Chers acteurs du monde rural, paysans, chercheurs, universitaires du Cameroun et d’ailleurs, la FOSPAC 6 aura bel et bien lieu au Cameroun, l’Afrique en miniature, le « Continent », du 28 février au 1er mars 2026 pour pérenniser cette dynamique de promotion de la Semence Paysanne lancée par le RADD depuis 2020. Et depuis 2021, la FOSPAC est organisée dans ce sens. Et en 5 ans, des résultats sont encourageants. Tenez ! 8 cases de semences paysannes sont créées avec des équipes de gestionnaire installées. Une douzaine est en cours de création à travers le pays. Ces cases servent à conserver et à sauvegarder la semence paysanne. Nous invitons donc les Administrations, les ONGs, tous ceux qui pensent comme le RADD, que la semence paysanne est un pilier pour le développement des systèmes alimentaires sains et durables, à s’investir pour la réussite de ce grand rendez-vous des jeunes, des vieux acteurs du monde agricole afin d’assurer la souveraineté semencière et alimentaire à tous. Nous lançons un plaidoyer à l’endroit de nos États pour la défense des droits des paysans ; un plaidoyer pour dire non à l’UPOV.. Nous restons convaincus que nous aurons un monde sans effets néfastes du changement climatique grâce à une agriculture resiliente, biologique, saine, sans engrais chimiques de synthèse. Sauvegardons nos systèmes semenciers paysans, pillier de l’agroecologie paysanne pour une agriculture durable, pour des aliments sains et une bonne santé.
Le Hub Cop30 ou Hup de résistance par l'action. En Novembre 2024, La COFECCC a defini sa feuille de route au travers des notes conceptuelles élaborées à Mbalmayo. Pendant le Hubcop30, un accent sera mis sur la recherche des voies et moyens pour la mise en oeuvre de ce projet de société des femmes camerounaises face à la crise climatique. Des professionnels de la recherche du financement sont deja mobilisés pour nous accompagner. Comment partir d'une idée de projet à son implémentation. Ce sera une articulation centrale qui doit conduire à des pistes réelles, opérationnelles pour trouver des moyens de la réalisation les projets issus de notre recceuil de 50 notes conceptuelles. C'est la réponse des femmes du Cameroun aux changements climatiques, nos solutions que nous devons faire connaître aux decideurs, partenaires techniques et financiers. Proposer ses propres solutions qui sont des solutions feministes est aussi une façon de resister aux solutions qui nous sont imposéses par des corporations, les multinationales soutenues par les pays du Nord pollueurs et à plus de 90% responsables de la crise climatique. Une autre articulation sera de rejoindre nos représentants à Belem, à la Cop30 pour qu'ils nous donnent le compte rendu du déroulement de la COP. Nous comprendrons beaucoup mieux ce qu'est la COP et comment elles nous impactent au quotidien. La troisième articulation nous permettra d'aller dans les années 60 pour comprendre les valeurs originelles de la forêt et de l'eau dans notre vie d'aujourd' hui. Ce sera pendant la journée du 19 novembre que nous appellerons la journée des années 60. L'articulation sur le bien être est particulière. Nous allons devoir profiter de l'espace, forêt, eau, du fait de la preésence de la Sanaga, le sport, le camping, les seigneurs de la forêt, les pygmées qui seront gracieusement à notre disposition pour nous permetre de se refaire des forces, des énergies, se détendre, faire un silence, une véritable reconnection à la terre, à l'eau. Voilà en bref, l'aperçu du bouquet que nous offre le HUBCOP30 à la SANAGA CAMPING BEACH. *RENDEZ-VOUS DU 18 AU 19 NOVEMBRE 2025 A NKOTENG.
Le RADD vous invite à la Foire des Semences Paysannes de l’Afrique Centrale (FOSPAC5), sous le thème : « Construire une dynamique intergénérationnelle pour la promotion des systèmes semenciers paysans. » Les jeunes sont particulièrement attendus pour apprendre des aînés, innover, et contribuer au développement d’une agroécologie paysanne durable, assurant ainsi la relève pour un avenir agricole prometteur. Nous comptons sur une participation massive de tous les acteurs de la chaine pour faire de cet événement un véritable tournant en faveur des systèmes semenciers paysans. N’hésitez pas à partager l’information autour de vous. Venez nombreux, avec les membres de vos familles, associations, coopératives et vos amis
RADD invites you to the Central African Farmers’ Seed Fair (FOSPAC5) under the theme: « Building an Intergenerational Dynamic to Promote Farmers’ Seed Systems. »
Young people are especially encouraged to attend, learn from elders, innovate, and contribute to the development of sustainable peasant agroecology, ensuring a promising agricultural future.
We expect a massive participation of all stakeholders to make this event a true turning point for farmers’ seed systems. Please share this information widely and come in large numbers—with your family members, associations, cooperatives, and friends…
✨👇🏾Le formulaire d’inscription est prêt. Bien vouloir vous enregistrer en cliquant sur le lien
Les acteurs du Système Semencier Paysan se sont réunis à Matomb, dans le département du Nyong et Kelle, région du Centre Cameroun, autour d’une causerie paysanne sur le thème « la caractérisation des semences paysannes : enjeux et défis pour la promotion des systèmes semenciers paysans au Cameroun ».
Cette causerie s’inscrit dans le cadre des activités de promotion de la Semence Paysanne et du Système Semencier Paysan menées par le Réseau des Acteurs de Développement durable (RADD).
L’objectif principal de cet atelier était de renforcer les capacités des producteurs locaux sur la promotion de la semence paysanne par le biais de la caractérisation des différentes semences. Environ 150 participant(e)s, issu(e)s tant du secteur public que privé, ont pris part à cette initiative.
La semence, premier facteur de production, contribue à elle seule pour 40% au rendement de la production au Cameroun. Elle sert d’appoint aux activités agricoles qui sont la principale source d’emploi et de revenus de la population. Le Système Semencier Paysan constitue un levier important dans la production agricole car 80 % des semences proviennent du secteur non commercial ou non officiel, et notamment des semences de ferme (semences paysannes).
Le RADD, par le biais de cette causerie, a voulu sensibiliser les producteurs sur l’importance de la caractérisation de la semence paysanne en définissant les critères essentiels pour accroître leur compétitivité.
Pendant cette causerie paysanne, plusieurs enjeux du système semencier paysan ont été présentés entre autres :
L’adaptation aux conditions locales, ce qui permet de maintenir la résilience des cultures face aux maladies, aux changements climatiques
Pour les communautés, la semence paysanne renforce la souveraineté alimentaire
Les semences paysannes sont souvent accessibles à des coûts moindres pour les agriculteurs locaux, ce qui améliore leur économie et leur sécurité alimentaire
Le système semencier paysan favorise la transmission des connaissances ancestrales sur la culture des plantes et la sélection des semences adaptées.
Résistance à l’homogénéisation agricole : Face à la tendance mondiale vers une agriculture intensive et standardisée, les semences paysannes offrent une alternative en préservant la diversité des cultures et en promouvant des pratiques agricoles durables.
Des défis juridiques et réglementaires existent. Le système semencier paysan fait face aux défis liés aux régulations strictes sur les semences et aux lois sur la propriété intellectuelle, qui peuvent restreindre la libre circulation et l’utilisation des semences paysannes
Le risque de contamination génétique n’est pas moindre. Avec la diffusion croissante des cultures génétiquement modifiées et des variétés hybrides, il existe un risque de contamination génétique des semences paysannes
Dans son exposé, le Dr Likeng a montré que même si des efforts sont faits de part et d’autre par les producteurs, la commercialisation de la semence paysanne reste confrontée à un défi fondamental qui est la caractérisation de celle-ci. L’absence de la caractérisation compromet fortement sa commercialisation car elle fait face au manque de professionnalisme et d’engagement des producteurs locaux. Cette caractérisation passe par le renseignement sur les étiquettes des informations telles que l’origine de la semence, son rendement, son mode de production et de conservation, l’année de production et les techniques de production.
C’est ainsi que, les participants venus de plusieurs régions du Cameroun ont travaillé en ateliers pour proposer des solutions en vue d’améliorer la qualité des produits mis sur les marchés. Cette rencontre a été l’occasion pour les participants d’exposer leurs diversités semencières et les produits issus de l’agroécologie paysanne. Les échanges sur la caractérisation des semences paysannes permettent de développer nos propres systèmes de contrôle afin de garantir la qualité des semences paysannes pour qu’elles soient compétitives sur le marché des semences. Ces causeries paysannes prolongent la réflexion et les actions en faveur de la revalorisation de la semence paysanne, de la maitrise des systèmes alimentaires, une garantie de la souveraineté semencière et alimentaire que le RADD et plusieurs partenaires locaux et nationaux portent depuis bientôt 5 ans. Vivement que soient reconnus ces systèmes semenciers par le législateur Camerounais pour assurer leur pérennisation et leur intégration dans la politique agricole nationale.
présentation de l’équipe du RADDvisite des produits exposésvisite des produits exposésvisite des produits exposésvisite des produits exposésvisite des produits exposésexposés et débatsexposés et débatsexposés et débatsexposés et débatstravaux en groupetravaux en groupetravaux en groupeMelon issu de l’agroécologie paysanne
TIC TAC TOC TUC, à quelques jours de la fête de la semence paysanne à Esse dans la Mefou et Afamba, nous accueillons nos invités et partenaires étrangers (mali et Suisse). Le RADD a innondé de joie les cœurs des femmes de BIKOK ce jour par une immense formation en transformation des produits issus de l’agroécologie. Ce fût un moment conviviale et un espace d’échange des techniques de valorisation des produits agricoles locaux en présence des femmes de la COFERSA et des Jardins d’Hambe du Mali ainsi que de nos partenaires Suisses.
LA SENSIBILISATION POUR LA 4 ÉDITION DE LA FOSPAC CONTINUE
La communication de masse sur FOSPAC4 se déroule dans les différentes stations de radio et de télévision. Tous les aspects liés à l’organisation et au succès de la fête de la semence paysanne sont développés et expliqués à des milliers d’auditeurs et de spectateurs.
les préparatifs de notre fête s’intensifie
A une semaine de notre foire une séance de travail avec Monsieur le Maire de la commune d’Esse s’est tenue. Elle avait pour but d’évaluer les avancées de la logistique à ESSE.
L’évaluation des différentes commissions a été effectuée. Ensemble, nous avons évalué tout ce qui est déjà fait, ce qui reste à faire et comment se déployer durant la foire.
Les tentes seront disponibles au plus tard dimanche afin de monter le village de la foire et constituer les différents stands. les chaises et les tables sont déjà disponibles. Les lieux d’hébergement réservés, les correspondances et demande de manifestation déposées.
visite sur le site de construction de la case de semence d’ESSEvisite sur le site de construction de la case de semence d’ESSEvisite sur le site de construction de la case de semence d’ESSE
Les badges, attestations et invitations sont déjà prêts
Chers participants à la 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰 , nous poursuivons avec notre série sur les notes de lecture pouvant vous faciliter la compréhension des thématiques qui y seront développées. Nous examinons ici les interactions entre le Traité International sur les Ressources Phyto génétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture ( 𝗧𝗜𝗥𝗣𝗔𝗔 ) et l’ Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales ( 𝗨𝗣𝗢𝗩 ).
Nous le savons tous, les droits des agriculteurs font partie des principaux éléments du 𝗧𝗜𝗥𝗣𝗔𝗔. Leur application efficace est primordiale pour garantir l’équité dans le système de production et favoriser la conservation et l’utilisation durable des ressources phyto génétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Ces objectifs ne peuvent être réalisés sur si les pratiques des agriculteurs en matière de Conservation, Vente et Échange de semences sont protégées.
La protection des droits d’obtenteur, conférée par la Convention internationale pour la Protection des Obtentions Végétales devrait être compatible avec la reconnaissance des droits des agriculteurs, dans son interprétation à l’aide des modifications des dispositions pertinentes.
Dans son préambule, le 𝗧𝗜𝗥𝗣𝗔𝗔 affirme que » les droits reconnus par le présent Traité de Conserver, utiliser, échanger et vendre des semences de ferme et d’autres matériels de multiplication [… ] sont un élément fondamental de la concrétisation des droits des agriculteurs [… ] « . Son article 9 énonce plusieurs composantes des droits des agriculteurs.
Et par conséquent, toute disposition contenue dans d’autres instruments internationaux qui limitent ou empêchent la Conservation,l’Utlisation et la vente ne contribuerait pas, mais nuirait à la réalisation des droits des agriculteurs.
La Convention internationale pour la Protection des Obtentions Végétales ( ci-après la Convention de l’ 𝗨𝗣𝗢𝗩 ) telle que modifiée en 1978 est communément interprétée de telle manière que le droit d’obtenteur ne s’étend pas aux actes de Conservation ou d’échange accomplis par les agriculteurs étant donné que la Convention n’établit que des droits exclusifs relatifs à la commercialisation ( ou l’offre à la vente ) du matériel de reproduction ou de multiplication de la variété protégée.
Dans la révision de la Convention de l’ 𝗨𝗣𝗢𝗩 de 1991, le droit des agriculteurs a été négligé et passé dans le silence dans le texte définitif adopté par la conférence diplomatique de la 𝗙𝗔𝗢. Cette Convention modifiée de 1991 est plus restrictive que la version de 1978 en ce qui concerne les droits des agriculteurs.
Les droits d’obtenteur à caractère exclusif consacrés par le paragraphe 1 de 𝒍’𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒍𝒆 14 permettraient à l’obtenteur d’interdire aux agriculteurs de Conserver et d’Échanger les semences des semences, à moins que la loi interne ne prévoie une exception ( facultative ).
En somme, la Convention de l’𝗨𝗣𝗢𝗩 telle que révisée en 1991 ne contribue pas à la mise en œuvre des droits des agriculteurs, mais y fait obstacle.
Le régime juridique international est par conséquent contradictoire, car , d’un côté, il reconnaît le droit des agriculteurs de conserver, échanger et vendre des semences et, de l’autre, il restreint ce droit si un pays est lié à la Convention de 1991 de L’𝗨𝗣𝗢𝗩 telle qu’elle est interprétée actuellement. Les agriculteurs sont ainsi sanctionnés civilement ( et parfois pénalement ) pour des actes qui devraient être considérés légitimes et qui servent les intérêts que présentent , pour la société, l’agriculture durable et la souveraineté alimentaire.
Lu pour vous par 𝑫𝒓 𝑯𝒖𝒃𝒆𝒓𝒕 𝑴𝑬𝑵𝒀𝑰𝑬́ 𝑴𝑬𝑺𝑺𝑰, 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒍’𝑬́𝒕𝒆𝒓𝒏𝒆𝒍.
En effet, La FOSPAC est l’activité phare du Programme de Promotion des Systèmes Semenciers Paysans (PSSP) initié par le RADD en 2020. Le thème choisi pour cette édition est une suite logique des résolutions prises, ainsi que, les résultats enregistrés lors des précédentes éditions.
𝑻𝑰𝑹𝑷𝑨𝑨, 𝑼𝑵𝑫𝑹𝑶𝑷, 𝑼𝑷𝑶𝑽 : 𝒄𝒉𝒆𝒓𝒄𝒉𝒆𝒛 𝒍’𝒆𝒓𝒓𝒆𝒖𝒓 !
Chers participants à la 4e édition de notre Foire des Semences Paysannes du Cameroun (𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰) afin de nous permettre de nous familiariser avec la terminologie qu’utiliseront les experts, nous vous proposons cette note de lecture.
Il est bon de rappeler que l’objectif de cette Foire des Semences Paysannes du Cameroun ( 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰 ) est de parvenir à 𝙡𝙖 𝙨𝙤𝙪𝙫𝙚𝙧𝙖𝙞𝙣𝙚𝙩𝙚́ 𝙖𝙡𝙞𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙞𝙧𝙚 en unissant solidairement les petits et moyens producteurs agricoles du Cameroun, du bassin du Congo, d’Afrique de l’Ouest et pourquoi pas du monde. Ce noble objectif passe par la promotion, la valorisation,la conservation et la reconnaissance des 𝙎𝙮𝙨𝙩𝙚̀𝙢𝙚𝙨 𝙎𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙞𝙚𝙧𝙨 𝙋𝙖𝙮𝙨𝙖𝙣𝙨 ( 𝙎𝙎𝙋 ) avec leur corollaire qu’est la 𝙎𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙋𝙖𝙮𝙨𝙖𝙣𝙣𝙚 ( 𝙎𝙋)
Le 𝐑𝐀𝐃𝐃 et ses partenaires rejoignent en cela la 𝐕𝐢𝐚 𝐂𝐚𝐦𝐩𝐞𝐬𝐢𝐧𝐚 qui a arraché de haute lutte, auprès de la FAO, la reconnaissance des Droits des agriculteurs et leur réalisation par les différents gouvernements,partie contractante, dans leur législation nationale, tout au moins en ce qui est des ressources photogéniques pour l’alimentation et l’agriculture.
C’est donc quoi le 𝑻𝑰𝑹𝑷𝑨𝑨, l’ 𝑼𝑵𝑫𝑹𝑶𝑷 et l’𝑼𝑷𝑶𝑽 ?
Relevons d’emblée que le TIRPAA et L’UNDROP sont des outils juridiques proposés aux parties contractantes par la FAO, tandis que l’UPOV est un cadre réglementaire international développé par et pour le système semencier industriel qui exclut et criminalise les SSP.
𝑻𝑰𝑹𝑷𝑨𝑨
Le Traité International sur les Ressources Phyto génétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture est un accord international dans le cadre de la𝐅𝐀𝐎 dont l’objectif est de conserver et utiliser durablement des ressources Phyto génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, de partager de façon juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation en harmonie avec la Convention sur la Diversité Biologique ( 𝐂𝐃𝐁 ) pour une agriculture durable et pour la sécurité alimentaire. Ces objectifs sont atteints par
l’établissement des liens étroits entre ledit Traité et la FAO, ainsi que la CDB. Cf article.1,al.1et 2.
Ce Traité est un corpus de 35 articles y compris des annexes, et dont l’Article 9 sur les Droits des agriculteurs justifie amplement l’organisation des foires de semences paysannes.On ne saurait passer outre l’article 10 et suivants sur le fameux Système multilatéral d’accès et de partage des avantages qui a conduit à dresser une liste de 64 espèces cultivées couvertes par ledit Système multilatéral.pour votre gouverne, soulignons qu’il s’y trouve des espèces qui nous sont familières ,et entre autres : le maïs, l’aubergine,la pomme de terre, l’igname, la patate douce,le manioc la banane, le riz, le pois cajan et le tournesol.
Enfin, ce Traité consacre des termes à la signification y indiquée :
• » Conservation in situ » : conservation des écosystèmes et des habitats naturels ainsi que le maintien et la reconstitution de populations d’espèces viables dans leur milieu naturel et, dans le cas des espèces végétales cultivées, dans leur milieu où se sont développés leurs caractères distinctifs.
• » Conservation ex situ » désigne la conservation de ressources Phyto génétiques pour l’alimentation et l’agriculture en dehors de leur milieu naturel ( exemple des cases ou banques de semences).
• » Ressources Phyto génétiques pour l’alimentation et l’agriculture » désigne le matériel génétique d’origine végétale ayant une valeur effective ou potentielle pour l’alimentation et l’agriculture.
• » Matériel génétique » désigne le matériel d’origine végétale, y compris le matériel de reproduction et de multiplication végétative , contenant des unités fonctionnelles de l’hérédité.
• » Variété » désigne un ensemble végétal, d’un taxon botanique du rang le plus bas connu , défini par l’expression reproductible de ses caractères génétiques.
* Le taxon est une unité quelconque ( genre, famille, espèces, sous-espèces, etc ) des classifications hiérarchiques des êtres vivants.
• » Collection ex situ » désigne une collection de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture conservées en dehors de leur milieu naturel.
• » Centre d’origine » désigne une zone géographique où une espèce végétale , cultivée ou sauvage, a développé pour la première fois ses caractères distinctifs.
• » Centre de diversité végétale » désigne une zone géographique contenant un haut niveau de diversité génétique pour les espèces cultivées dans des conditions in situ.
√ Je me permets d’observer que le fait, pour la 𝐅𝐀𝐎 de parler de la sécurité alimentaire plutôt que de la souveraineté alimentaire comme 𝐀𝐅𝐒𝐀, la Via Campesina ou le RADD et ses partenaires, peut laisser craindre une influence néfaste des entreprises commerciales des intrants chimiques ( 𝑀𝑂𝑁𝑆𝐴𝑁𝑇𝑂 𝑒𝑡 𝐵𝐴𝑌𝐸𝑅 ). L’on est en droit de se demander s’il faut sacrifier la qualité de vie et la bonne alimentation au profit de sombres intérêts financiers et commerciaux.
2. L’ 𝑼𝑵𝑫𝑹𝑶𝑷
La traduction de cet acronyme anglo-saxon en français signifie : Déclaration des Nations -Unies sur les Droits des paysan-ne-s et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.
Adoptée par l’AG des Nations -Unies en 2018 après 20 ans de mobilisation de la Via Campesina et de ses alliés, et de 6 ans de négociation au sein de 𝐥’𝐎𝐍𝐔, cette Déclaration répond aux nombreuses formes de discrimination auxquelles sont confrontés les paysan-ne-s et les autres personnes travaillant dans les zones rurales. Elle comporte 28 articles dont les articles 4 à 7 qui affirment :
– le Droit à la terre et aux autres ressources naturelles
– le Droit à la terre des femmes rurales.
Quoi de plus normal pour ces premières victimes de la faim, de l’extrême pauvreté, des expulsions forcées,des déplacements et de la criminalisation que sont les jeunes, les enfants,les personnes âgées, les personnes handicapées et les femmes. Ils jouent pourtant un rôle essentiel dans la souveraineté alimentaire.
L’UNDROP exige des Etats le soutien et la création et le développement d’organisation fortes et indépendantes des paysan-ne-s et d’autres personnes travaillant dans les zones rurales ; ainsi que la mise sur pied de mécanismes de suivi qui servent à contrôler la mise en œuvre de la Déclaration UNDROP à tous les niveaux. Saluons encore le RADD et ses partenaires qui, dans cette optique, ont à la faveur de la FOSPAC3 élaboré la « 𝘿𝙚́𝙘𝙡𝙖𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙’𝙀𝙨𝙨𝙚́, » amendée ensuite à Nanga Eboko, et dont on attend une appropriation par les participants à la présente édition et un plaidoyer auprès des gouvernants.Ils devront aussi s’inspirer du prototype de Loi sur la reconnaissance des SSP initié par 𝐀𝐅𝐒𝐀 en vue d’une action internationale.
Soulignons que 121 Etats, avaient voté en faveur de l’adoption de cette Déclaration parmi lesquels la Côte d’Ivoire, le Gabon, la RCA, le Mali, la RDC, le Congo, le Bénin, et l Tchad.
Malheureusement , le Cameroun s’était aligné avec les 54 Etats qui avaient opté pour l’abstention.
Néanmoins, 𝐆𝐃𝐀 ( Green Development Advocates ) a initié en juillet 2023 un plaidoyer appelant l’État à intégrer cette résolution dans son corpus juridique.
3. L’ 𝑼𝑷𝑶𝑽
Elle apparaît ici comme l’intrus du fait qu’elle prend à revers les actes du TIRPAA et de L’UNDROP.
L’UPOV ou l’Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales, et dont le siège est à Genève, est une organisation intergouvernementale créée en 1961.Très souvent connue sous le nom de la Convention UPOV, elle est néfaste aux droits des paysans sur la semence.
Elle compte 79 membres où figurent très peu d’Etats africains, pour ne pas dire aucun. Ils ont mis en place 2 cadres règlementaires distincts sur l’obtention végétale :
– un pour les semences commerciales
– un pour les systèmes Semenciers Paysans.
Ceci a abouti à la mise sur pied du Certificat d’Obtention Végétale. Relevons que l’obtention végétale est une variété végétale créée par l’homme grâce à la biotechnologie. Le système de protection végétale s’applique à l’ensemble du règne végétal. Les variétés sauvages en sont exclues.
Toutefois, si l’homme apporte une amélioration à cette variété sauvage, l’obtention peut être protégée.
Pour bénéficier d’une protection, une variété doit être nouvelle, distincte , homogène et être désignée par une dénomination appropriée. On parle alors des critères 𝐃𝐇𝐒.
Pour terminer, notons qu’il y a une différence entre 𝒍𝒆 𝑪𝒆𝒓𝒕𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂𝒕 𝒅’𝑶𝒃𝒕𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏 𝑽𝒆́𝒈𝒆́𝒕𝒂𝒍𝒆 ( 𝑪𝑶𝑽 ) et le Brevet . Contrairement au COV, le Brevet ne s’adapte pas au vivant ainsi qu’à sa spécificité ; il ne permet pas d’avoir accès aux ressources génétiques de la plante et donc ne permet pas de ressemer ses propres semences.
Le 𝑪𝑶𝑽 permet d’assurer à son obtenteur un monopole d’exploitation de la variété protégée pendant 30 ans, mais autorise l’utilisation de cette variété protégée pour en sélectionner une nouvelle et la commercialiser si elle est suffisamment distincte.
Chers participants à la 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰 voilà quelques pistes de réflexion pouvant vous permettre de mieux suivre les experts pendant leurs présentations.Vous pourrez alors faire des interventions pertinentes.
Depuis plus de 15 ans, le RADD travaille sur l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables en mettant un accent sur l’autonomisation et l’indépendance économique de la femme et de la jeune fille. Le renforcement des capacités de celles-ci dans la création et le développement des Activités Génératrices de Revenus (AGR) qui valorisent les ressources du terroir constituent un apport important dans l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD 2, 5, 12…).
C’est le but du Forum sur l’Autonomisation Économique de la Femme (FAEF) que le RADD organise à Esse du 9 au 11 Août 2023 dont le thème est « Femmes Autonomes et Souveraines de leur Alimentation ». Ce forum ouvre ses portes et donne la possibilité à plus de 150 jeunes de se former gratuitement à des métiers porteurs dans des domaines divers. Les participants du FAEF vont acquérir des connaissances et développer leurs capacités dans l’agriculture, l’élevage conventionnel et non conventionnel, l’agroécologie, le E-commerce et surtout, dans la transformation des produits locaux qui est un axe important de la Stratégie Nationale de Développement à l’horizon 2030 (SND30) en faveur de la politique de l’import substitution et du développement de l’économie locale. Ce forum va permettre de consolider notre souveraineté alimentaire.
Activités prévues
Formation des femmes aux techniques de transformation et de conservation des produits issus de leurs exploitations familiales pour assurer la souveraineté alimentaire ;
Facilitation de l’accès aux technologies de transformations et de conservation ;
Mise en place d’un espace d’échanges entre les femmes pétries d’expérience et la jeunesse pour assurer une meilleure continuité des actions entreprises dans le secteur de l’agroalimentaire au Cameroun ;
L’éveil des consciences du public et particulièrement de la jeunesse sur les possibilités d’action qui existent dans la valorisation des produits agro pastoraux et forestiers non ligneux.
Le FAEF fut un grand moment de formation. Pendant trois jours soit du 09 au 11 aout 2023, plus de 300 femmes se sont formées sur vingt-cinq (25) modules. Les secteurs d’activités ciblés ont été les suivants :
l’élevage ;
l’agriculture ;
la transformation des matières premières issues des exploitations familiales des femmes ;
l’environnement ;
la gestion des entreprises.
L’objectif de ces formations était non seulement d’accompagner les femmes dans leur autonomisation mais aussi de renforcer la souveraineté alimentaire dans notre pays.
Enregistrement des participantscérémonie d’ouverture Cérémonie d’ouvertureSpaghetti à base de farine localeremise de cadeaux du jeu concoursremise des cadeaux du jeu concoursRemise des cadeaux du jeu concours Restitution des atelier de formation restitution atelierprix du meilleur foulard noué chez les hommesJeu concours de la meilleurs façon de nouer son foulardRemise du parchemin à une participante Remise des parchemins