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Autonomisation économique de la femme Défense des droits des femmes Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie Promotion des systèmes semenciers paysans

LE RADD INTERPELLE LES CANDIDATS A L’ÉLECTION PRESIDENTIELLE 2025 AU CAMEROUN 

Le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) est une association de droit camerounais, engagée depuis plus de 10 ans pour un développement inclusif, juste et durable. Le RADD éveille au quotidien les consciences collectives et communautaires au Cameroun, en Afrique Centrale sur les questions de souverainetés foncières, semencières, alimentaires qui sont le fondement de la souveraineté politique.

Le RADD, c’est la Foire des Semences Paysannes de l’Afrique Centrale (FOSPAC) qui regroupe tous les ans, depuis 5 ans plus de 500 acteurs ruraux autour des enjeux en lien avec l’accès libre de tout producteur à la semence.

Le RADD, c’est la COnvergence des FEmmes Camerounaises sur le Changement Climatique (COFECCC) qui rassemble depuis 2 ans plus de 400 femmes engagées dans la recherche de solutions adéquates au changement climatique.

Le RADD, c’est le Forum sur l’Autonomisation Economique de la Femme (FAEF) qui, tous les ans, forme plus de 400 femmes et jeunes aux métiers porteurs pour la création des revenus et des emplois.

Le RADD, c’est la Défense de Droits des Femmes Riveraines des Agro-industries (DDFRIA) qui, au côté de ces femmes, lutte tous les jours pour la restauration et le respect des droits vitaux des femmes dont les ressources sont accaparées par les entreprises sans aucune compensation.

 Nos interventions impactent donc :

  • Plus de 20.000 femmes et jeunes filles accompagnées à l’autonomisation économique et financière ;
  • Environ 5.000 paysan(ne)s accompagnés pour renforcer la souveraineté semencière ;
  • Des milliers de femmes rurales et des communautés, riveraines des agro-industries soutenues pour faciliter l’accès à leurs terres ancestrales ;

En notre qualité de membre actif de la société civile, qui accompagne toutes les couches sociales et œuvre sans relâche pour la justice et le développement durable, nous nous sentons plus que concernés par l’échéance politique majeure que représente l’élection présidentielle du 12 Octobre 2025. C’est à ce titre que nous sommes mus par le devoir, en amont de la campagne électorale, d’aiguiller les candidats à l’élection présidentielle, sur ce qui nous semble essentiel pour garantir le bien-être durable de toutes les couches sociales de la population camerounaise. Nos recommandations, formulées sur quatre (4) piliers, méritent une attention singulière :

  1. La souveraineté alimentaire pour les camerounais ;
  2. Le respect des droits humains autour des agro-industries ;
  3. La justice climatique ;
  4. L’autonomisation économique des femmes et des jeunes ;

I.PROMOUVOIR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

La souveraineté alimentaire est le DROIT pour tout camerounais, sans distinction aucune, d’accéder à de la nourriture saine, suffisante en quantité, en qualité et de fonder son alimentation sur les valeurs culturelles, cultuelles ancrée dans son environnement et sa tradition pour garantir un accès constant et durable.  Pour ce faire, nous demandons : 

  • La reconnaissance juridique des systèmes semenciers paysannes pour garantir les droits des paysans sur leurs semences ;
  • Le développement des programmes spécifiques pour la promotion des systèmes semenciers paysans en reconnaissant la semence paysanne comme composante essentielle du patrimoine génétique camerounais ;
  • La restauration du suivi de proximité des paysans orienté dans le système de production agroécologique pour assurer une agriculture résiliente et durable ;
  • L’accès durable à la terre aux femmes et aux jeunes pour des besoins de production agropastorale ;
  • L’octroi des facilités pour la production des intrants biologiques et la réduction des importations des intrants chimiques de synthèse ;
  • Le développement des politiques qui encouragent les populations camerounaises à consommer essentiellement les produits sains issus de l’agroécologie paysanne. La santé des populations en dépend ;
  • Le transfert effectif des compétences aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), afin qu’elles encadrent la création et la gestion des Cases Communautaires de Semences Paysannes (CCSP), véritables creusets du patrimoine génétique national.

II. GARANTIR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS AUTOUR DES AGRO-INDUSTRIES

Le Cameroun est partie à la plupart des conventions internationales de promotion et de protection des droits humains et pourtant dans les localités où sont implantées des agro-industries, les communautés riveraines sont privées de leurs ressources, vivent dans la précarité et subissent toutes sortes d’atteintes à leurs droits fondamentaux.  Nous pensons qu’il faut impérativement : 

  • Repenser la politiques d’octroie des concessions foncières aux agro-industries, il est possible de développer l’agrobusiness sans que les communautés se retrouvent dépossédées de toutes leurs terres ;  
  • En cas de cession, garantir l’accès des communautés riveraines aux ressources vitales (Terre, Forêts, Eaux, …) de leurs ancêtres ;
  • Mettre en place des mécanismes efficaces de répression des violences basées sur le genre dans les plantations ;
  • Impliquer systématiquement à quota égal tous les groupes sociaux de la communauté (femmes, jeunes, adultes, minorités) dans le processus de gestion des terres ;
  • Mettre en place des mesures coercitives afin que les droits à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à l’eau potable etc. des communautés riveraines soient garantis.

III. PRENDRE EN COMPTE LES QUESTIONS EN LIEN AVEC LA JUSTICE CLIMATIQUE

Le climat est de plus en plus changeant et 33 ans après le sommet de la terre de RIO, les effets des changements climatiques se perceptibles partout dans le monde, y compris au Cameroun. Les communautés vivant en zone rurale, qui sont les plus impactées par ces changements, ne sont pas véritablement accompagnées pour y faire face. Les femmes en particulier, qui ont la charge de nourrir la famille, sont aujourd’hui confrontées à de nombreuses difficultés pour se procurer les ressources dont elles ont besoin dans leur environnement. C’est la raison pour laquelle, il faut : 

  • Faciliter l’accès aux financements climatiques pour les communautés les plus impactées ;
  • Définir les mesures concrètes pour assurer la transition énergétique à travers la promotion des énergies renouvelables ; 
  • Soutenir les OSCs qui œuvrent pour la justice climatique ;
  • Mettre un terme à la production et à l’usage de la matière plastique ;
  • Abandonner les fausses solutions telles que les crédits carbones ;
  • Consulter les communautés impactées avant toutes prises de décisions à l’endroit de ces entités ;
  • Considérer régulièrement les résultats des recherches par les chercheurs dans la prévention des catastrophes dus aux effets du changement climatique.

IV. PROMOUVOIR L’AUTONOMISATION ÉCONOMIQUE DE LA FEMME

Une femme autonome est une femme épanouie. Une femme autonome prend son destin en main. Elle nourrit sa famille, ses enfants, elle se projette, elle entreprend et très souvent, elle réussit. L’autonomisation économique de la femme doit donc être une priorité pour renforcer de façon durable les indicateurs de développement au niveau national. A cet effet, il faut :

  • Démultiplier sur l’ensemble du territoire Camerounais des centres multifonctionnels accessibles à toutes les femmes, aux jeunes et les doter des équipements de pointe et des ressources humaines compétentes pour leur pleine opérationnalisation ;
  • Rendre les formations accessibles financièrement, tout camerounais doit en bénéficier ;
  • Adapter les contenus de formation aux exigences de l’évolution technologique et aux réalités du marché du travail ;
  • Garantir un accès équitable aux financements et autres opportunités pour soutenir l’entreprenariat des femmes et des jeunes après la formation ;
  • Faciliter l’accès aux équipements de production et de transformation pour garantir la compétitivité des entreprises créées ;
  • Appliquer des mesures fiscales adaptées aux entreprenariats féminins et jeunes, en les exonérant des impôts et des taxes pour les 3 premières années ; 
  • Construire des infrastructures de collecte, de stockage, de conservation et de commercialisation dans les bassins de production, accessibles à tous afin de garantir l’écoulement et l’accès valorisation des produits issus de leurs activités.

À la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun, le RADD rappelle avec force que l’avenir du Cameroun ne peut se bâtir sans justice sociale, justice climatique, souveraineté alimentaire et autonomisation effective des femmes et des jeunes. Ces piliers ne sont pas de simples revendications sectorielles : ils constituent le socle incontournable d’un développement véritablement inclusif et durable.

Nous appelons chaque candidat à inscrire dans son projet de société des engagements clairs, fermes et mesurables autour de ces priorités vitales. Car garantir aux paysans l’accès à leurs semences, protéger les droits des communautés face aux agro-industries, soutenir les femmes dans leur autonomie et préparer le pays aux défis climatiques, c’est choisir de construire une nation forte, résiliente et souveraine.

Le RADD, fort de son expérience et de son ancrage auprès des communautés, se tient prêt à travailler avec tous ceux qui portent une vision de justice et de dignité pour le peuple camerounais. L’histoire jugera celles et ceux qui, en ce moment décisif, auront eu le courage d’inscrire l’intérêt des générations présentes et futures au cœur de leur gouvernance.

Parce qu’un Cameroun juste, vert et prospère est possible, mais il exige des choix courageux, aujourd’hui.

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LE BASSIN DU CONGO S’ORGANISE POUR LA COP 30 : UN ATELIER STRATÉGIQUE DE RÉFLEXION SUR LES PRIORITÉS DES ACTEURS DU BASSIN DU CONGO À DOUALA TRACE LA VOIE

Du 14 au 15 mai 2025, Douala a été le théâtre d’un moment fort de concertation entre les acteurs de la société civile du Bassin du Congo. Organisé par le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD), cet atelier de réflexion avait pour ambition de poser les bases d’une participation structurée et influente des organisations de la société civile à la 30e Conférence des Parties sur le changement climatique (COP 30), prévue à Belém, au Brésil.

Le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) a pris une part active à ces travaux, aux côtés de nombreux autres participants venus du Cameroun, du Gabon, de la République Démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville et de la République Centrafricaine. Des représentants des peuples autochtones, des femmes, ainsi que des experts ayant déjà participé à plusieurs COP, ont également enrichi les échanges par leur vécu, leurs analyses et leurs propositions.

Jour 1 : Un état des lieux lucide et partagé

La journée du 14 mai a débuté par un mot du facilitateur M. Samuel Nah Ndobé, suivi de la présentation des Tdrs de l’atelier, et un tour de table des participants présents.

Les échanges ont porté sur la situation climatique et forestière dans chaque pays du Bassin du Congo. Cette première journée a permis de dresser un tableau sans complaisance des défis majeurs auxquels les communautés du Bassin du Congo sont confrontées :

  • La question foncière : Les communautés locales et autochtones sont souvent privées de terres, malgré les réformes en cours dans plusieurs pays.
  • La gestion des forêts communautaires : Elle ne tient pas suffisamment compte des enjeux climatiques.
  • L’implication des communautés locales : Elles sont trop souvent exclues des décisions concernant les terres.
  • La gouvernance environnementale : Elle constitue un frein à la mise en œuvre des engagements climatiques.
  • Le rôle de la société civile : Elle est insuffisamment structurée pour adresser efficacement les problématiques climatiques d’envergure.

L’expropriation foncière, la marginalisation dans la gouvernance forestière, le manque d’accès au financement climatique, la faible reconnaissance des savoirs traditionnels… sont autant d’obstacles qui freinent la mise en œuvre effective des engagements climatiques.

Jour 2 : Une feuille de route ambitieuse et inclusive

Après la restitution des travaux de la veille, la deuxième journée a été consacrée à la présentation d’un canevas de feuille de route sur la base des présentations pays de la veille. Un exposé du facilitateur a permis d’éclairer les participants des thématiques de la COP 30 sur le changement climatique, les leviers et les défis ainsi que les prochaines étapes pour une participation active du bassin du Congo par la définition collective des axes et des actions prioritaires.

Trois groupes de travail ont été constitués afin d’identifier les axes stratégiques de plaidoyer et les actions prioritaires à mener en amont de la COP 30. Le RADD, a été désigné comme rapporteur du groupe 1, qui consistait à mettre les axes d’action par ordre de priorité.

La restitution de ce travail a permis de faire des critiques constructives qui seront prise en compte par le staff du SAILD lors de la rédaction de la feuille de route qui s’articule autour de plusieurs priorités :

Axes de travailActions proposées
ForêtsPlaider pour la reconnaissance de l’importance du Bassin du Congo pour la préservation du climat ;L’implication des peuples autochtones et des communautés locales dans la gestion et la protection de la forêt ;Etat des lieux de l’ensemble des forêts des pays du Bassin du CongoPromouvoir des initiatives de reconstruction de paysages forestiers (reboisement de zones dégradées)Réclamer un accès direct des OSC au financement climatiqueMiliter pour l’augmentation des enveloppes destinées aux pays du Bassin du CongoMiliter pour l’inclusion des femmes dans la gestion, la protection et la prise de décision relative aux forêts
Renforcement des capacitésSensibiliser et former tous les acteurs (institutions, OSC, Peuples Autochtones et communautés locales, des femmes) sur divers aspects liés aux changements climatiques ;Renforcer les capacités des acteurs sur la négociation internationale Transfert de technologies ;Favoriser le partage d’expérience entre les OSC des pays du Bassin du Congo
PeuplesPlaider pour la sécurisation juridique et connaissance des droits fonciers ;Faciliter l’accès des femmes issues des PA et CL à la terre ;Plaider sur le respect des engagements internationaux par les pays du Bassin du Congo ;Plaider pour faciliter l’élaboration et la mise en œuvre des instruments juridiques (loi et règlements) de protection des PA et CLPrendre en compte les savoirs traditionnels des PA dans la gestion des forêts ;Produire la documentation sur la situation des PA et CL ;
ClimatPromouvoir la prise en compte des savoirs locaux des femmes face à l’adaptation et la résilience face aux changements climatiques ;Mobiliser les parties prenantes pour l’atténuation, l’adaptation, la résilience face aux catastrophes naturelles ;Promouvoir les systèmes semenciers paysans ;Promouvoir les pratiques agroécologiques comme solution aux changements climatiques. Créer un fond multiaxe du Bassin du Congo sur les changements climatiques et la préservation de la biodiversité
VisibilitéOrganiser des Conférences de presse, side-events, roundtable with partners
GouvernanceAccélérer la structuration des OSC du Bassin du Congo OSC comme acteur de suivi des engagements climatiques

Vers Brazzaville et Belém : une dynamique à poursuivre

Au terme des travaux, les participants ont exprimé leur volonté de renforcer la coordination sous-régionale en vue de la COP 30. Une prochaine rencontre stratégique est prévue le 30 mai 2025 à Brazzaville pour approfondir la feuille de route et consolider les synergies.

La COP 30 est une opportunité décisive pour faire reconnaître l’importance planétaire de notre région. Le RADD appelle à une mobilisation de tous les acteurs – OSC, autorités, partenaires – pour que la parole des communautés forestières soit pleinement portée à Belém.

Pour le RADD, cet atelier représente une étape charnière dans l’affirmation de la société civile comme force de proposition et de veille sur les questions climatiques. Le Bassin du Congo, considéré comme le deuxième poumon de la planète, mérite une attention internationale proportionnelle à son importance écologique. Il est temps que les communautés qui le protègent soient reconnues, entendues et soutenues.

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Notes Conceptuelles COFECCC 2

compilation note conceptuelle

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Deuxième Convergence des Femmes du Cameroun sur les ChangementsClimatiques (COFECCC 2)

Sous le haut parrainage de M. HELE Pierre, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable, et dans un contexte où les répercussions du changement climatique s’intensifient, les femmes de la société civile du Cameroun organisent à Mbalmayo, au Cameroun, du 29 au 31 octobre 2024, la Deuxième Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques (COFECCC 2). Cet événement se déroulera sous le thème : « Efficacité et
Efficience des Stratégies de Lutte contre les Changements Climatiques au niveau National et
International. »

Cette convergence vise à renforcer les capacités des femmes face aux défis climatiques, en les positionnant comme des agentes clés dans l’action pour le climat. La COFECCC 2 s’appuiera sur les succès de la précédente édition pour proposer des solutions concrètes et des actions quotidiennes à mettre en œuvre pour faire face aux enjeux d’adaptation et d’atténuation climatique.
L’objectif général de la COFECCC 2 est de fournir des réponses concrètes aux mesures efficaces et efficientes de lutte contre les changements climatiques. Pour ce faire, l’atelier vise à faire un état des lieux de la situation climatique nationale et à examiner les aspects de la sexospécificité climatique. Il s’agira également de comprendre les enjeux liés à la finance climatique, notamment le crédit carbone, et d’identifier les activités éco-innovantes pour accélérer la transition vers une croissance verte. Les participantes seront formées sur les outils d’élaboration d’une note conceptuelle de projets verts, des
pistes de solutions concrètes seront proposées pour relever les défis d’atténuation et d’adaptation climatique au niveau national. Enfin, l’atelier visera à promouvoir les « meilleures pratiques environnementales féminines » à l’échelle nationale.
La COFECCC 2 rassemblera plus de 350 participantes, incluant des membres d’Organisations de la Société Civile féminines, des universitaires, des responsables politiques, des étudiantes. Les participantes seront sensibilisées aux enjeux climatiques actuels et formées sur des activités éco-rentables.
L’événement inclura des présentations en plénière, des ateliers pratiques, des éco-excursions, des séances de bien-être, une foire-exposition dédiée aux organisations de la société civile féminines. Des rencontres professionnelles B to B seront également organisées pour favoriser les opportunités d’affaires et renforcer les collaborations. La formation des participantes dans l’élaboration des notes conceptuelles offrira à des associations féminines, l’opportunité de présenter des projets spécifiques pour adresser, de façon significative, concrète, la question du changement climatique dans leur lieu de vie.
Le rendu de la COFECCC 2 sera un communiqué final contenant UN RECUEIL DE PROJETS de la société civile féminine en guise de réponse au problème du changement climatique et des recommandations.
Cette deuxième édition terminera par le tirage au sort de d’un projet issu d’une association, qui recevra un financement direct d’un million de francs de la part d’une entreprise citoyenne

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𝗟𝗘 𝗥𝗔𝗗𝗗 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗣𝗮𝗿𝘁𝗲𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘀𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗲𝗻𝘁 𝟮𝟮𝟬𝟬 𝗽𝗹𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗱’𝗮𝗿𝗯𝗿𝗲𝘀 𝗳𝗿𝘂𝗶𝘁𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗮𝘂𝘅 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁𝗲́𝗲𝘀

Le RADD travaille à la promotion d’un développement inclusif et durable, en mettant en place des initiatives en faveur de la justice sociale, économique, environnementale et climatique. Après les dégâts (destructions des arbres fruitiers) causés par le projet de construction de la ligne électrique sur l’axe Elat-Essé dans la Mefou et Afamba, région du Centre Cameroun, le RADD en collaboration avec l’association « Yembarack en Marche » et la Convergence des Femmes du Cameroun pour le Changement Climatique (COFECCC) a mis en place une opération de distribution de 2200 arbres fruitiers afin de replanter les vergers de cases détruits par ce passage sur une distance d’environ trente kilomètres. Le 12 mai 2024, plus de 300 membres du groupement Yembarak ont été dotés de 2200 arbres fruitiers afin de replanter les vergers de cases détruits par le passage de la ligne électrique sur l’axe Elat-Esse qui traverse leur territoire.

Cette vaste initiative multidimensionnelle a été réalisée grâce à l’appui de la Mairie d’Esse, avec la présence du Maire titulaire M. NDONGO BOUNI Martin Dejoies, qui a encouragé les initiateurs et a promis de leur offrir d’autres occasions pour multiplier et pérenniser cette initiative. Plus de 300 membres de cette communauté composés des enfants, des jeunes, des hommes et des femmes ont reçu au moins 8 plants, principalement d’avocatiers et de pruniers. L’initiative offre également une réponse à la demande de soutenir les communautés dans le renforcement de leur souveraineté alimentaire en leur offrant un développement endogène. Cela a également été une opportunité de sensibiliser l’opinion à la plantation d’arbres, qui est un acte salutaire pour le climat. Elle se présente également une activité à forte portée économique et répond à la volonté constante du RADD d’offrir des moyens de vie équitables aux communautés défavorisées et d’améliorer leurs conditions d’existence.

Tout en souhaitant que les communautés respectent les directives du président de Yembarack en Marche qui a souligné l’importance de planter les arbres reçus et de suivre leur développement, le Maire a annoncé la création d’un ‘Bois de Femmes’ dans la ville d’Esse qui sera porté par le RADD, l’association 𝗬𝗲𝗺𝗯𝗮𝗿𝗮𝗰𝗸 𝗲𝗻 𝗠𝗮𝗿𝗰𝗵𝗲’et la 𝗖𝗢𝗙𝗘𝗖𝗖𝗖, la faîtière d’organisation féminine porteuse du concept de Bois de Femmes.

Le RADD exprime sa gratitude envers tous ceux qui ont joué un rôle dans le succès de ce projet, en particulier l’équipe dynamique de Yembarack en Marche, les courageuses femmes de la COFECCC qui ont fait preuve d’une présence remarquable, les chefs traditionnels, le Maire de la Commune d’Esse tous les membres du RADD toujours engagés et les communautés qui ont fait preuve d’un grand honneur en se mobilisant massivement pour répondre très positivement à cet appel.

L’activité s’est terminée avec la joie des bénéficiaires, leur tranquillité et leur espérance qui se dégageaient de leur visage.

Merci à tous les partenaires financiers qui ont rendu cette action possible.

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FEMMES ET CHANGEMENT CLIMATIQUE: l’engagement des femmes Camerounaises

Pendant deux jours, les femmes, plus de 250 venues des dix régions du pays ont participé à la convergence des femmes du Cameroun sur les changements climatiques (COFECC) organisé du 22 au 23 janvier 2024 à la mairie de Yaoundé 1er par le Club des Stratégies des Femmes pour le Développement Durable (CSFD2) et le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD). Avec pour thème « Femmes camerounaises, debout face au changement climatique », cette convergence avait pour objectif d’apporter une réponse significative de l’action de la femme camerounaise face aux changements climatiques.

Pendant les 2 jours de travaux, plusieurs thématiques ont été exposées. Il était question de comprendre

milial l le changement climatique, les mesures d’adaptation et d’atténuation, la dette climatique, la finance climat et le compte rendu de la Cop 28 qui s’est tenu du 30 novembre au 12 décembre 2023 à Dubaï. Les femmes camerounaises ont reconnu le fait qu’elles sont les plus touchées par les effets du changement climatique en raison de leur statut (social, familial, financier et économique). Mais, le plus souvent, leurs voix ne sont pas entendues.

Au terme des travaux, elles ont pris l’engagement de poursuivre la sensibilisation pour encourager davantage de femmes à s’engager dans la lutte et à être présentes dans la plupart des instances de prise de décision. La COFECCC souhaite que le genre soit respecté dans la stratégie nationale de développement durable et d’adaptation au changement climatique. Que ces politiques prennent des mesures durables de lutte contre le changement climatique dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie de l’environnement… Les femmes du Cameroun entendent mobiliser les ressources financières adéquates pour soutenir les projets et initiatives portées par les femmes et exigent que soit facilité l’accès aux financements climatiques tels que « le fonds vert pour le climat ». Une déclaration a été rédigée par elles à l’effet de lancer un vibrant appel aux décideurs (gouvernement, bailleurs de fonds, organismes de développement national et international) pour une meilleure prise en compte des recommandations et surtout pour leur mise en œuvre.

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LA PARTICIPATION A L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES FEMMES AFRICAINES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

L’assemblée climatique des femmes africaines s’est tenue en Août 2023 au Nigeria.Le RADD y est représenté par 3 femmes dont 2 riveraines des agro-industries. Plus de 150 femmes ont pris part à cette importante rencontre des femmes africaines leaders, engagées dans les questions climatiques. La rencontre avait pour but d’élaborer une déclaration des femmes d’Afrique qui devait porter leur voix à la COP28. Cette rencontre a été un lieu de renforcement de capacités des femmes qui ont défini les changements climatiques, dégagé les causes, les conséquences ou les manifestions. Les femmes ont eu à échanger sur les vraies solutions aux cotés des fausses qui leurs sont imposées par les grandes puissances étrangères. Ces dernières refusent de regarder la vérité en face et d’adopter résolument des stratégies efficaces d’atténuation ou d’adaptation des changements climatiques. A travers cette déclaration finale des travaux, les femmes d’Afrique se sont prononcées sur leur avenir et le feront savoir à l’occasion de la COP28.