action, cette journée a marqué un tournant : celui d’une résistance collective qui s’organise pour défendre la terre, la dignité et l’avenir des communautés.
Le 21 septembre 2025, les riveraines de AFRISE ont célébré les années de lutte contre la SOCAPALM d’Edéa en écho avec les communautés du monde entier réunies au sein de l’alliance informelle contre les monocultures d’arbre. A cet effet, les riveraines ont organisé une série d’activités à laquelle le RADD a pris part, représenté par Mme METHE Thérèse et M. YOUMSSI EYA Yvan.
Suite aux intempéries qui ont duré une bonne partie de la matinée, les riveraines d’AFRISE, Une riveraine venue de la SYNAPARCAM et le RADD se sont réunies dans la salle de réunion de la chefferie d’Apouh pour le lancement des activités de la journée. A la suite de l’exécution de l’hymne national et de l’hymne de la femme riveraine, la responsable de site Mme METHE a pris la parole pour féliciter les femmes et les encourager, avant de laisser la parole à la Présidente d’AFRISE pour l’organisation du reste des activités.
C’est ainsi que, munies de pancartes véhiculant des messages forts, les femmes ont marché le long de la route qui jouxte les plantations de la SOCAPALM jusqu’à l’une des parcelles qu’elles réclament en guise d’espace vital. La marche a duré 45 minutes et s’est terminé par des chants qui ont rythmé le retour à la salle de réunion de la chefferie d’Apouh.
Le programme a continué avec une visioconférence via zoom au cours de laquelle les communautés de plusieurs pays ont pu parler de leurs situations respectives. En dépit des contraintes logistiques (absence de vidéoprojecteur) les femmes riveraines ont pu suivre avec attention la visioconférence et la Présidente de AFRISE accompagnée d’un jeune du village ont pu exprimer, durant leurs prises de parole, toutes les difficultés rencontrées à cause de la SOCAPALM Edéa notamment la paupérisation, les violences et autres abus.
Une fois la réunion zoom terminée, les femmes ont posé pour la photo de famille en brandissant leurs messages et elles se sont rendues dans la salle de réception pour les agapes de clôture de l’activité.
L’équipe du RADD, a pris la route dès 17h non sans avoir procédé à une évaluation de l’activité avec le bureau d’AFRISE.
Il en ressort que :
La présidente s’est montrée satisfaite de l’activité ;
Le RADD a exprimé également sa satisfaction tout en recommandant une meilleure préparation pour l’élaboration des messages et la disponibilité du matériel destiné à la visioconférence
Les riveraines des agro-industries et les responsables des cases de semences paysannes jouent un rôle important dans la promotion de l’agriculture durable, la souveraineté alimentaire et nutritionnelle, ainsi que dans la défense des droits des communautés locales impactées par les industries extractivistes. Cependant, ils sont souvent confrontés à des défis pour communiquer efficacement avec les communautés locales, les décideurs politiques et les autres parties prenantes. L’utilisation efficiente des outils de communication modernes peut aider ces entités à améliorer la communication et à renforcer leurs capacités dans le développement de leurs activités agricoles, notamment la promotion des systèmes semenciers paysans (PSSP) et la défense de leurs droits bafoués par les entreprises qui ont accaparé leurs terres.
C’est dans cette dynamique que le RADD, qui accompagne depuis plusieurs années ces communautés, et en partenariat avec Journalists For Earth (J4E), ont initié une série de formations pour le renforcement des capacités des leaders ruraux et responsables des associations des riveraines des agro-industries sur les outils modernes de communication et sur les stratégies de communication, de lobbying et de plaidoyer en matière de justice climatique. Ces ateliers, qui se sont tenus à Yaoundé du 10 au 13 juin dernier, ont rassemblé une quarantaine de participants.
Une vue de la salle des réunions sis à MvolyéUne vue de la salle des réunions sis à Mvolyé
Dans un premier temps, les participants ont été outillés sur les applications de communication telles que WhatsApp, Facebook et les moteurs de recherche tels que Google pour partager leurs informations sur leur communauté et sur leurs activités de promotion des cases de semences paysannes et faire des recherches. Les travaux pratiques de cette formation ont été ponctués par des séances de paramétrage des outils nouvellement reçus, l’activation et l’ouverture des pages Facebook, des comptes WhatsApp et Gmail, ainsi qu’un exercice pratique de recherche sur Meta qui a suscité une grande attention des apprenants.
Au terme des travaux de Mvolye, les participants ont reçu des outils de communication et de travail constitués de téléphones portables et d’ordinateurs pour continuer leurs activités sur le terrain.
Pendant les travaux de Mvolye, les femmes ont été sensibilisées et informées afin de rejoindre le Mouvement mondial des femmes. On retiendra que c’est un rassemblement des femmes du monde entier qui a pour objectif de mener des plaidoyers et d’autres revendications contre toutes formes d’injustices et de violences faites aux femmes à travers le monde.
Ainsi, au cours de ces assises, les participantes ont montré leur intérêt à se joindre aux autres femmes. Pour le manifester, elles ont décidé de marcher pour exprimer leur adhésion à cette dynamique lancée par les femmes de Saraouie. Ainsi, elles ont marché pour dire non à la pauvreté ambiante, les guerres, la famine, les violences envers les femmes, pour la justice climatique et contre les industries extractivistes.
Les femmes brandissent les messages après la marche
À la suite du RADD, J4E a formé du 12 au 13 juin ces participants sur les stratégies de communication, de lobbying et de plaidoyer performantes en matière de justice climatique. Au cours des travaux, les participants ont été imprégnés sur l’élaboration des plaidoyers et la prise de parole en public en vue de la défense de leurs droits.
photo de famille avec J4E
Au terme de ces deux jours de travaux, qui ont été ponctués par des activités pratiques et des restitutions en ateliers, les apprenants ont reçu des attestations de fin de formation.
une vue de la salle de formationdes apprenants avec leurs attestations
Mme NGOBO, Secrétaire exécutive du RADD et Mme ABILOGO Edith, Secrétaire exécutive de J4E, ont exhorté les participants à mettre en pratique les connaissances acquises et surtout à utiliser le matériel reçu à bon escient pour la promotion des systèmes semenciers paysans et la défense de leurs droits.
exhortation des participants à mettre en pratique les connaissances acquisesexhortation des participants à mettre en pratique les connaissances acquises
Les apprenants, quant à eux, ont exprimé leur profonde gratitude à l’endroit du RADD et de J4E pour ces grands moments de renforcement des capacités et les dotations. Ils ont promis d’en faire bon usage et ont émis le vœu de voir les formateurs sur le terrain dans leurs différentes localités pour un suivi de proximité qui permettra de relever les difficultés rencontrées. C’est dans une ambiance bon enfant que cette série de quatre jours consécutifs de renforcement des capacités des acteurs ruraux, des représentantes des riveraines des agro-industries et autres leaders des associations locales s’est clôturée.
Une nouvelle tragédie secoue les communautés riveraines de la SOCAPALM d’Edéa dans le Département du Nyong-et-Kéllé, Région de Centre Cameroun. Un jeune homme du nom de NKOUM LIBONG Frédéric Aimé a trouvé la mort suite à une interpellation brutale menée par la gendarmerie, avec le soutien des gardiens de la société agro-industrielle SOCAPALM. Le motif ? Un simple vol présumé de noix de palme.
Selon plusieurs témoignages concordants des riverain(e)s, tout commence par une opération de « battue » organisée par les agents de sécurité de SOCAPALM, filiale du groupe Socfin-Bolloré. A la suite d’un vol signalé dans la plantation, Les gardiens identifient un couple de riverains qu’ils soupçonnent et appellent la gendarmerie pour procéder à leur arrestation.
Pendant qu’ils y étaient, un voisin de ce couple, de retour chez lui, s’approche pour comprendre la situation, les gardiens le pointent du doigt comme étant l’un des délinquants de la localité. Ce simple geste d’interpellation lui sera fatal. Les gendarmes, sans se questionner le passent à tabac avant de l’embarquer de force avec le couple suspect.
Une garde à vue qui vire au drame
Le jeune homme est conduit à la brigade de gendarmerie d’Éséka, où il passe la nuit en détention. Selon les habitants, il aurait continué à subir des violences physiques. Au matin, il est mort. Le corps est transporté discrètement à la morgue, sans qu’aucune information ne soit donnée à la famille. Ce n’est qu’après plusieurs heures d’angoisse et de recherche que les proches apprennent la terrible nouvelle.
Colère dans la communauté, mobilisation spontanée
À l’annonce de ce décès, la colère gronde. Des manifestations éclatent, des habitants réclament la vérité et dénoncent une bavure meurtrière. Pour eux, ce jeune homme est une victime innocente, tombée sous les coups de la brutalité d’un système qui criminalise la pauvreté et protège les intérêts des puissants.
« Il n’a rien volé. Il voulait juste comprendre ce qui se passait. Maintenant, on l’a tué. Pour rien », lâche une riveraine, la voix tremblante.
Réaction de la direction de SOCAPALM
Alertée par l’ampleur de la mobilisation, la direction générale de SOCAPALM s’y est rendue en urgence, parti de Douala. Une réunion de crise s’est tenue à Éséka, avec les autorités administratives et traditionnelles. La mère du défunt y a été conviée, dans ce qui semble être une tentative d’apaisement. Mais à ce jour, aucune déclaration officielle n’a été faite sur les conclusions de cette rencontre.
Une affaire de plus dans un climat de violences systématique.
Pour les associations locales de défense des droits humains, cette affaire révèle une fois de plus la brutalité des forces de l’ordre autour des agroindustries, souvent utilisées comme bras armé des multinationales contre les communautés paysannes.
Elle questionne aussi la responsabilité sociale de ces entreprises agro-industrielles, qui bénéficient de vastes concessions sur des terres ancestrales des communautés, les exploitent sans aucune compensation pour ces dernières et, marginalisent ces populations locales.
La SOCAPALM est déjà régulièrement pointée du doigt pour des abus environnementaux et sociaux. Elle se retrouve à nouveau au centre d’une controverse grave.
Un appel urgent à la VERITE et à la JUSTICE
La famille du défunt et toute la communauté exigent une enquête indépendante pour faire la lumière sur cette mort tragique. Ils réclament que les auteurs des violences soient traduits en justice, peu importe leurs fonctions et leurs origines.
Au-delà de la justice pour une famille endeuillée, il s’agit d’un combat pour la dignité, la justice sociale, et la fin de l’impunité dans les campagnes camerounaises. Ce drame ne doit pas être un dossier de plus classé sans suite.
Yaoundé, 6 mai 2025 – Dans un contexte de renforcement de la gouvernance sociale des projets au Cameroun, le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) a marqué sa présence à la cérémonie de présentation du tout nouveau Guide Social de Pilotage des Projets, tenue à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé.
Une collaboration multi-acteurs pour une meilleure inclusion sociale
Sous la présidence de Mme Pauline Irène Nguene, Ministre des Affaires Sociales, la cérémonie a réuni des partenaires techniques et financiers, dont la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Projet de Développement des Chaînes de Valeurs Agricoles (PDCVA). Le RADD, en tant qu’acteur engagé sur le terrain, a activement contribué à l’élaboration du guide et salue cette publication comme une avancée majeure pour la durabilité sociale des projets.
Des outils concrets pour prévenir les risques sociaux
Point d’orgue de la cérémonie : la présentation par Mme Wendjel Caroline, Chef de la Brigade de Contrôle de la Conformité Sociale des Projets. Le document de 110 pages a été sommairement décortiqué par Mme le chef de brigade, qui a rappelé son contexte d’élaboration, montré les fondements du guide et la partie la plus importante, celle réservée à la manifestation et la gestion des risques qui constitue le cœur du guide social de pilotage des projets. Intitulé cadre référentiel du contrôle de CSP ; cette partie a été élaborée sous forme de tableaux, 3 modèles pour l’évaluation sociale préalable, et 3 pour le suivi de la Conformité Sociale des Projets (CSP) favorisant ainsi une prise de décision informée et responsable.
Vers une nouvelle culture de gestion des projets au Cameroun
Mme la Ministre, après avoir donné la parole aux représentants des PTF, a clôturé l’activité. Dans son allocution de clôture, Mme la Ministre a exprimé sa satisfaction face à l’adhésion des parties prenantes et a encouragé la mise en œuvre rigoureuse du guide sur le terrain. La cérémonie s’est achevée sur une photo de famille et un moment de convivialité, symboles d’un engagement collectif pour un développement plus équitable et inclusif.
Les occupations des terres par les projets extractivistes (grandes plantations de monocultures d’arbres, exploitations minières, exploitations forestières, projets de barrage, …) sont les causes de nombreuses injustices sur les communautés rurales en Afrique et dans la majorité des pays du Sud. Pourtant, les populations rurales sont majoritaires, occupant parfois plus de 80 pour cent de la population totale dans ces pays. Abandonnées à elles-mêmes, ces communautés s’organisent avec l’appui des partenaires pour défendre leurs droits littéralement bafoués par les entreprises qui occupent leurs terres avec la complicité des Etats. Les femmes, subissent les lourdes conséquences de ces systèmes capitalistes. Depuis l’année 2016, le RADD avec l’appui d’EPER a mis en place un projet d’accompagnement des femmes pour la défense de leur droit au Cameroun et dans la Région Afrique. Rendu à sa 7ième année, le projet les ‘Femmes Africaines disent NON aux agroindustries’ implique sereinement avec des milliers de femmes autour des agroindustries qui sont structurées en organisation de défense de leurs droits et interviennent officiellement et légalement sur leur territoire de compétence pour dénoncer, mener des plaidoyers vers les décideurs et entretiennent des relations de solidarité et se soutiennent mutuellement entre femmes impactées à travers l’Afrique. Le présent rapport revient sur les avancées de cette dynamique au cours de l’année 2024. Il s’articule autour des actions de renforcement de capacités des riveraines, des actions de plaidoyer vers les décideurs et de dénonciation des abus dont elles sont victimes.
Le RADD et son partenaire EPER sont en conclave avec les 08 associations des riveraines des agro-industries dès ce jour 06 novembre 2024, et ce, jusqu’au 07. L’épicentre des travaux de ce jour aura été l’évaluation des plans d’action de chacune des associations, celui du RADD et surtout la formation sur » Le comportement des leaders activistes face aux risques encourus dans le cadre de la défense de leurs droits; » formation dispensée par Mme Evina Zéh Prudence Aimée d’AFRISO Nkoteng. Globalement, les associations rencontrent les difficultés liées à la mobilisation des riveraines pour la défense de leurs droits, l’insuffisance des moyens financiers ainsi que la lenteur pour la plupart à légaliser leurs organisations. Spécifiquement, elles développent des projets visant à leur autonomisation économique grâce à l’appui financier du RADD, et en perspective, elles entendent élaborer des plaidoyers soit pour l’acquisition des cahiers de charges, soit pour l’obtention de l’espace vital.
En ce qui concerne la formation sur le comportement face aux risques encourus dans la défense de leurs droits, elle a porté sur la définition de l’activisme et de l’activiste, l’identification des menaces, la solidarité entre activistes, les alertes à donner et bien d’autres stratégies visant à assurer leur sécurité et celle de leurs proches.
La Secrétaire Exécutive du RADD a exhorté les riveraines à rester focus sur le principal objectif de leur combat: la restitution de leurs terres et à s’approprier cette lutte, et non à s’attarder sur les petits appuis financiers que leur apporte le RADD, et qui ne sont qu’un viatique pour leur permettre de tenir la route. À l’entame des travaux, on a assisté à une innovation : l’entrée solennelle des différentes délégations en chanson, la présentation des participantes et la formulation de leurs attentes. En sa qualité d’association hôte de l’événement, AFERISE ( SOCAPALM Éséka ) par sa présidente Mme NGO LIBONG Gertrude Epse SOGOL a prononcé le mot de bienvenue aux différentes délégations. Les travaux se clôturent demain par l’énonciation des PRIORITÉS POUR 2025; LE PROPOS DE SILVA, Responsable des thématiques sur l’accaparement des terres à EPER, notre partenaire.
JOUR 2: CLÔTURE DE LA RENCONTRE
L’histoire de ces assises s’est écrite en lettres d’or dans cette ville chargée d’histoires. Cette 2e journée a démarré par le débriefing de la veille. Le constat fait est que chaque riveraine a déjà intégré les enjeux de la lutte à mener contre ces entreprises extractivistes. Silva d’EPER a opportunément présenté la structure hiérarchique de ces entreprises , les sociétés-mères, leurs banques, leurs développeurs de stratégies sur le développement durable et leurs clients, arc-boutés sur les questions d’éthique et attributaires de la certification RSPO,et qui sont toutes basées en Suisse. L’objectif ici est que les riveraines portent à l’attention du RADD tous les abus, maltraitances, et autres injustices occasionnées par l’entreprise afin qu’il les relaie auprès d’EPER pour une action en direction de tous ces intervenants. Ceci pourrait infléchir, voire renverser la courbe en faveur de la cause des riveraines.
Chaque association a décliné au moins trois priorités d’actions pour l’année 2025. Ces priorités sont en lien avec leurs plans d’action et portent sur des plaidoyers et sur des projets d’autonomisation économique. Leur exécution se fera avec l’aide et l’accompagnement du RADD
Dans un balai cadencé à l’hospitalité africaine, les riveraines ont remis des cadeaux avec des messages forts à l’endroit de notre partenaire représenté par Silva, pour exprimer leur espoir pour l’issue de ce combat de David contre Goliath.
Remise des cadeaux à SilvaRemise des cadeaux à Silva