Dans un contexte de crise climatique mondiale, le crédit carbone est présenté comme une solution pour compenser les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, derrière ce mécanisme se cachent de profondes controverses. À travers une formation interactive organisée par le RADD et ses partenaires, jeunes, paysans, femmes et acteurs de la société civile ont analysé les promesses et les impacts réels du marché carbone. Entre espoirs de financement et risques d’accaparement des terres, espionnage des ressources et injustices climatiques, les discussions ont révélé des positions contrastées sur ce dispositif devenu central dans les politiques environnementales mondiales.
À Bikoué, la Journée Internationale de la Femme Rurale 2025 a été bien plus qu’une célébration : un espace de voix, de luttes et de solutions portées par celles qui nourrissent les communautés au quotidien. Face aux effets grandissants du changement climatique et aux difficultés d’accès aux ressources productives, les femmes rurales ont partagé leurs réalités, mais aussi leurs réponses, ancrées dans l’agroécologie et les semences paysannes. À travers son accompagnement, le RADD a contribué à renforcer cette dynamique collective où savoirs locaux, solidarité et engagement dessinent les contours d’une agriculture plus résiliente.
Le HUB COP30 RADD CAMEROUN, encore appelé HUB de résistance, crée un espace d’expression pour les femmes rurales dont l’activité principale qui est l’agriculture se trouve fortement déstabilisée par le changement climatique. L’activité à été impulsée par AWID, une organisation féministe mondiale. Pendant 3 jours, plus 100 femmes du Cameroun ont analysé les causes, les effets, les impacts des changements climatiques sur leur quotidien. Dans une ambiance studieuse et conviviale, elles ont élaboré des stratégies et des solutions appropriées pour s’adapter au changement climatique qu’elles ont consigné dans une déclaration commune. Le RADD et la COFECCC remercient AWID, l’ACJM, la Sanaga Camping Beach et tous les partenaires qui ont rendu possible cette belle initiative.
Le Hub Cop30 ou Hup de résistance par l'action. En Novembre 2024, La COFECCC a defini sa feuille de route au travers des notes conceptuelles élaborées à Mbalmayo. Pendant le Hubcop30, un accent sera mis sur la recherche des voies et moyens pour la mise en oeuvre de ce projet de société des femmes camerounaises face à la crise climatique. Des professionnels de la recherche du financement sont deja mobilisés pour nous accompagner. Comment partir d'une idée de projet à son implémentation. Ce sera une articulation centrale qui doit conduire à des pistes réelles, opérationnelles pour trouver des moyens de la réalisation les projets issus de notre recceuil de 50 notes conceptuelles. C'est la réponse des femmes du Cameroun aux changements climatiques, nos solutions que nous devons faire connaître aux decideurs, partenaires techniques et financiers. Proposer ses propres solutions qui sont des solutions feministes est aussi une façon de resister aux solutions qui nous sont imposéses par des corporations, les multinationales soutenues par les pays du Nord pollueurs et à plus de 90% responsables de la crise climatique. Une autre articulation sera de rejoindre nos représentants à Belem, à la Cop30 pour qu'ils nous donnent le compte rendu du déroulement de la COP. Nous comprendrons beaucoup mieux ce qu'est la COP et comment elles nous impactent au quotidien. La troisième articulation nous permettra d'aller dans les années 60 pour comprendre les valeurs originelles de la forêt et de l'eau dans notre vie d'aujourd' hui. Ce sera pendant la journée du 19 novembre que nous appellerons la journée des années 60. L'articulation sur le bien être est particulière. Nous allons devoir profiter de l'espace, forêt, eau, du fait de la preésence de la Sanaga, le sport, le camping, les seigneurs de la forêt, les pygmées qui seront gracieusement à notre disposition pour nous permetre de se refaire des forces, des énergies, se détendre, faire un silence, une véritable reconnection à la terre, à l'eau. Voilà en bref, l'aperçu du bouquet que nous offre le HUBCOP30 à la SANAGA CAMPING BEACH. *RENDEZ-VOUS DU 18 AU 19 NOVEMBRE 2025 A NKOTENG.
Association de droit camerounais, Le RADD œuvre pour le développement inclusif et durable. Le RADD a choisi l’agroécologie comme un système de production par excellence ainsi pour renforcer ses capacités deux délégués du RADD ont participé au projet du YALITIA 7 en Côte d’Ivoire (Daloa).
Ce rapport présente les activités réalisées dans le cadre du projet YALITIA 7, axées sur la promotion de l’agroécologie paysanne comme levier stratégique pour la souveraineté alimentaire. Les activités ont débuté le 25 juillet 2025 et se concentrent sur la mise en œuvre de techniques de production d’intrants naturels pour améliorer la fertilité des sols ainsi que la protection des cultures et la transformation agro-alimentaire.
A. FABRICATION DES BIO-INTRANTS
I. Production de Compost Aérobie
• Objectif : Produire un amendement organique de qualité pour améliorer la fertilité des sols.
• Procédure :
1. Préparation de la planche : Définir une planche de compostage de 1,20 m de large, 4 m de long et 20 cm de profondeur. Installer des piquets aux quatre coins.
2. Superposition des matières organiques :
* Verser 3 brouettes de fumier de porc jusqu’à atteindre une hauteur de 20 cm.
* Ajouter des plumes de poulet, 6 poignées de cendre de bois, de la poudre d’os carbonisée, des feuilles de neem (Azadirachta indica), et de la paille.
* Arroser le mélange avec 3 arrosoirs d’eau pour bien humidifier.
* Répéter le procédé trois fois pour atteindre une hauteur de 1 m à 1,20 m.
3. Retournement : Tourner le mélange tous les 15 jours pendant une période de deux mois, soit un total de quatre retournements.
• Principes : Le compostage aérobie repose sur la décomposition naturelle de la matière organique en présence d’oxygène.
• Action : Le compost aérobie fertilise d’abord le sol avant de nourrir directement la plante.
• Conservation : Après fabrication, le compost peut être conservé dans un sac à double sécurité, bien fermé et placé sur un support à l’ombre.
II. Préparation du Bokashi (Engrais Organique Fermenté)
L’Objectif est de produire un engrais organique à action rapide pour stimuler la croissance des plantes.
• Ingrédients :
• 1 kg de levure dolofière (ou de boulanger)
• 2 kg de cendre de bois
• 1 kg de sucre roux (ou 1 litre de mélasse)
• 6 brouettes d’argile termitière
• 6 brouettes de bouse de vache
• 6 brouettes de son de riz
• 2 kg de poudre de charbon de bois
• 30 litres d’eau sans chlore
• Procédure :
1. Activation de la levure : Dissoudre le sucre (ou la mélasse) et la levure dans 30 litres d’eau.
2. Préparation du sol : Arroser le sol.
3. Superposition des matières :
* Étaler 2 brouettes de bouse de vache.
* Ajouter 2 brouettes d’argile termitière.
* Ajouter 2 brouettes de son de riz.
* Recouvrir d’une couche de poudre de charbon de bois et de cendre de bois.
4. Arrosage : Arroser avec la solution de levure et de mélasse.
5. Fermentation : Tourner le bokashi chaque matin et soir pendant 4 jours.
• Application : Le bokashi est prêt à être utilisé après 4 jours.
• Appliquer 250 g de bokashi par poquet.
• Le bokashi a un effet immédiat sur les plantes.
• Il perd de son efficacité après 45 jours d’exposition au soleil.
III. Préparation de l’Apichi (Insecticide Naturel)
• Objectif : Produire un insecticide naturel pour protéger les cultures contre les insectes nuisibles.
• Ingrédients :
• 1 kg de piment séché
• 1 kg d’ail
• 1 kg de gingembre
• 1 litre d’alcool à 90° (pharmacie ou alcool local)
• 40 litres d’eau sans chlore
• Procédure :
1. Préparation des ingrédients : Écraser chaque ingrédient séparément dans un mortier.
2. Macération : Verser les ingrédients écrasés dans un récipient contenant 1 litre d’alcool et 12 litres d’eau. Laisser fermentées pendant 4 jours.
3. Dilution : 27 litres d’eau supplémentaires.
• Application :
• Le produit est prêt à être utilisé 11 jours après l’ajout des 27 litres d’eau.
• Usage préventif : Mélanger 1/4 de litre de produit avec 15 litres d’eau et appliquer pour désinfecter les plants sensibles aux attaques d’insectes.
• Usage curatif : Mélanger 1/2 litre de produit avec 15 litres d’eau et utiliser pour traiter les plants déjà attaqués.
IV. Préparation de l’EM (Micro-organismes Efficaces)
• Objectif : Produire un inoculant microbien pour améliorer la santé des sols et des plantes.
• Ingrédients :
• 1 kg de bouse de vache fraîche
• 1 litre d’urine de lapin
• 1 kg de soja (ou haricots)
• 1 kg de source de protéines (non spécifiée)
• 1 kg de feuilles de neem (Azadirachta indica)
• 10 litres d’eau sans chlore
• Procédure :
1. Mélange : Mettre la bouse de vache dans un récipient, verser 3 litres d’eau pour rendre le mélange liquide.
2. Ajout des ingrédients : Ajouter le soja concassé, l’urine de lapin, et le son de riz. Bien mélanger.
3. Fermentation : Tourner le mélange matin et soir pendant 5 minutes jusqu’au 10ème jour.
• Conservation : Conserver à l’ombre, à l’abri du soleil et de la pluie, posé sur un support.
• Application :
• Le produit est prêt dès le 11ème jour.
• Foliaire : 1 litre de produit pour 100 litres d’eau (pour les feuilles).
• Semences : 1 litre de produit pour une tasse à café de semences, puis sécher à l’ombre sur un carton (ne pas mélanger au sol).
• Racines : 1/2 litre de produit dans 16 litres d’eau pour la protection des racines.
• Durée de vie : 6 mois.
V. Préparation de Répulsifs à Base de Plantes
• Objectif : Produire des répulsifs naturels pour protéger les cultures contre les insectes.
1. Répulsif à Base de Tithonia (Tithonia diversifolia)
• Procédure : Remplir un récipient au 1/4 de tithonia, ajouter de l’eau jusqu’à son plein. Mettre une moustiquaire au-dessus, fermer légèrement et laisser le substrat macérer pendant 24 heures.
2. Répulsifs à Base de Feuilles de Neem (Azadirachta indica), Hyptis suaveolens, et Basilic Sauvage
• Procédure : La méthode de préparation n’est pas spécifiée. Il est supposé qu’il s’agit d’une macération similaire à celle du tithonia.
B. Transformation Agroalimentaire : Valorisation des Produits Locaux
En plus des activités axées sur la production agricole durable, YALITIA 7 a également mis l’accent sur la transformation agroalimentaire, un levier essentiel pour valoriser les produits locaux, créer de la valeur ajoutée et assurer la sécurité alimentaire. Les participants ont été initiés à des techniques de transformation simples et accessibles, permettant de conserver et de valoriser les produits frais.
1. Transformation de l’Ananas en Confiture
• Objectif : Transformer l’ananas frais en confiture pour prolonger sa durée de conservation et créer un produit à valeur ajoutée.
• Procédure :
1. Sélection et préparation des ananas : Trier les ananas, les laver soigneusement, les nettoyer et les découper en petits morceaux.
2. Cuisson : Mettre les morceaux d’ananas dans une cocotte, ajouter 600g de sucre pour 1kg d’ananas , et cuire à feu doux en remuant régulièrement pendant 45 minutes à 1 heure, jusqu’à obtention de la consistance désirée.
3. Pasteurisation des bocaux : Pasteuriser les bocaux qui serviront à conserver la confiture ( ici le procédé consiste à mettre les bocaux dans une marmite remplir d’eau et faire bouillir pendant une heure de temps .).
4. Mise en bocaux : Remplir les bocaux pasteurisés avec la confiture chaude.
5. L’appertisation : Replacer les bocaux remplis de confiture dans une marmite remplie d’eau et porter à ébullition pendant 45 minutes à 1 heure. Cette étape permet d’éliminer les micro-organismes et d’assurer la conservation de la confiture.
• Conservation : La confiture ainsi préparée et pasteurisée peut être conservée pendant environ un an dans un endroit frais et sec.
2. Conservation du Piment au Vinaigre
• Objectif : Conserver le piment frais au vinaigre pour en prolonger la durée de conservation et ajouter une saveur aigre-douce.
• Procédure :
1. Sélection et préparation des piments : Trier les piments, les laver soigneusement (trois fois).
2. Trempage : Préparer une solution d’eau salée et y plonger les piments pendant 5 minutes.
3. Pasteurisation des bocaux : Pasteurisés les bocaux qui serviront à conserver les piments (mettre de l’eau dans une marmite en suite introduire les bocaux les bocaux laisser en ébullition pendant 1h heure de temps ).
4. Mise en bocaux : Remplir les bocaux pasteurisées avec les piments.
5. Couverture : Recouvrir les piments de vinaigre blanc.
6. Fermeture : Fermer hermétiquement les bocaux immédiatement.
7. Appertisation : Appertiser les bocaux comme décrit précédemment (45 minutes à 1 heure d’ébullition).
• Conservation : Les piments ainsi préparés et appertisés peuvent être conservés pendant une longue période dans un endroit frais et sec.
3. Conservation des Aubergines a de l’eau
• Objectif : Conserver les aubergines fraîches à de l’eau pour en prolonger la durée de conservation et ajouter une saveur douce.
• Procédure :
1. Sélection et préparation des aubergines : Trier les aubergines, les laver soigneusement et les découper en quatre.
2. Trempage : Préparer une solution d’eau salée et y plonger les aubergines découpées pendant 5 minutes.
3. Pertisation des bocaux :pasteurisés les bocaux qui serviront à conserver les aubergines (le même procédé explique plus haut).
4. Mise en bocaux : Remplir les bocaux pasteurisés avec les aubergines.
5. Couverture : Recouvrir les aubergines d’eau (et non de vinaigre, à confirmer).
6. Fermeture : Fermer hermétiquement les bocaux immédiatement.
7. Pertisation: Pasteuriser les bocaux comme décrit précédemment (45 minutes à 1 heure d’ébullition).
• Conservation : Les aubergines ainsi préparées et a pertisés peuvent être conservées pendant une longue période dans un endroit frais et sec.
Observations
• Importance de l’hygiène : pour que tout cela soit possible il faut que la transformation se fasse dans un espace saint bien propre avec les sabots,une blouse bien propre ,Les gants, les cache nez , l’échalote tout au long du processus de transformation pour éviter la contamination des aliments.
Conclusion :
Les activités menées dans le cadre du projet YALITIA 7 ont permis de mettre en œuvre des techniques de production d’intrants naturels pour améliorer la fertilité des sols et protéger les cultures. Ces techniques, basées sur les principes de l’agroécologie paysanne, contribuent à renforcer l’autonomie des producteurs, à réduire leur dépendance aux intrants chimiques et à promouvoir une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.
Recommandations
• Formation : Organiser des sessions de formation pour partager les connaissances et les savoir-faire avec d’autres producteurs.
• Recherche : Mener des recherches pour optimiser les techniques de production d’intrants naturels et les adapter aux conditions locales.
• Documentation : Documenter les résultats des activités et partager les informations avec d’autres acteurs du développement.
Lieu :Mgbwakomba, arrondissement de Nanga-Eboko, Haute-Sanaga
L’atelier de formation sur les intrants biologiques ainsi que la sélection et la conservation des semences paysannes s’est tenu le 27 juin dernier dans la localité de Mgbwakomba, dans l’arrondissement de Nanga-Eboko, Département de la Haute-Sanaga.
Cette activité, qui entre dans le cadre du renforcement des capacités des cases de semences paysannes, a été initiée par le RADD (Réseau des Acteurs du Développement Durable) dans le but de promouvoir les systèmes semenciers paysans, l’agroécologie et les systèmes alimentaires durables. Elle a rassemblé une quarantaine de participants venus de plusieurs villages du Groupement de Biboa.
Il est important de souligner que le Groupement de Biboa est une zone essentiellement agricole où l’on cultive principalement des cultures vivrières pour la consommation familiale, et surtout du maïs pour les besoins économiques.
Malheureusement, la culture du maïs y est confrontée à un sérieux problème : l’utilisation massive de pesticides et d’autres intrants chimiques de synthèse, censés booster la production. Ces produits ont des conséquences néfastes sur l’environnement, la santé des agriculteurs et des consommateurs, et entraînent une érosion progressive des systèmes semenciers paysans. Pour apporter une solution durable à cette situation devenue alarmante, cet atelier sur la production des bio-intrants a été initié.
Objectifs de la Formation :
Restituer la formation reçue par les leaders ruraux sur la gestion des Cases de Semences Paysannes (CSP), la sélection et la conservation des semences.
Renforcer les capacités des petits producteurs sur les techniques de production et d’utilisation des intrants biologiques ;
Sensibiliser et informer les participants sur les dangers liés aux produits chimiques de synthèse.
Mettre en place un comité de gestion de la Case de Semences.
Déroulement de l’Atelier
Animation par les membres de la CSP
a) Phase protocolaire
La journée a débuté par le protocole usuel : arrivée et enregistrement des participants, prière, suivis des discours de bienvenue et de la présentation des participants. Le représentant du chef du village de Mgbwakomba a souhaité la bienvenue à l’équipe du RADD, la remerciant d’avoir bravé les difficultés du voyage pour venir éclairer ses populations. Il a également remercié les participants pour leur présence.
À la suite du chef de village, Mme AKONO Suzanne, cheffe de la délégation du RADD et coordinatrice des Cases de Semences Paysannes, a présenté l’association, ses objectifs et ses quatre axes d’action : l’accompagnement des communautés riveraines des agro-industries, le programme d’autonomisation économique de la femme, la justice climatique et, notamment, le Programme de Promotion des Systèmes Semenciers Paysans (PPSSP), qui était le sujet de cette rencontre.
Les participants, en se présentant, ont exprimé leurs attentes pour cette activité, notamment le désir d’apprendre à fabriquer des herbicides naturels.
Après cette phase protocolaire, l’activité a pu commencer. Elle était divisée en deux parties.
b) Phase théorique
Cette partie a consisté en la restitution de la formation des leaders ruraux sur la gestion des Cases de Semences Paysannes, la sélection et la conservation des semences paysannes. Il a été rappelé que la formation d’Essé, en novembre 2024, avait rassemblé de nombreux participants et formateurs, certains venus du Bénin. Durant une semaine, les apprenants ont été formés sur plusieurs thématiques : la gestion des cases communautaires de semences paysannes, les lois régissant l’activité semencière, la sélection et la conservation des semences paysannes, et les Systèmes Participatifs de Garantie (SPG).
La phase théorique a également abordé la présentation des engrais biologiques, soulignant leurs avantages sur l’environnement, la santé et l’économie, par opposition aux intrants chimiques de synthèse. Des séances de questions-réponses et une pause musicale ont animé cette première partie de la journée.
Explications théoriques du dispositif de fabrication d’intrants biologiques
c) Phase pratique
De retour de la pause, l’atelier pratique a débuté, axé sur la fabrication du purin de 21 jours et du bio-régulateur à large spectre.
Quelques plantes utilisées
Les participants ont appris à utiliser des matières premières telles que :
Matériel : un fût, une fiole, de la colle Tangit, des ciseaux, de l’eau.
Ingrédients : 1 kg d’ail, 1 L de mélasse, divers yaourts, de l’urine de lapin, un mortier, un pilon, des machettes, des couteaux, une bassine, une bâche, 60 L d’eau, 0,5 kg de feuilles de Vernonia , 0,5 kg de feuilles de Tithonia, 0,5 kg de fougère, 0,5 kg de citronnelle, 0,5 kg d’aloès vera, 0,5 kg de feuilles de papayer, 0,5 kg de feuilles de dartrier, 0,5 kg de feuilles d’ortie et des feuilles de tabac sèches.
Phase pratique
Formation du Comité de Gestion de la Case
Les participants ont ensuite été invités à former un comité de gestion de la Case. Après discussion, le consensus a été de mettre en place un bureau composé des membres suivants :
* Une présidente
* Un secrétaire général
* Une trésorière
* Une animatrice
* Une chargée de communication
* Un superviseur
* Deux conseillers, dont le chef du village de Mgbwakomba et le chef de Nyaminkang.
Comité de gestion de la CSP
Conclusion de l’Atelier
Mme AKONO Suzanne, chargée du suivi des CSP au sein du RADD, a invité la nouvelle équipe à se mettre au travail pour dynamiser la Case et a exhorté les participants à mettre en pratique les enseignements reçus. Le chef de Mgbwakomba a remercié le RADD d’avoir choisi son village pour accueillir cette activité et a émis le souhait de mobiliser les ressources nécessaires pour continuer à renforcer les capacités de ses populations.
La journée s’est terminée par une série de photos de famille et un repas communautaire. L’équipe du RADD a regagné Yaoundé le lendemain matin après une soirée conviviale.
Le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) est une association de droit camerounais, engagée depuis plus de 10 ans pour un développement inclusif, juste et durable. Le RADD éveille au quotidien les consciences collectives et communautaires au Cameroun, en Afrique Centrale sur les questions de souverainetés foncières, semencières, alimentaires qui sont le fondement de la souveraineté politique.
Le RADD, c’est la Foire des Semences Paysannes de l’Afrique Centrale (FOSPAC) qui regroupe tous les ans, depuis 5 ans plus de 500 acteurs ruraux autour des enjeux en lien avec l’accès libre de tout producteur à la semence.
Le RADD, c’est la COnvergence des FEmmes Camerounaises sur le Changement Climatique (COFECCC) qui rassemble depuis 2 ans plus de 400 femmes engagées dans la recherche de solutions adéquates au changement climatique.
Le RADD, c’est le Forum sur l’Autonomisation Economique de la Femme (FAEF) qui, tous les ans, forme plus de 400 femmes et jeunes aux métiers porteurs pour la création des revenus et des emplois.
Le RADD, c’est la Défense de Droits des Femmes Riveraines des Agro-industries (DDFRIA) qui, au côté de ces femmes, lutte tous les jours pour la restauration et le respect des droits vitaux des femmes dont les ressources sont accaparées par les entreprises sans aucune compensation.
Nos interventions impactent donc :
Plus de 20.000 femmes et jeunes filles accompagnées à l’autonomisation économique et financière ;
Environ 5.000 paysan(ne)s accompagnés pour renforcer la souveraineté semencière ;
Des milliers de femmes rurales et des communautés, riveraines des agro-industries soutenues pour faciliter l’accès à leurs terres ancestrales ;
En notre qualité de membre actif de la société civile, qui accompagne toutes les couches sociales et œuvre sans relâche pour la justice et le développement durable, nous nous sentons plus que concernés par l’échéance politique majeure que représente l’élection présidentielle du 12 Octobre 2025. C’est à ce titre que nous sommes mus par le devoir, en amont de la campagne électorale, d’aiguiller les candidats à l’élection présidentielle, sur ce qui nous semble essentiel pour garantir le bien-être durable de toutes les couches sociales de la population camerounaise. Nos recommandations, formulées sur quatre (4) piliers, méritent une attention singulière :
La souveraineté alimentaire pour les camerounais ;
Le respect des droits humains autour des agro-industries ;
La justice climatique ;
L’autonomisation économique des femmes et des jeunes ;
I.PROMOUVOIR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE
La souveraineté alimentaire est le DROIT pour tout camerounais, sans distinction aucune, d’accéder à de la nourriture saine, suffisante en quantité, en qualité et de fonder son alimentation sur les valeurs culturelles, cultuelles ancrée dans son environnement et sa tradition pour garantir un accès constant et durable. Pour ce faire, nous demandons :
La reconnaissance juridique des systèmes semenciers paysannes pour garantir les droits des paysans sur leurs semences ;
Le développement des programmes spécifiques pour la promotion des systèmes semenciers paysans en reconnaissant la semence paysanne comme composante essentielle du patrimoine génétique camerounais ;
La restauration du suivi de proximité des paysans orienté dans le système de production agroécologique pour assurer une agriculture résiliente et durable ;
L’accès durable à la terre aux femmes et aux jeunes pour des besoins de production agropastorale ;
L’octroi des facilités pour la production des intrants biologiques et la réduction des importations des intrants chimiques de synthèse ;
Le développement des politiques qui encouragent les populations camerounaises à consommer essentiellement les produits sains issus de l’agroécologie paysanne. La santé des populations en dépend ;
Le transfert effectif des compétences aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), afin qu’elles encadrent la création et la gestion des Cases Communautaires de Semences Paysannes (CCSP), véritables creusets du patrimoine génétique national.
II. GARANTIR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS AUTOUR DES AGRO-INDUSTRIES
Le Cameroun est partie à la plupart des conventions internationales de promotion et de protection des droits humains et pourtant dans les localités où sont implantées des agro-industries, les communautés riveraines sont privées de leurs ressources, vivent dans la précarité et subissent toutes sortes d’atteintes à leurs droits fondamentaux.Nous pensons qu’il faut impérativement :
Repenser la politiques d’octroie des concessions foncières aux agro-industries, il est possible de développer l’agrobusiness sans que les communautés se retrouvent dépossédées de toutes leurs terres ;
En cas de cession, garantir l’accès des communautés riveraines aux ressources vitales (Terre, Forêts, Eaux, …) de leurs ancêtres ;
Mettre en place des mécanismes efficaces de répression des violences basées sur le genre dans les plantations ;
Impliquer systématiquement à quota égal tous les groupes sociaux de la communauté (femmes, jeunes, adultes, minorités) dans le processus de gestion des terres ;
Mettre en place des mesures coercitives afin que les droits à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à l’eau potable etc. des communautés riveraines soient garantis.
III. PRENDRE EN COMPTE LES QUESTIONS EN LIEN AVEC LA JUSTICE CLIMATIQUE
Le climat est de plus en plus changeant et 33 ans après le sommet de la terre de RIO, les effets des changements climatiques se perceptibles partout dans le monde, y compris au Cameroun. Les communautés vivant en zone rurale, qui sont les plus impactées par ces changements, ne sont pas véritablement accompagnées pour y faire face. Les femmes en particulier, qui ont la charge de nourrir la famille, sont aujourd’hui confrontées à de nombreuses difficultés pour se procurer les ressources dont elles ont besoin dans leur environnement. C’est la raison pour laquelle, il faut :
Faciliter l’accès aux financements climatiques pour les communautés les plus impactées ;
Définir les mesures concrètes pour assurer la transition énergétique à travers la promotion des énergies renouvelables ;
Soutenir les OSCs qui œuvrent pour la justice climatique ;
Mettre un terme à la production et à l’usage de la matière plastique ;
Abandonner les fausses solutions telles que les crédits carbones ;
Consulter les communautés impactées avant toutes prises de décisions à l’endroit de ces entités ;
Considérer régulièrement les résultats des recherches par les chercheurs dans la prévention des catastrophes dus aux effets du changement climatique.
IV. PROMOUVOIR L’AUTONOMISATION ÉCONOMIQUE DE LA FEMME
Une femme autonome est une femme épanouie. Une femme autonome prend son destin en main. Elle nourrit sa famille, ses enfants, elle se projette, elle entreprend et très souvent, elle réussit. L’autonomisation économique de la femme doit donc être une priorité pour renforcer de façon durable les indicateurs de développement au niveau national. A cet effet, il faut :
Démultiplier sur l’ensemble du territoire Camerounais des centres multifonctionnels accessibles à toutes les femmes, aux jeunes et les doter des équipements de pointe et des ressources humaines compétentes pour leur pleine opérationnalisation ;
Rendre les formations accessibles financièrement, tout camerounais doit en bénéficier ;
Adapter les contenus de formation aux exigences de l’évolution technologique et aux réalités du marché du travail ;
Garantir un accès équitable aux financements et autres opportunités pour soutenir l’entreprenariat des femmes et des jeunes après la formation ;
Faciliter l’accès aux équipements de production et de transformation pour garantir la compétitivité des entreprises créées ;
Appliquer des mesures fiscales adaptées aux entreprenariats féminins et jeunes, en les exonérant des impôts et des taxes pour les 3 premières années ;
Construire des infrastructures de collecte, de stockage, de conservation et de commercialisation dans les bassins de production, accessibles à tous afin de garantir l’écoulement et l’accès valorisation des produits issus de leurs activités.
À la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun, le RADD rappelle avec force que l’avenir du Cameroun ne peut se bâtir sans justice sociale, justice climatique, souveraineté alimentaire et autonomisation effective des femmes et des jeunes. Ces piliers ne sont pas de simples revendications sectorielles : ils constituent le socle incontournable d’un développement véritablement inclusif et durable.
Nous appelons chaque candidat à inscrire dans son projet de société des engagements clairs, fermes et mesurables autour de ces priorités vitales. Car garantir aux paysans l’accès à leurs semences, protéger les droits des communautés face aux agro-industries, soutenir les femmes dans leur autonomie et préparer le pays aux défis climatiques, c’est choisir de construire une nation forte, résiliente et souveraine.
Le RADD, fort de son expérience et de son ancrage auprès des communautés, se tient prêt à travailler avec tous ceux qui portent une vision de justice et de dignité pour le peuple camerounais. L’histoire jugera celles et ceux qui, en ce moment décisif, auront eu le courage d’inscrire l’intérêt des générations présentes et futures au cœur de leur gouvernance.
Parce qu’un Cameroun juste, vert et prospère est possible, mais il exige des choix courageux, aujourd’hui.
Du 14 au 15 mai 2025, Douala a été le théâtre d’un moment fort de concertation entre les acteurs de la société civile du Bassin du Congo. Organisé par le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD), cet atelier de réflexion avait pour ambition de poser les bases d’une participation structurée et influente des organisations de la société civile à la 30e Conférence des Parties sur le changement climatique (COP 30), prévue à Belém, au Brésil.
Le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) a pris une part active à ces travaux, aux côtés de nombreux autres participants venus du Cameroun, du Gabon, de la République Démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville et de la République Centrafricaine. Des représentants des peuples autochtones, des femmes, ainsi que des experts ayant déjà participé à plusieurs COP, ont également enrichi les échanges par leur vécu, leurs analyses et leurs propositions.
« La forêt ne se défend pas seule. Elle a besoin de voix fortes et solidaires pour la protéger. »
Jour 1 : Un état des lieux lucide et partagé
La journée du 14 mai a débuté par un mot du facilitateur M. Samuel Nah Ndobé, suivi de la présentation des Tdrs de l’atelier, et un tour de table des participants présents.
Les échanges ont porté sur la situation climatique et forestière dans chaque pays du Bassin du Congo. Cette première journée a permis de dresser un tableau sans complaisance des défis majeurs auxquels les communautés du Bassin du Congo sont confrontées :
La question foncière : Les communautés locales et autochtones sont souvent privées de terres, malgré les réformes en cours dans plusieurs pays.
La gestion des forêts communautaires : Elle ne tient pas suffisamment compte des enjeux climatiques.
L’implication des communautés locales : Elles sont trop souvent exclues des décisions concernant les terres.
La gouvernance environnementale : Elle constitue un frein à la mise en œuvre des engagements climatiques.
Le rôle de la société civile : Elle est insuffisamment structurée pour adresser efficacement les problématiques climatiques d’envergure.
L’expropriation foncière, la marginalisation dans la gouvernance forestière, le manque d’accès au financement climatique, la faible reconnaissance des savoirs traditionnels… sont autant d’obstacles qui freinent la mise en œuvre effective des engagements climatiques.
Jour 2 : Une feuille de route ambitieuse et inclusive
Après la restitution des travaux de la veille, la deuxième journée a été consacrée à la présentation d’un canevas de feuille de route sur la base des présentations pays de la veille. Un exposé du facilitateur a permis d’éclairer les participants des thématiques de la COP 30 sur le changement climatique, les leviers et les défis ainsi que les prochaines étapes pour une participation active du bassin du Congo par la définition collective des axes et des actions prioritaires.
Trois groupes de travail ont été constitués afin d’identifier les axes stratégiques de plaidoyer et les actions prioritaires à mener en amont de la COP 30. Le RADD, a été désigné comme rapporteur du groupe 1, qui consistait à mettre les axes d’action par ordre de priorité.
La restitution de ce travail a permis de faire des critiques constructives qui seront prise en compte par le staff du SAILD lors de la rédaction de la feuille de route qui s’articule autour de plusieurs priorités :
Axes de travail
Actions proposées
Forêts
Plaider pour la reconnaissance de l’importance du Bassin du Congo pour la préservation du climat ;L’implication des peuples autochtones et des communautés locales dans la gestion et la protection de la forêt ;Etat des lieux de l’ensemble des forêts des pays du Bassin du CongoPromouvoir des initiatives de reconstruction de paysages forestiers (reboisement de zones dégradées)Réclamer un accès direct des OSC au financement climatiqueMiliter pour l’augmentation des enveloppes destinées aux pays du Bassin du CongoMiliter pour l’inclusion des femmes dans la gestion, la protection et la prise de décision relative aux forêts
Renforcement des capacités
Sensibiliser et former tous les acteurs (institutions, OSC, Peuples Autochtones et communautés locales, des femmes) sur divers aspects liés aux changements climatiques ;Renforcer les capacités des acteurs sur la négociation internationale Transfert de technologies ;Favoriser le partage d’expérience entre les OSC des pays du Bassin du Congo
Peuples
Plaider pour la sécurisation juridique et connaissance des droits fonciers ;Faciliter l’accès des femmes issues des PA et CL à la terre ;Plaider sur le respect des engagements internationaux par les pays du Bassin du Congo ;Plaider pour faciliter l’élaboration et la mise en œuvre des instruments juridiques (loi et règlements) de protection des PA et CLPrendre en compte les savoirs traditionnels des PA dans la gestion des forêts ;Produire la documentation sur la situation des PA et CL ;
Climat
Promouvoir la prise en compte des savoirs locaux des femmes face à l’adaptation et la résilience face aux changements climatiques ;Mobiliser les parties prenantes pour l’atténuation, l’adaptation, la résilience face aux catastrophes naturelles ;Promouvoir les systèmes semenciers paysans ;Promouvoir les pratiques agroécologiques comme solution aux changements climatiques. Créer un fond multiaxe du Bassin du Congo sur les changements climatiques et la préservation de la biodiversité
Visibilité
Organiser des Conférences de presse, side-events, roundtable with partners
Gouvernance
Accélérer la structuration des OSC du Bassin du Congo OSC comme acteur de suivi des engagements climatiques
Ensemble, portons haut la voix du Bassin du Congo
Vers Brazzaville et Belém : une dynamique à poursuivre
Au terme des travaux, les participants ont exprimé leur volonté de renforcer la coordination sous-régionale en vue de la COP 30. Une prochaine rencontre stratégique est prévue le 30 mai 2025 à Brazzaville pour approfondir la feuille de route et consolider les synergies.
La COP 30 est une opportunité décisive pour faire reconnaître l’importance planétaire de notre région. Le RADD appelle à une mobilisation de tous les acteurs – OSC, autorités, partenaires – pour que la parole des communautés forestières soit pleinement portée à Belém.
Pour le RADD, cet atelier représente une étape charnière dans l’affirmation de la société civile comme force de proposition et de veille sur les questions climatiques. Le Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon de la planète, mérite une attention internationale proportionnelle à son importance écologique. Il est temps que les communautés qui le protègent soient reconnues, entendues et soutenues.
Agissons ensemble pour que le Bassin du Congo soit enfin reconnu à la hauteur de son rôle dans la régulation du climat mondial.
Sous le haut parrainage de M. HELE Pierre, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable, et dans un contexte où les répercussions du changement climatique s’intensifient, les femmes de la société civile du Cameroun organisent à Mbalmayo, au Cameroun, du 29 au 31 octobre 2024, la Deuxième Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques (COFECCC 2). Cet événement se déroulera sous le thème : « Efficacité et Efficience des Stratégies de Lutte contre les Changements Climatiques au niveau National et International. »
Cette convergence vise à renforcer les capacités des femmes face aux défis climatiques, en les positionnant comme des agentes clés dans l’action pour le climat. La COFECCC 2 s’appuiera sur les succès de la précédente édition pour proposer des solutions concrètes et des actions quotidiennes à mettre en œuvre pour faire face aux enjeux d’adaptation et d’atténuation climatique. L’objectif général de la COFECCC 2 est de fournir des réponses concrètes aux mesures efficaces et efficientes de lutte contre les changements climatiques. Pour ce faire, l’atelier vise à faire un état des lieux de la situation climatique nationale et à examiner les aspects de la sexospécificité climatique. Il s’agira également de comprendre les enjeux liés à la finance climatique, notamment le crédit carbone, et d’identifier les activités éco-innovantes pour accélérer la transition vers une croissance verte. Les participantes seront formées sur les outils d’élaboration d’une note conceptuelle de projets verts, des pistes de solutions concrètes seront proposées pour relever les défis d’atténuation et d’adaptation climatique au niveau national. Enfin, l’atelier visera à promouvoir les « meilleures pratiques environnementales féminines » à l’échelle nationale. La COFECCC 2 rassemblera plus de 350 participantes, incluant des membres d’Organisations de la Société Civile féminines, des universitaires, des responsables politiques, des étudiantes. Les participantes seront sensibilisées aux enjeux climatiques actuels et formées sur des activités éco-rentables. L’événement inclura des présentations en plénière, des ateliers pratiques, des éco-excursions, des séances de bien-être, une foire-exposition dédiée aux organisations de la société civile féminines. Des rencontres professionnelles B to B seront également organisées pour favoriser les opportunités d’affaires et renforcer les collaborations. La formation des participantes dans l’élaboration des notes conceptuelles offrira à des associations féminines, l’opportunité de présenter des projets spécifiques pour adresser, de façon significative, concrète, la question du changement climatique dans leur lieu de vie. Le rendu de la COFECCC 2 sera un communiqué final contenant UN RECUEIL DE PROJETS de la société civile féminine en guise de réponse au problème du changement climatique et des recommandations. Cette deuxième édition terminera par le tirage au sort de d’un projet issu d’une association, qui recevra un financement direct d’un million de francs de la part d’une entreprise citoyenne