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Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie

Le réseau NEPAC se mobilise pour une agroécologie portée par ses membres

Les 27 et 28 avril 2026 à Bafoussam, le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) a pris part à la première Assemblée Générale annuelle du Network for Promotion of Agroecology in Cameroon (NEPAC), aux côtés d’une trentaine d’organisations membres. Cette rencontre stratégique, marquée par des échanges denses, a permis de consolider la gouvernance interne du réseau, d’évaluer les dynamiques en cours et de définir les priorités d’action pour 2026. Entre planification stratégique et renforcement des synergies entre acteurs, cette assemblée constitue une étape clé dans la structuration et le développement du mouvement agroécologique au Cameroun.

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Bikoue 2026 : une mobilisation pour planter l’avenir

Aujourd’hui, à Bikoue, l’histoire se répète. Mais cette fois encore, les communautés refusent de rester spectatrices.

Le dimanche 26 avril 2026, une grande opération de reboisement sera organisée à l’École Publique de Bikoue, dès 10h, en collaboration avec :

  • ACJM
  • COFECCC
  • les communautés de Yetoulou – 7 Routes

L’objectif est clair :
👉 Planter 3 000 arbres fruitiers le long des routes

Une action concrète pour :

  • restaurer les sources locales d’alimentation
  • améliorer le microclimat et l’ombre
  • renforcer la résilience des communautés face aux changements environnementaux

Planter des arbres, défendre une vision du développement

Au-delà du geste symbolique, cette initiative pose une question essentielle : quel modèle de développement voulons-nous ?

Le RADD et ses partenaires défendent une approche où infrastructures et bien-être des communautés vont de pair. Planter des arbres, c’est :

  • préserver les écosystèmes locaux
  • soutenir les économies rurales
  • transmettre un patrimoine aux générations futures

C’est aussi affirmer que le développement ne doit pas se faire au détriment de la vie.


Une conviction qui guide l’action

À travers cette mobilisation, le RADD réaffirme une vision simple mais puissante :

« Qui plante un arbre, sème la vie. »

À Bikoue, chaque arbre planté est une promesse :
celle d’un futur où les routes nourrissent autant qu’elles relient.

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Agroécologie paysanne à la COP30 : la délégation AEF fait entendre les communautés

Mille organisations, une seule marche, un seul cri : justice climatique. Présent à Belém pour la COP30 de novembre 2025, le RADD s’est joint à ce mouvement planétaire avec ses pancartes, ses convictions et ses preuves du terrain. Récit d’une délégation déterminée.

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Climat et transparence : à Mbalmayo, la société civile s’outille pour exiger des comptes

À Mbalmayo, une trentaine d’acteurs de la société civile et des communautés locales se sont réunis pour un objectif commun : renforcer la transparence et la redevabilité des actions climatiques au Cameroun. À travers des échanges d’expériences, des travaux de groupe et des réflexions sur des outils innovants, cet atelier a permis de mieux comprendre les enjeux liés à la gouvernance climatique. La participation du RADD illustre l’engagement croissant des organisations locales à jouer un rôle clé dans le suivi citoyen des politiques environnementales et dans la construction d’une justice climatique plus équitable.

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Crédit carbone : solution climatique ou nouvelle forme d’injustice environnementale ?

Dans un contexte de crise climatique mondiale, le crédit carbone est présenté comme une solution pour compenser les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, derrière ce mécanisme se cachent de profondes controverses. À travers une formation interactive organisée par le RADD et ses partenaires, jeunes, paysans, femmes et acteurs de la société civile ont analysé les promesses et les impacts réels du marché carbone. Entre espoirs de financement et risques d’accaparement des terres, espionnage des ressources et injustices climatiques, les discussions ont révélé des positions contrastées sur ce dispositif devenu central dans les politiques environnementales mondiales.

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Femmes rurales en première ligne : à Bikoué, elles cultivent la résilience face au climat

À Bikoué, la Journée Internationale de la Femme Rurale 2025 a été bien plus qu’une célébration : un espace de voix, de luttes et de solutions portées par celles qui nourrissent les communautés au quotidien. Face aux effets grandissants du changement climatique et aux difficultés d’accès aux ressources productives, les femmes rurales ont partagé leurs réalités, mais aussi leurs réponses, ancrées dans l’agroécologie et les semences paysannes. À travers son accompagnement, le RADD a contribué à renforcer cette dynamique collective où savoirs locaux, solidarité et engagement dessinent les contours d’une agriculture plus résiliente.

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DECLARATION HUB 30 – ZILI

Le HUB COP30 RADD CAMEROUN, encore appelé HUB de résistance, crée un espace d’expression pour les femmes rurales dont l’activité principale qui est l’agriculture se trouve fortement déstabilisée par le changement climatique.
L’activité à été impulsée par AWID, une organisation féministe mondiale.
Pendant 3 jours, plus 100 femmes du Cameroun ont analysé les causes, les effets, les impacts des changements climatiques sur leur quotidien. Dans une ambiance studieuse et conviviale, elles ont élaboré des stratégies et des solutions appropriées pour s’adapter au changement climatique qu’elles ont consigné dans une déclaration commune.
Le RADD et la COFECCC remercient AWID, l’ACJM, la Sanaga Camping Beach et tous les partenaires qui ont rendu possible cette belle initiative.

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LE HUBCOP30-CAMEROUN EN BREF

Le Hub Cop30 ou Hup de résistance par l'action.
En Novembre 2024, La COFECCC a defini sa feuille de route au travers des notes conceptuelles élaborées à Mbalmayo.
Pendant le Hubcop30, un accent sera mis sur la recherche des voies et moyens pour la mise en oeuvre de ce projet de société des femmes camerounaises face à la crise climatique. Des professionnels de la recherche du financement sont deja mobilisés pour nous accompagner. Comment partir d'une idée de projet à son implémentation. Ce sera une articulation centrale qui doit conduire à des pistes réelles, opérationnelles pour trouver des moyens de la réalisation les projets issus de notre recceuil de 50 notes conceptuelles. C'est la réponse des femmes du Cameroun aux changements climatiques, nos solutions que nous devons faire connaître aux decideurs, partenaires techniques et financiers. Proposer ses propres solutions qui sont des solutions feministes est aussi une façon de resister aux solutions qui nous sont imposéses par des corporations, les multinationales soutenues par les pays du Nord pollueurs et à plus de 90% responsables de la crise climatique.
Une autre articulation sera de rejoindre nos représentants à Belem, à la Cop30 pour qu'ils nous donnent le compte rendu du déroulement de la COP. Nous comprendrons beaucoup mieux ce qu'est la COP et comment elles nous impactent au quotidien.
La troisième articulation nous permettra d'aller dans les années 60 pour comprendre les valeurs originelles de la forêt et de l'eau dans notre vie d'aujourd' hui. Ce sera pendant la journée du 19 novembre que nous appellerons la journée des années 60. L'articulation sur le bien être est particulière. Nous allons devoir profiter de l'espace, forêt, eau, du fait de la preésence de la Sanaga, le sport, le camping, les seigneurs de la forêt, les pygmées qui seront gracieusement à notre disposition pour nous permetre de se refaire des forces, des énergies, se détendre, faire un silence, une véritable reconnection à la terre, à l'eau. Voilà en bref, l'aperçu du bouquet que nous offre le HUBCOP30 à la SANAGA CAMPING BEACH.
*RENDEZ-VOUS DU 18 AU 19 NOVEMBRE 2025 A NKOTENG.
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LE RADD à la pratique de l’Agroécologie Paysanne aux cotés des jeunes paysan(ne)s d’Afrique à l’occasion de la Yalitia 7 organisée par JVE-CI du 25 au 30 juillet 2025

Association de droit camerounais, Le RADD œuvre pour le développement inclusif et durable. Le RADD a choisi l’agroécologie comme un système de production par excellence ainsi pour renforcer ses capacités deux délégués du RADD ont participé au projet du YALITIA 7 en Côte d’Ivoire (Daloa).

Ce rapport présente les activités réalisées dans le cadre du projet YALITIA 7, axées sur la promotion de l’agroécologie paysanne comme levier stratégique pour la souveraineté alimentaire. Les activités ont débuté le 25 juillet 2025 et se concentrent sur la mise en œuvre de techniques de production d’intrants naturels pour améliorer la fertilité des sols ainsi que la protection des cultures et la transformation agro-alimentaire.

A. FABRICATION DES BIO-INTRANTS

I. Production de Compost Aérobie

•  Objectif : Produire un amendement organique de qualité pour améliorer la fertilité des sols.

•  Procédure :

  1. Préparation de la planche : Définir une planche de compostage de 1,20 m de large, 4 m de long et 20 cm de profondeur. Installer des piquets aux quatre coins.

  2. Superposition des matières organiques :

    *  Verser 3 brouettes de fumier de porc jusqu’à atteindre une hauteur de 20 cm.

    *  Ajouter des plumes de poulet, 6 poignées de cendre de bois, de la poudre d’os carbonisée, des feuilles de neem (Azadirachta indica), et de la paille.

    *  Arroser le mélange avec 3 arrosoirs d’eau pour bien humidifier.

    *  Répéter le procédé trois fois pour atteindre une hauteur de 1 m à 1,20 m.

  3. Retournement : Tourner le mélange tous les 15 jours pendant une période de deux mois, soit un total de quatre retournements.

•  Principes : Le compostage aérobie repose sur la décomposition naturelle de la matière organique en présence d’oxygène.

•  Action : Le compost aérobie fertilise d’abord le sol avant de nourrir directement la plante.

•  Conservation : Après fabrication, le compost peut être conservé dans un sac à double sécurité, bien fermé et placé sur un support à l’ombre.

II. Préparation du Bokashi (Engrais Organique Fermenté)

L’Objectif est de produire un engrais organique à action rapide pour stimuler la croissance des plantes.

•  Ingrédients :

  •  1 kg de levure dolofière (ou de boulanger)

  •  2 kg de cendre de bois

  •  1 kg de sucre roux (ou 1 litre de mélasse)

  •  6 brouettes d’argile termitière

  •  6 brouettes de bouse de vache

  •  6 brouettes de son de riz

  •  2 kg de poudre de charbon de bois

  •  30 litres d’eau sans chlore

•  Procédure :

  1. Activation de la levure : Dissoudre le sucre (ou la mélasse) et la levure dans 30 litres d’eau.

  2. Préparation du sol : Arroser le sol.

  3. Superposition des matières :

    *  Étaler 2 brouettes de bouse de vache.

    *  Ajouter 2 brouettes d’argile termitière.

    *  Ajouter 2 brouettes de son de riz.

    *  Recouvrir d’une couche de poudre de charbon de bois et de cendre de bois.

  4. Arrosage : Arroser avec la solution de levure et de mélasse.

  5. Fermentation : Tourner le bokashi chaque matin et soir pendant 4 jours.

•  Application : Le bokashi est prêt à être utilisé après 4 jours.

  •  Appliquer 250 g de bokashi par poquet.

  •  Le bokashi a un effet immédiat sur les plantes.

  •  Il perd de son efficacité après 45 jours d’exposition au soleil.

III. Préparation de l’Apichi (Insecticide Naturel)

•  Objectif : Produire un insecticide naturel pour protéger les cultures contre les insectes nuisibles.

•  Ingrédients :

  •  1 kg de piment séché

  •  1 kg d’ail

  •  1 kg de gingembre

  •  1 litre d’alcool à 90° (pharmacie ou alcool local)

  •  40 litres d’eau sans chlore

•  Procédure :

  1. Préparation des ingrédients : Écraser chaque ingrédient séparément dans un mortier.

  2. Macération : Verser les ingrédients écrasés dans un récipient contenant 1 litre d’alcool et 12 litres d’eau. Laisser fermentées pendant 4 jours.

  3. Dilution : 27 litres d’eau supplémentaires.

•  Application :

  •  Le produit est prêt à être utilisé 11 jours après l’ajout des 27 litres d’eau.

  •  Usage préventif : Mélanger 1/4 de litre de produit avec 15 litres d’eau et appliquer pour désinfecter les plants sensibles aux attaques d’insectes.

  •  Usage curatif : Mélanger 1/2 litre de produit avec 15 litres d’eau et utiliser pour traiter les plants déjà attaqués.

IV. Préparation de l’EM (Micro-organismes Efficaces)

•  Objectif : Produire un inoculant microbien pour améliorer la santé des sols et des plantes.

•  Ingrédients :

  •  1 kg de bouse de vache fraîche

  •  1 litre d’urine de lapin

  •  1 kg de soja (ou haricots)

  •  1 kg de source de protéines (non spécifiée)

  •  1 kg de feuilles de neem (Azadirachta indica)

  •  10 litres d’eau sans chlore

•  Procédure :

  1. Mélange : Mettre la bouse de vache dans un récipient, verser 3 litres d’eau pour rendre le mélange liquide.

  2. Ajout des ingrédients : Ajouter le soja concassé, l’urine de lapin, et le son de riz. Bien mélanger.

  3. Fermentation : Tourner le mélange matin et soir pendant 5 minutes jusqu’au 10ème jour.

•  Conservation : Conserver à l’ombre, à l’abri du soleil et de la pluie, posé sur un support.

•  Application :

  •  Le produit est prêt dès le 11ème jour.

  •  Foliaire : 1 litre de produit pour 100 litres d’eau (pour les feuilles).

  •  Semences : 1 litre de produit pour une tasse à café de semences, puis sécher à l’ombre sur un carton (ne pas mélanger au sol).

  •  Racines : 1/2 litre de produit dans 16 litres d’eau pour la protection des racines.

•  Durée de vie : 6 mois.

V. Préparation de Répulsifs à Base de Plantes

•  Objectif : Produire des répulsifs naturels pour protéger les cultures contre les insectes.

1. Répulsif à Base de Tithonia (Tithonia diversifolia)

  •  Procédure : Remplir un récipient au 1/4 de tithonia, ajouter de l’eau jusqu’à son plein. Mettre une moustiquaire au-dessus, fermer légèrement et laisser le substrat macérer pendant 24 heures.

2. Répulsifs à Base de Feuilles de Neem (Azadirachta indica), Hyptis suaveolens, et Basilic Sauvage

  •  Procédure : La méthode de préparation n’est pas spécifiée. Il est supposé qu’il s’agit d’une macération similaire à celle du tithonia.

B. Transformation Agroalimentaire : Valorisation des Produits Locaux

En plus des activités axées sur la production agricole durable, YALITIA 7 a également mis l’accent sur la transformation agroalimentaire, un levier essentiel pour valoriser les produits locaux, créer de la valeur ajoutée et assurer la sécurité alimentaire. Les participants ont été initiés à des techniques de transformation simples et accessibles, permettant de conserver et de valoriser les produits frais.

1. Transformation de l’Ananas en Confiture

•  Objectif : Transformer l’ananas frais en confiture pour prolonger sa durée de conservation et créer un produit à valeur ajoutée.

•  Procédure :

  1. Sélection et préparation des ananas : Trier les ananas, les laver soigneusement, les nettoyer et les découper en petits morceaux.

  2. Cuisson : Mettre les morceaux d’ananas dans une cocotte, ajouter 600g de sucre pour 1kg d’ananas , et cuire à feu doux en remuant régulièrement pendant 45 minutes à 1 heure, jusqu’à obtention de la consistance désirée.

  3. Pasteurisation des bocaux : Pasteuriser les bocaux qui serviront à conserver la confiture ( ici le procédé consiste à mettre les bocaux dans une marmite remplir d’eau et faire bouillir pendant une heure de temps .).

  4. Mise en bocaux : Remplir les bocaux pasteurisés avec la confiture chaude.

  5. L’appertisation : Replacer les bocaux remplis de confiture dans une marmite remplie d’eau et porter à ébullition pendant 45 minutes à 1 heure. Cette étape permet d’éliminer les micro-organismes et d’assurer la conservation de la confiture.

•  Conservation : La confiture ainsi préparée et pasteurisée peut être conservée pendant environ un an dans un endroit frais et sec.

2. Conservation du Piment au Vinaigre

•  Objectif : Conserver le piment frais au vinaigre pour en prolonger la durée de conservation et ajouter une saveur aigre-douce.

•  Procédure :

  1. Sélection et préparation des piments : Trier les piments, les laver soigneusement (trois fois).

  2. Trempage : Préparer une solution d’eau salée et y plonger les piments pendant 5 minutes.

  3. Pasteurisation des bocaux : Pasteurisés les bocaux qui serviront à conserver les piments (mettre de l’eau dans une marmite en suite introduire les bocaux les bocaux laisser en ébullition pendant 1h heure de temps ).

  4. Mise en bocaux : Remplir les bocaux pasteurisées avec les piments.

  5. Couverture : Recouvrir les piments de vinaigre blanc.

  6. Fermeture : Fermer hermétiquement les bocaux immédiatement.

  7. Appertisation : Appertiser les bocaux comme décrit précédemment (45 minutes à 1 heure d’ébullition).

•  Conservation : Les piments ainsi préparés et appertisés peuvent être conservés pendant une longue période dans un endroit frais et sec.

3. Conservation des Aubergines a de l’eau

•  Objectif : Conserver les aubergines fraîches à de l’eau pour en prolonger la durée de conservation et ajouter une saveur douce.

•  Procédure :

  1. Sélection et préparation des aubergines : Trier les aubergines, les laver soigneusement et les découper en quatre.

  2. Trempage : Préparer une solution d’eau salée et y plonger les aubergines découpées pendant 5 minutes.

  3. Pertisation des bocaux :pasteurisés les bocaux qui serviront à conserver les aubergines (le même procédé explique plus haut).

  4. Mise en bocaux : Remplir les bocaux pasteurisés avec les aubergines.

  5. Couverture : Recouvrir les aubergines d’eau (et non de vinaigre, à confirmer).

  6. Fermeture : Fermer hermétiquement les bocaux immédiatement.

  7. Pertisation: Pasteuriser les bocaux comme décrit précédemment (45 minutes à 1 heure d’ébullition).

•  Conservation : Les aubergines ainsi préparées et a pertisés peuvent être conservées pendant une longue période dans un endroit frais et sec.

Observations

•  Importance de l’hygiène : pour que tout cela soit possible il faut que la transformation se fasse dans un espace saint bien propre avec les sabots,une blouse bien propre ,Les gants, les cache nez , l’échalote tout au long du processus de transformation pour éviter la contamination des aliments.

Conclusion :

Les activités menées dans le cadre du projet YALITIA 7 ont permis de mettre en œuvre des techniques de production d’intrants naturels pour améliorer la fertilité des sols et protéger les cultures. Ces techniques, basées sur les principes de l’agroécologie paysanne, contribuent à renforcer l’autonomie des producteurs, à réduire leur dépendance aux intrants chimiques et à promouvoir une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Recommandations

•  Formation : Organiser des sessions de formation pour partager les connaissances et les savoir-faire avec d’autres producteurs.

•  Recherche : Mener des recherches pour optimiser les techniques de production d’intrants naturels et les adapter aux conditions locales.

•  Documentation : Documenter les résultats des activités et partager les informations avec d’autres acteurs du développement.

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Compte Rendu de l’Atelier de Formation sur les Intrants Biologiques et la Gestion des Semences Paysannes à Mgbwakomba

Date : 27 juin 2025

Lieu :Mgbwakomba, arrondissement de Nanga-Eboko, Haute-Sanaga

L’atelier de formation sur les intrants biologiques ainsi que la sélection et la conservation des semences paysannes s’est tenu le 27 juin dernier dans la localité de Mgbwakomba, dans l’arrondissement de Nanga-Eboko, Département de la Haute-Sanaga.

Cette activité, qui entre dans le cadre du renforcement des capacités des cases de semences paysannes, a été initiée par le RADD (Réseau des Acteurs du Développement Durable) dans le but de promouvoir les systèmes semenciers paysans, l’agroécologie et les systèmes alimentaires durables. Elle a rassemblé une quarantaine de participants venus de plusieurs villages du Groupement de Biboa.

Il est important de souligner que le Groupement de Biboa est une zone essentiellement agricole où l’on cultive principalement des cultures vivrières pour la consommation familiale, et surtout du maïs pour les besoins économiques.

Malheureusement, la culture du maïs y est confrontée à un sérieux problème : l’utilisation massive de pesticides et d’autres intrants chimiques de synthèse, censés booster la production. Ces produits ont des conséquences néfastes sur l’environnement, la santé des agriculteurs et des consommateurs, et entraînent une érosion progressive des systèmes semenciers paysans. Pour apporter une solution durable à cette situation devenue alarmante, cet atelier sur la production des bio-intrants a été initié.

 Objectifs de la Formation :

  • Restituer la formation reçue par les leaders ruraux sur la gestion des Cases de Semences Paysannes (CSP), la sélection et la conservation des semences.
  • Renforcer les capacités des petits producteurs sur les techniques de production et d’utilisation des intrants biologiques ;
  • Sensibiliser et informer les participants sur les dangers liés aux produits chimiques de synthèse.
  • Mettre en place un comité de gestion de la Case de Semences.

Déroulement de l’Atelier

Animation par les membres de la CSP

 a) Phase protocolaire

La journée a débuté par le protocole usuel : arrivée et enregistrement des participants, prière, suivis des discours de bienvenue et de la présentation des participants. Le représentant du chef du village de Mgbwakomba a souhaité la bienvenue à l’équipe du RADD, la remerciant d’avoir bravé les difficultés du voyage pour venir éclairer ses populations. Il a également remercié les participants pour leur présence.

À la suite du chef de village, Mme AKONO Suzanne, cheffe de la délégation du RADD et coordinatrice des Cases de Semences Paysannes, a présenté l’association, ses objectifs et ses quatre axes d’action : l’accompagnement des communautés riveraines des agro-industries, le programme d’autonomisation économique de la femme, la justice climatique et, notamment, le Programme de Promotion des Systèmes Semenciers Paysans (PPSSP), qui était le sujet de cette rencontre.

Les participants, en se présentant, ont exprimé leurs attentes pour cette activité, notamment le désir d’apprendre à fabriquer des herbicides naturels.

Après cette phase protocolaire, l’activité a pu commencer. Elle était divisée en deux parties.

 b) Phase théorique

Cette partie a consisté en la restitution de la formation des leaders ruraux sur la gestion des Cases de Semences Paysannes, la sélection et la conservation des semences paysannes. Il a été rappelé que la formation d’Essé, en novembre 2024, avait rassemblé de nombreux participants et formateurs, certains venus du Bénin. Durant une semaine, les apprenants ont été formés sur plusieurs thématiques : la gestion des cases communautaires de semences paysannes, les lois régissant l’activité semencière, la sélection et la conservation des semences paysannes, et les Systèmes Participatifs de Garantie (SPG).

La phase théorique a également abordé la présentation des engrais biologiques, soulignant leurs avantages sur l’environnement, la santé et l’économie, par opposition aux intrants chimiques de synthèse. Des séances de questions-réponses et une pause musicale ont animé cette première partie de la journée.

Explications théoriques du dispositif de fabrication d’intrants biologiques

 c) Phase pratique

De retour de la pause, l’atelier pratique a débuté, axé sur la fabrication du purin de 21 jours et du bio-régulateur à large spectre.

Quelques plantes utilisées

Les participants ont appris à utiliser des matières premières telles que :

Matériel : un fût, une fiole, de la colle Tangit, des ciseaux, de l’eau.

Ingrédients : 1 kg d’ail, 1 L de mélasse, divers yaourts, de l’urine de lapin, un mortier, un pilon, des machettes, des couteaux, une bassine, une bâche, 60 L d’eau, 0,5 kg de feuilles de Vernonia , 0,5 kg de feuilles de Tithonia, 0,5 kg de fougère, 0,5 kg de citronnelle, 0,5 kg d’aloès vera, 0,5 kg de feuilles de papayer, 0,5 kg de feuilles de dartrier, 0,5 kg de feuilles d’ortie et des feuilles de tabac sèches.

Phase pratique

Formation du Comité de Gestion de la Case

Les participants ont ensuite été invités à former un comité de gestion de la Case. Après discussion, le consensus a été de mettre en place un bureau composé des membres suivants :

* Une présidente

* Un secrétaire général

* Une trésorière

* Une animatrice

* Une chargée de communication

* Un superviseur

* Deux conseillers, dont le chef du village de Mgbwakomba et le chef de Nyaminkang.

Comité de gestion de la CSP

 Conclusion de l’Atelier

Mme AKONO Suzanne, chargée du suivi des CSP au sein du RADD, a invité la nouvelle équipe à se mettre au travail pour dynamiser la Case et a exhorté les participants à mettre en pratique les enseignements reçus. Le chef de Mgbwakomba a remercié le RADD d’avoir choisi son village pour accueillir cette activité et a émis le souhait de mobiliser les ressources nécessaires pour continuer à renforcer les capacités de ses populations.

La journée s’est terminée par une série de photos de famille et un repas communautaire. L’équipe du RADD a regagné Yaoundé le lendemain matin après une soirée conviviale.

Photo de famille