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Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie

DECLARATION HUB 30 – ZILI

Le HUB COP30 RADD CAMEROUN, encore appelé HUB de résistance, crée un espace d’expression pour les femmes rurales dont l’activité principale qui est l’agriculture se trouve fortement déstabilisée par le changement climatique.
L’activité à été impulsée par AWID, une organisation féministe mondiale.
Pendant 3 jours, plus 100 femmes du Cameroun ont analysé les causes, les effets, les impacts des changements climatiques sur leur quotidien. Dans une ambiance studieuse et conviviale, elles ont élaboré des stratégies et des solutions appropriées pour s’adapter au changement climatique qu’elles ont consigné dans une déclaration commune.
Le RADD et la COFECCC remercient AWID, l’ACJM, la Sanaga Camping Beach et tous les partenaires qui ont rendu possible cette belle initiative.

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Défense des droits des femmes

SOCAPALM d’Éséka : mort suspecte d’un riverain suite à une interpellation musclée des forces de l’ordre. Les populations dénoncent une bavure et réclament justice

Éséka, Cameroun, 26 juillet Juillet 2025

Une nouvelle tragédie secoue les communautés riveraines de la SOCAPALM d’Edéa dans le Département du Nyong-et-Kéllé, Région de Centre Cameroun. Un jeune homme du nom de NKOUM LIBONG Frédéric Aimé a trouvé la mort suite à une interpellation brutale menée par la gendarmerie, avec le soutien des gardiens de la société agro-industrielle SOCAPALM. Le motif ? Un simple vol présumé de noix de palme.

Selon plusieurs témoignages concordants des riverain(e)s, tout commence par une opération de « battue » organisée par les agents de sécurité de SOCAPALM, filiale du groupe Socfin-Bolloré. A la suite d’un vol signalé dans la plantation, Les gardiens identifient un couple de riverains qu’ils soupçonnent et appellent la gendarmerie pour procéder à leur arrestation.

Pendant qu’ils y étaient, un voisin de ce couple, de retour chez lui, s’approche pour comprendre la situation, les gardiens le pointent du doigt comme étant l’un des délinquants de la localité. Ce simple geste d’interpellation lui sera fatal. Les gendarmes, sans se questionner le passent à tabac avant de l’embarquer de force avec le couple suspect.

Une garde à vue qui vire au drame

Le jeune homme est conduit à la brigade de gendarmerie d’Éséka, où il passe la nuit en détention. Selon les habitants, il aurait continué à subir des violences physiques. Au matin, il est mort. Le corps est transporté discrètement à la morgue, sans qu’aucune information ne soit donnée à la famille. Ce n’est qu’après plusieurs heures d’angoisse et de recherche que les proches apprennent la terrible nouvelle.

Colère dans la communauté, mobilisation spontanée

À l’annonce de ce décès, la colère gronde. Des manifestations éclatent, des habitants réclament la vérité et dénoncent une bavure meurtrière. Pour eux, ce jeune homme est une victime innocente, tombée sous les coups de la brutalité d’un système qui criminalise la pauvreté et protège les intérêts des puissants.

« Il n’a rien volé. Il voulait juste comprendre ce qui se passait. Maintenant, on l’a tué. Pour rien », lâche une riveraine, la voix tremblante.

Réaction de la direction de SOCAPALM

Alertée par l’ampleur de la mobilisation, la direction générale de SOCAPALM s’y est rendue en urgence, parti de Douala. Une réunion de crise s’est tenue à Éséka, avec les autorités administratives et traditionnelles. La mère du défunt y a été conviée, dans ce qui semble être une tentative d’apaisement. Mais à ce jour, aucune déclaration officielle n’a été faite sur les conclusions de cette rencontre.

Une affaire de plus dans un climat de violences systématique.

Pour les associations locales de défense des droits humains, cette affaire révèle une fois de plus la brutalité des forces de l’ordre autour des agroindustries, souvent utilisées comme bras armé des multinationales contre les communautés paysannes.

Elle questionne aussi la responsabilité sociale de ces entreprises agro-industrielles, qui bénéficient de vastes concessions sur des terres ancestrales des communautés, les exploitent sans aucune compensation pour ces dernières et, marginalisent ces populations locales.

La SOCAPALM est déjà régulièrement pointée du doigt pour des abus environnementaux et sociaux. Elle se retrouve à nouveau au centre d’une controverse grave.

Un appel urgent à la VERITE et à la JUSTICE

La famille du défunt et toute la communauté exigent une enquête indépendante pour faire la lumière sur cette mort tragique. Ils réclament que les auteurs des violences soient traduits en justice, peu importe leurs fonctions et leurs origines.

Au-delà de la justice pour une famille endeuillée, il s’agit d’un combat pour la dignité, la justice sociale, et la fin de l’impunité dans les campagnes camerounaises. Ce drame ne doit pas être un dossier de plus classé sans suite.

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Défense des droits des femmes

La marche mondiale des femmes

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Défense des droits des femmes

LES FEMMES AFRICAINES DISENT NON AUX ACCAPAREMENTS DES TERRES

Les occupations des terres par les projets extractivistes (grandes plantations de monocultures d’arbres, exploitations minières, exploitations forestières, projets de barrage, …) sont les causes de nombreuses injustices sur les communautés rurales en Afrique et dans la majorité des pays du Sud. Pourtant, les populations rurales sont majoritaires, occupant parfois plus de 80 pour cent de la population totale dans ces pays. Abandonnées à elles-mêmes, ces communautés s’organisent avec l’appui des partenaires pour défendre leurs droits littéralement bafoués par les entreprises qui occupent leurs terres avec la complicité des Etats. Les femmes, subissent les lourdes conséquences de ces systèmes capitalistes. Depuis l’année 2016, le RADD avec l’appui d’EPER a mis en place un projet d’accompagnement des femmes pour la défense de leur droit au Cameroun et dans la Région Afrique. Rendu à sa 7ième année, le projet les ‘Femmes Africaines disent NON aux agroindustries’ implique sereinement avec des milliers de femmes autour des agroindustries qui sont structurées en organisation de défense de leurs droits et interviennent officiellement et légalement sur leur territoire de compétence pour dénoncer, mener des plaidoyers vers les décideurs et entretiennent des relations de solidarité et se soutiennent mutuellement entre femmes impactées à travers l’Afrique. Le présent rapport revient sur les avancées de cette dynamique au cours de l’année 2024.  Il s’articule autour des actions de renforcement de capacités des riveraines, des actions de plaidoyer vers les décideurs et de dénonciation des abus dont elles sont victimes.

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Solidarité et Résilience : 8 associations de Femmes Riveraines des Agro-industries se Rassemblent à Eseka

Le RADD et son partenaire EPER sont en conclave avec les 08 associations des riveraines des agro-industries dès ce jour 06 novembre 2024, et ce, jusqu’au 07. L’épicentre des travaux de ce jour aura été l’évaluation des plans d’action de chacune des associations, celui du RADD et surtout la formation sur  » Le comportement des leaders activistes face aux risques encourus dans le cadre de la défense de leurs droits; » formation dispensée par Mme Evina Zéh Prudence Aimée d’AFRISO Nkoteng. Globalement, les associations rencontrent les difficultés liées à la mobilisation des riveraines pour la défense de leurs droits, l’insuffisance des moyens financiers ainsi que la lenteur pour la plupart à légaliser leurs organisations. Spécifiquement, elles développent des projets visant à leur autonomisation économique grâce à l’appui financier du RADD, et en perspective, elles entendent élaborer des plaidoyers soit pour l’acquisition des cahiers de charges, soit pour l’obtention de l’espace vital.

En ce qui concerne la formation sur le comportement face aux risques encourus dans la défense de leurs droits, elle a porté sur la définition de l’activisme et de l’activiste, l’identification des menaces, la solidarité entre activistes, les alertes à donner et bien d’autres stratégies visant à assurer leur sécurité et celle de leurs proches.

La Secrétaire Exécutive du RADD a exhorté les riveraines à rester focus sur le principal objectif de leur combat: la restitution de leurs terres et à s’approprier cette lutte, et non à s’attarder sur les petits appuis financiers que leur apporte le RADD, et qui ne sont qu’un viatique pour leur permettre de tenir la route. À l’entame des travaux, on a assisté à une innovation : l’entrée solennelle des différentes délégations en chanson, la présentation des participantes et la formulation de leurs attentes. En sa qualité d’association hôte de l’événement, AFERISE ( SOCAPALM Éséka ) par sa présidente Mme NGO LIBONG Gertrude Epse SOGOL a prononcé le mot de bienvenue aux différentes délégations. Les travaux se clôturent demain par l’énonciation des PRIORITÉS POUR 2025; LE PROPOS DE SILVA, Responsable des thématiques sur l’accaparement des terres à EPER, notre partenaire.

L’histoire de ces assises s’est écrite en lettres d’or dans cette ville chargée d’histoires. Cette 2e journée a démarré par le débriefing de la veille. Le constat fait est que chaque riveraine a déjà intégré les enjeux de la lutte à mener contre ces entreprises extractivistes. Silva d’EPER a opportunément présenté la structure hiérarchique de ces entreprises , les sociétés-mères, leurs banques, leurs développeurs de stratégies sur le développement durable et leurs clients, arc-boutés sur les questions d’éthique et attributaires de la certification RSPO,et qui sont toutes basées en Suisse. L’objectif ici est que les riveraines portent à l’attention du RADD tous les abus, maltraitances, et autres injustices occasionnées par l’entreprise afin qu’il les relaie auprès d’EPER pour une action en direction de tous ces intervenants. Ceci pourrait infléchir, voire renverser la courbe en faveur de la cause des riveraines.

Chaque association a décliné au moins trois priorités d’actions pour l’année 2025. Ces priorités sont en lien avec leurs plans d’action et portent sur des plaidoyers et sur des projets d’autonomisation économique. Leur exécution se fera avec l’aide et l’accompagnement du RADD

Dans un balai cadencé à l’hospitalité africaine, les riveraines ont remis des cadeaux avec des messages forts à l’endroit de notre partenaire représenté par Silva, pour exprimer leur espoir pour l’issue de ce combat de David contre Goliath.

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CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LES MONOCULTURE D’ARBRES

Elle devient une tradition chez les organisations membres de l’Alliance Informelle contre les grandes plantations de monoculture de palmiers à huile en Afrique Centrale et de l’Ouest. Ces organisations la célèbrent tous les 21 septembre de chaque année. Cette année, il a été possible d’organiser une vidéo conférence qui a vu la participation d’une centaine de personnes au Cameroun qui se sont imprégnées des expériences des autres pays dans la lutte pour la restauration de leurs droits fonciers après l’accaparement des terres par les agro-industries. Les participants à ces rencontres étaient des riverains tous genres confondus.

C’était aussi une occasion pour les membres de l’Alliance de faire connaitre leurs missions et de sensibiliser un grand nombre de riverains sur leurs droits autour des agro-industries. Les problèmes que connaissent les riverains sont les mêmes d’un pays à un autre et les stratégies d’approche pour les résoudre doivent être communautarisées au sein des organisations membres de l’alliance informelle. Les festivités de cette année ont eu lieu à Mbandjock autour d’une agro-industrie de canne à sucre.

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FORMATION SUR LE DROIT DE DIRE NON ACTE 2

Au cours de la deuxième séquence de cette formation sur le Droit de Dire Non, le lieu de la formation a changé. La première formation s’étant tenue en milieu urbain, la seconde a choisi une plantation agro-industrielle notamment la SOSUCAM de Nkoteng. Plus de 70 femmes ont participé activement à cette rencontre. L’activité a permis que plusieurs femmes se forment et soient motivées dans la défense de leurs droits bafoués par les agro-industries.

Une descente sur le terrain a clairement montré les injustices subies par les riveraines au quotidien. Les visiteurs ont été face à une communauté qui a donné gracieusement ses terres pour l’implantation de l’entreprise. Malheureusement, celle-ci en sort plus appauvrie car ses cours d’eau sont littéralement pollués du fait des déchets déversés par l’entreprises et ce, sans aucune compensation de la part de l’agro-industrie qui doit pourtant leur offrir des forages permettant à la communauté d’avoir accès à de l’eau potable. Les femmes formées se sont engagées à restituer ladite formation à celles restées dans leurs villages. L’activité s’est développée avec le partenariat de GDA qui est une ONG partenaire de Womin.

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Le RADD continue le combat au côté des femmes riveraines des agro-industries extractivistes au Cameroun

Face à la volonté des entreprises multinationales du secteur de l’agroalimentaire de se développer afin de capter de nouveaux marchés, les acquisitions à grande échelle, notamment d’eau et de terres, se sont multipliées entrainant une pression croissante sur ces ressources se traduisant notamment par de graves conséquences en matière d’environnement, de droits humains et de souveraineté alimentaire. Ces grands projets dans les villages s’accaparent, la plupart du temps, des ressources indispensables (terres, forêts, eaux, air…) utilisées par les femmes et des jeunes filles pour développer leurs moyens de vie et être autonomes, à l’abri des violences de tous genres et particulièrement des violences économiques.

Le RADD continue depuis 10 mois, et pour le compte de l’année 2023, dans une dynamique de renforcement de capacités des femmes riveraines des agro-industries qui se battent pour leur suivie contre ce mastodonte économique qui s’accapare de toutes leurs ressources, polluent tout leur environnement. En effet, les riveraines bénéficient au quotidien des formations qui leurs donnent des moyens intellectuels et pratiques pour la défense de leurs droits. La plus récente est la formation sur le leadership féminin l’estime de soi et l’art de prendre la parole en public.

Cette formation avait pour objectif de les capaciter à pouvoir mener ou manager des personnes ou des organisations, d’avoir confiance en elle et en leur savoir faire et enfin à prendre la parole en public afin de dénoncer sans peur, sans stress. Une formation très appréciée par les milliers de riveraines vivants autour des 8 sites occupés par la SOCAPALM (4), SUDCAM/CEA, HEVECAM et SOSUCAM (2).

Les sessions à venir leurs outilleront davantage sur la prévention et la gestion des conflits.

Aujourd’hui à l’issue de ces formations, elles prennent leur destin en main avec autorité. Car elles sont en capacité d’être des femmes leaders, se mettre en valeur en cultivant l’estime de soi et de parler en public sans avoir peur et avec beaucoup d’aisance dans le but de défendre efficacement leur droit bafoué autour de ces industries extractivistes.