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Axes Prioritaires Défense des droits des femmes Non classé

LE RADD AU CŒUR DE L’ACTION SOCIALE : PARTICIPATION À CÉRÉMONIE LA PRÉSENTATION OFFICIELLE DU GUIDE SOCIAL DE PILOTAGE DES PROJETS ORGANISE PAR LE MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES (MINAS)

Yaoundé, 6 mai 2025 – Dans un contexte de renforcement de la gouvernance sociale des projets au Cameroun, le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD) a marqué sa présence à la cérémonie de présentation du tout nouveau Guide Social de Pilotage des Projets, tenue à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé.

Sous la présidence de Mme Pauline Irène Nguene, Ministre des Affaires Sociales, la cérémonie a réuni des partenaires techniques et financiers, dont la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Projet de Développement des Chaînes de Valeurs Agricoles (PDCVA). Le RADD, en tant qu’acteur engagé sur le terrain, a activement contribué à l’élaboration du guide et salue cette publication comme une avancée majeure pour la durabilité sociale des projets.

Des outils concrets pour prévenir les risques sociaux

Point d’orgue de la cérémonie : la présentation par Mme Wendjel Caroline, Chef de la Brigade de Contrôle de la Conformité Sociale des Projets. Le document de 110 pages a été sommairement décortiqué par Mme le chef de brigade, qui a rappelé son contexte d’élaboration, montré les fondements du guide et la partie la plus importante, celle réservée à la manifestation et la gestion des risques qui constitue le cœur du guide social de pilotage des projets. Intitulé cadre référentiel du contrôle de CSP ; cette partie a été élaborée sous forme de tableaux, 3 modèles pour l’évaluation sociale préalable, et 3 pour le suivi de la Conformité Sociale des Projets (CSP) favorisant ainsi une prise de décision informée et responsable.

Vers une nouvelle culture de gestion des projets au Cameroun

Mme la Ministre, après avoir donné la parole aux représentants des PTF, a clôturé l’activité. Dans son allocution de clôture, Mme la Ministre a exprimé sa satisfaction face à l’adhésion des parties prenantes et a encouragé la mise en œuvre rigoureuse du guide sur le terrain. La cérémonie s’est achevée sur une photo de famille et un moment de convivialité, symboles d’un engagement collectif pour un développement plus équitable et inclusif.

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Défense des droits des femmes

LES FEMMES AFRICAINES DISENT NON AUX ACCAPAREMENTS DES TERRES

Les occupations des terres par les projets extractivistes (grandes plantations de monocultures d’arbres, exploitations minières, exploitations forestières, projets de barrage, …) sont les causes de nombreuses injustices sur les communautés rurales en Afrique et dans la majorité des pays du Sud. Pourtant, les populations rurales sont majoritaires, occupant parfois plus de 80 pour cent de la population totale dans ces pays. Abandonnées à elles-mêmes, ces communautés s’organisent avec l’appui des partenaires pour défendre leurs droits littéralement bafoués par les entreprises qui occupent leurs terres avec la complicité des Etats. Les femmes, subissent les lourdes conséquences de ces systèmes capitalistes. Depuis l’année 2016, le RADD avec l’appui d’EPER a mis en place un projet d’accompagnement des femmes pour la défense de leur droit au Cameroun et dans la Région Afrique. Rendu à sa 7ième année, le projet les ‘Femmes Africaines disent NON aux agroindustries’ implique sereinement avec des milliers de femmes autour des agroindustries qui sont structurées en organisation de défense de leurs droits et interviennent officiellement et légalement sur leur territoire de compétence pour dénoncer, mener des plaidoyers vers les décideurs et entretiennent des relations de solidarité et se soutiennent mutuellement entre femmes impactées à travers l’Afrique. Le présent rapport revient sur les avancées de cette dynamique au cours de l’année 2024.  Il s’articule autour des actions de renforcement de capacités des riveraines, des actions de plaidoyer vers les décideurs et de dénonciation des abus dont elles sont victimes.

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Autonomisation économique de la femme

L’AGROECOLOGIE PAYSANNE COMME PILIER DE LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE : LE RADD S’EN APPROPRIE

Dans ses missions, le RADD s’attaque aux injustices sociales, économiques, environnementales, climatiques qui sont entretenues par les systèmes ambiants. Il s’agit pour l’association de mobiliser les ressources humaines, matérielles et financières pour agir de façon concrète et efficace contre les violences et les abus de toutes sortes, particulièrement ceux exercés sur les femmes ; contre l’accaparement des terres par des entreprises industrielles ; contre les dépendances alimentaires et la fragilisation des systèmes alimentaires ; contre les conséquences du dérèglement climatique qui sont à l’origine des famines, des guerres, des instabilités politiques, des inégalités sociales… Depuis sa création en 2009, le RADD œuvre pour un développement inclusif et durable. Cette année 2024, ces missions se sont intensifiées au niveau local, national, dans la sous-région Afrique Centrale et dans la région Afrique, grâce à l’appui de ses multiples partenaires et particulièrement celui de Thousand currents. Dans le cadre de ce financement tactique, le RADD a mobilisé plus d’un millier d’acteurs autour des programmes de promotion de l’agroécologie paysanne et d’autonomisation des femmes et des jeunes dans le but de renforcer durablement la souveraineté alimentaire. Le présent rapport revient sur ces activités. Il s’articule sur les témoignages illustrés, les résultats obtenus et les défis futurs.

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Médias Photos

Loisir et bien-être pendant les activités du RADD

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Evènements Promotion des systèmes semenciers paysans

5ième édition de la FOSPAC

Le RADD vous invite à la Foire des Semences Paysannes de l’Afrique Centrale (FOSPAC5), sous le thème : « Construire une dynamique intergénérationnelle pour la promotion des systèmes semenciers paysans. » Les jeunes sont particulièrement attendus pour apprendre des aînés, innover, et contribuer au développement d’une agroécologie paysanne durable, assurant ainsi la relève pour un avenir agricole prometteur.
Nous comptons sur une participation massive de tous les acteurs de la chaine pour faire de cet événement un véritable tournant en faveur des systèmes semenciers paysans. N’hésitez pas à partager l’information autour de vous. Venez nombreux, avec les membres de vos familles, associations, coopératives et vos amis

RADD invites you to the Central African Farmers’ Seed Fair (FOSPAC5) under the theme: « Building an Intergenerational Dynamic to Promote Farmers’ Seed Systems. »

Young people are especially encouraged to attend, learn from elders, innovate, and contribute to the development of sustainable peasant agroecology, ensuring a promising agricultural future.

We expect a massive participation of all stakeholders to make this event a true turning point for farmers’ seed systems. Please share this information widely and come in large numbers—with your family members, associations, cooperatives, and friends…

✨👇🏾Le formulaire d’inscription est prêt. Bien vouloir vous enregistrer en cliquant sur le lien

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Autonomisation économique de la femme

RADD en Action : formation des Populations Vulnérables pour une Autonomisation économique

Dans un monde où les inégalités sociales et économiques persistent, l’autonomisation des populations vulnérables devient une priorité. Le Réseau d’Actions pour le Développement Durable (RADD) est profondément engagé dans la mission d’autonomisation des populations vulnérables et s’engage activement dans cette mission cruciale. Dans le cadre du développement durable et de la réduction de la pauvreté, la valorisation des produits agropastoraux se révèle être une stratégie efficace. Cette approche vise à transformer les produits agricoles et pastoraux en biens à haute valeur ajoutée, contribuant ainsi à la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) pour les communautés locales

Ces projets d’autonomisation du RADD visent à Renforcer les compétences des individus par le biais de formations professionnelles et d’ateliers pratiques avec comme impact :

  • Augmentation des Revenus : Amélioration des revenus des personnes vulnérables grâce à la vente de produits à haute valeur ajoutée.
  • Création d’Emplois : Génération de nouvelles opportunités d’emploi au sein des communautés .
  • Soutien à l’Économie Locale : Dynamisation de l’économie locale par la création de la chaîne des valeurs.

Dans ce cadre, plusieurs formations ont été organisé

Ce 19 octobre 2024, le RADD a formé une centaine de femmes aux techniques de valorisation de produits agro pastoraux et forestiers non ligneux pour la création des Activités Génératrices de Revenus. L’activité a été rendue possible grâce à la facilitation de Me Bertille Batang, conseillère juridique du RADD. Cette fervente chrétienne de l’église ‘Winners Chapel’ de Biyem Assi Yaoundé Cameroun a mobilisé les déplacées de la guerre du NOSO et autres femmes défavorisées pour les doter des outils afin de construire leur autonomie économique. Cette formation confirme une fois de plus l’ambition du RADD et de cette église de promouvoir la justice économique. Le droit à l’économie étant un droit inaliénable pour toute personne, particulièrement pour la femme et surtout celles victimes de la guerre.

Du 28 Octobre au 1er Novembre 2024, le RADD, invité par la CNOP-Congo, a participé activement à l’autonomisation des femmes et des filles des communautés plus précisément dans le district de Mokeko, Congo Brazzaville.

L’objectif de cette formation portait sur l’autonomisation des femmes riveraines autochtones et Bantou des Sept villages impactés par la SANGHAPALM dans le district de Mokeko, département de la SANGHA, sur les techniques de transformation des racines et tubercules en chips et sur l’utilisation d’un moulin à pâte de manioc.

La journée du 28 octobre était consacrée à la formation proprement dite. Plus de 100 femmes et jeunes filles accompagnées de leurs différents chefs traditionnels et provenant des villages Elongué – Membesse – Ngandemessoso – sombolo – Kérembéré – grand Kadenko et petit Kadenko, se sont réunis tous à grand Kadenko pour se faire former dans les techniques de production des chips à base du manioc, macabo et plantain ainsi que sur l’utilisation et la maintenance d’un moulin à pâte de manioc. Les femmes ont pu produire elles-mêmes ces variétés de chips et ont apris à démarrer elles mêmes leur moulin et écraser leur manioc trempé en pâte de manioc, à la grande satisfaction de la Cnop Congo, parrain de l’événement.

Le 29 Octobre était exclusivement prévu pour la remise des petits matériels de transformation des chips ainsi que les moulin à pate de manioc dans les Sept villages impactés par la SANGHAPALM. Ces appuis leur permettront de diminuer la pénibilité des tâches pendant la production du kouanga qui est le principal accompagnement de tous les mets du terroir. Elle pourront ainsi augmenter leurs productions et leurs revenus.

Les femmes riveraines du district de Mokeko très impressionnées du geste et de l’attention que leur accorde la Cnop Congo, l’ont couverte de merci et de bénédictions. Qui dit merci en redemande.

C’est sur cette note de satisfaction que nous prendrons congé de ces communautés vulnérables.

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Défense des droits des femmes

Solidarité et Résilience : 8 associations de Femmes Riveraines des Agro-industries se Rassemblent à Eseka

Le RADD et son partenaire EPER sont en conclave avec les 08 associations des riveraines des agro-industries dès ce jour 06 novembre 2024, et ce, jusqu’au 07. L’épicentre des travaux de ce jour aura été l’évaluation des plans d’action de chacune des associations, celui du RADD et surtout la formation sur  » Le comportement des leaders activistes face aux risques encourus dans le cadre de la défense de leurs droits; » formation dispensée par Mme Evina Zéh Prudence Aimée d’AFRISO Nkoteng. Globalement, les associations rencontrent les difficultés liées à la mobilisation des riveraines pour la défense de leurs droits, l’insuffisance des moyens financiers ainsi que la lenteur pour la plupart à légaliser leurs organisations. Spécifiquement, elles développent des projets visant à leur autonomisation économique grâce à l’appui financier du RADD, et en perspective, elles entendent élaborer des plaidoyers soit pour l’acquisition des cahiers de charges, soit pour l’obtention de l’espace vital.

En ce qui concerne la formation sur le comportement face aux risques encourus dans la défense de leurs droits, elle a porté sur la définition de l’activisme et de l’activiste, l’identification des menaces, la solidarité entre activistes, les alertes à donner et bien d’autres stratégies visant à assurer leur sécurité et celle de leurs proches.

La Secrétaire Exécutive du RADD a exhorté les riveraines à rester focus sur le principal objectif de leur combat: la restitution de leurs terres et à s’approprier cette lutte, et non à s’attarder sur les petits appuis financiers que leur apporte le RADD, et qui ne sont qu’un viatique pour leur permettre de tenir la route. À l’entame des travaux, on a assisté à une innovation : l’entrée solennelle des différentes délégations en chanson, la présentation des participantes et la formulation de leurs attentes. En sa qualité d’association hôte de l’événement, AFERISE ( SOCAPALM Éséka ) par sa présidente Mme NGO LIBONG Gertrude Epse SOGOL a prononcé le mot de bienvenue aux différentes délégations. Les travaux se clôturent demain par l’énonciation des PRIORITÉS POUR 2025; LE PROPOS DE SILVA, Responsable des thématiques sur l’accaparement des terres à EPER, notre partenaire.

L’histoire de ces assises s’est écrite en lettres d’or dans cette ville chargée d’histoires. Cette 2e journée a démarré par le débriefing de la veille. Le constat fait est que chaque riveraine a déjà intégré les enjeux de la lutte à mener contre ces entreprises extractivistes. Silva d’EPER a opportunément présenté la structure hiérarchique de ces entreprises , les sociétés-mères, leurs banques, leurs développeurs de stratégies sur le développement durable et leurs clients, arc-boutés sur les questions d’éthique et attributaires de la certification RSPO,et qui sont toutes basées en Suisse. L’objectif ici est que les riveraines portent à l’attention du RADD tous les abus, maltraitances, et autres injustices occasionnées par l’entreprise afin qu’il les relaie auprès d’EPER pour une action en direction de tous ces intervenants. Ceci pourrait infléchir, voire renverser la courbe en faveur de la cause des riveraines.

Chaque association a décliné au moins trois priorités d’actions pour l’année 2025. Ces priorités sont en lien avec leurs plans d’action et portent sur des plaidoyers et sur des projets d’autonomisation économique. Leur exécution se fera avec l’aide et l’accompagnement du RADD

Dans un balai cadencé à l’hospitalité africaine, les riveraines ont remis des cadeaux avec des messages forts à l’endroit de notre partenaire représenté par Silva, pour exprimer leur espoir pour l’issue de ce combat de David contre Goliath.

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Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie

Deuxième Convergence des Femmes du Cameroun sur les ChangementsClimatiques (COFECCC 2)

Sous le haut parrainage de M. HELE Pierre, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable, et dans un contexte où les répercussions du changement climatique s’intensifient, les femmes de la société civile du Cameroun organisent à Mbalmayo, au Cameroun, du 29 au 31 octobre 2024, la Deuxième Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques (COFECCC 2). Cet événement se déroulera sous le thème : « Efficacité et
Efficience des Stratégies de Lutte contre les Changements Climatiques au niveau National et
International. »

Cette convergence vise à renforcer les capacités des femmes face aux défis climatiques, en les positionnant comme des agentes clés dans l’action pour le climat. La COFECCC 2 s’appuiera sur les succès de la précédente édition pour proposer des solutions concrètes et des actions quotidiennes à mettre en œuvre pour faire face aux enjeux d’adaptation et d’atténuation climatique.
L’objectif général de la COFECCC 2 est de fournir des réponses concrètes aux mesures efficaces et efficientes de lutte contre les changements climatiques. Pour ce faire, l’atelier vise à faire un état des lieux de la situation climatique nationale et à examiner les aspects de la sexospécificité climatique. Il s’agira également de comprendre les enjeux liés à la finance climatique, notamment le crédit carbone, et d’identifier les activités éco-innovantes pour accélérer la transition vers une croissance verte. Les participantes seront formées sur les outils d’élaboration d’une note conceptuelle de projets verts, des
pistes de solutions concrètes seront proposées pour relever les défis d’atténuation et d’adaptation climatique au niveau national. Enfin, l’atelier visera à promouvoir les « meilleures pratiques environnementales féminines » à l’échelle nationale.
La COFECCC 2 rassemblera plus de 350 participantes, incluant des membres d’Organisations de la Société Civile féminines, des universitaires, des responsables politiques, des étudiantes. Les participantes seront sensibilisées aux enjeux climatiques actuels et formées sur des activités éco-rentables.
L’événement inclura des présentations en plénière, des ateliers pratiques, des éco-excursions, des séances de bien-être, une foire-exposition dédiée aux organisations de la société civile féminines. Des rencontres professionnelles B to B seront également organisées pour favoriser les opportunités d’affaires et renforcer les collaborations. La formation des participantes dans l’élaboration des notes conceptuelles offrira à des associations féminines, l’opportunité de présenter des projets spécifiques pour adresser, de façon significative, concrète, la question du changement climatique dans leur lieu de vie.
Le rendu de la COFECCC 2 sera un communiqué final contenant UN RECUEIL DE PROJETS de la société civile féminine en guise de réponse au problème du changement climatique et des recommandations.
Cette deuxième édition terminera par le tirage au sort de d’un projet issu d’une association, qui recevra un financement direct d’un million de francs de la part d’une entreprise citoyenne

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Promotion des systèmes semenciers paysans

LE RADD PARTICIPE A LA 3ème CONFÉRENCE PANAFRICAINE SUR LA GOUVERNANCE SEMENCIÈRE

À l’initiative de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique ( AFSA ) , 140 participants, dont le RADD , issus de près de 23 pays d’Afrique, ont pris part aux travaux de la 3ème Conférence Panafricaine sur la gouvernance semencière. Le thème général était :  » Partenariat entre acteurs étatiques et non étatiques pour des systèmes semenciers résilients en Afrique. » C’était à Niamey du 21 au 23 août 2024.
Cette 3ème Conférence intervient après celles de Dakar en 2022 et de Dar-es-Salam en 2023.
Les échanges ont permis de poser un diagnostic général de la gouvernance des semences. Les constats sont préoccupants. Ainsi, dès la 1ère moitié du 20e siècle, l’agriculture des pays africains, principalement dans le secteur semencier, a commencé à subir une réglementation imposée. Par la suite, les autres pays du continent ont progressivement développé leur réglementation semencière accompagnée d’une politique de mise en œuvre.
À l’aube de l’an 2000, on a observé un déclenchement des effets d’harmonisation régionale des politiques et des lois sur les semences en Afrique, avec le soutien financier et technique de diverses agences de coopération internationale. Bien que la mise en œuvre de ces politiques visait à faciliter le commerce et l’accès aux semences hybrides certifiées , elle a été lente et controversée.  » 20 ans plus tard, force est de constater que les politiques d’harmonisation des lois semencières régionales n’ont pas réussi à garantir la disponibilité des semences dites de qualité pour les agriculteurs, encore moins la sécurité alimentaire et nutritionnelle annoncée pour les populations. », affirme FAMARA Diédhiou, le chargé de programme semences à AFSA Afrique. Malgré les importants investissements consentis jusqu’à ce jour, les semences certifiées sont restées inaccessibles pour de nombreux agriculteurs en raison de leurs coûts élevés/ prohibitifs et d’une distribution inefficace, limitant ainsi l’impact positif attendu de ces réformes. Pire encore,la plupart des Entreprises semencières ayant saisi ces opportunités financières ne sont pas nationales. Et les rares Entreprises nationales qui s’y sont aventurées n’ont pas été viables.

Fort heureusement, il existe des solutions endogènes pour rendre ce secteur plus dynamique. Les intermédiations des OSC, des institutions de recherche ,des agriculteurs , ayant exploré les SSP ont généré des preuves scientifiques d’une meilleure viabilité des SSP par rapport aux semences contrôlées par les Entreprises semencières et inscrites aux catalogues officiels. Ces SP qui ont été négligées, marginalisées voire criminalisées sont en réalité la vraie solution pour la sécurité voire la souveraineté alimentaire. D’où l’encouragement d’AFSA et son accompagnement « des OP dans toutes les régions de pouvoir se regrouper pour qu’ils puissent organiser ce qu’on appelle les foires de semences paysannes afin que ces semences qui sont un patrimoine national, un héritage, puissent être connues et qu’on construise des banques de semences. »,poursuit FAMARA. Les experts affirment en effet que:  » les recherches ont démontré que la diversité génétique est le meilleur moyen de résilience des Systèmes Semenciers face aux attaques parasitaires et autres phytopathologies et face aux chocs climatiques. »

Par conséquent, l’agriculture paysanne, faite dans des conditions agroécologiques et qui valorise cette diversité génétique, est la vraie agriculture intelligente face au climat.

Fort de ces constats ,et en guise de résolutions, les participants ont:

1) Mis à jour la stratégie de la campagne « MasemenceMavie » pour la souveraineté semencière du continent.

2) Décidé d’engager un dialogue permanent avec les autorités publiques locales, nationales et régionales pour développer des politiques semencières sensibles aux SP : les semences de souveraineté.

3) Plaider à tous les niveaux contre les institutions de commerce qui privilégient les semences de capitalisme au détriment des SSP.

Les participants ont également appelé les gouvernements nationaux et les bailleurs de fonds , notamment ceux sensibles à la justice sociale et à la justice climatique à : ✓Financer l’accompagnement des gouvernements locaux et nationaux dans l’élaboration de réglementations et politiques semencières favorables aux SSP, gage de la souveraineté alimentaire. ✓Soutenir le développement des cadres réglementaires qui offrent un environnement propice à la culture, au partage, à l’échange et à la vente des SP locales. ✓ Mobiliser et allouer des ressources financières par le biais du budget national pour la recherche,la propagation et l’utilisation de semences paysannes/ de matériel génétique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle nationale. ✓ Fournir un soutien technique au développement des des SSP.

Le RADD est sorti plus que jamais réconforté dans sa vision et son combat pour la promotion et la vulgarisation des SSP. Un combat qui est porté à l’échelle du continent africain et porte des lueurs d’un avenir radieux sur la plan national.

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Evènements Promotion des systèmes semenciers paysans

Les organisations de la Société Civile (OSC) et les populations de Matomb sont sensibilisées sur l’importance de la caractérisation de la semence paysanne  

Les acteurs du Système Semencier Paysan se sont réunis à Matomb, dans le département du Nyong et Kelle, région du Centre Cameroun, autour d’une causerie paysanne sur le thème « la caractérisation des semences paysannes : enjeux et défis pour la promotion des systèmes semenciers paysans au Cameroun ».

Cette causerie s’inscrit dans le cadre des activités de promotion de la Semence Paysanne et du Système Semencier Paysan menées par le Réseau des Acteurs de Développement durable (RADD).

L’objectif principal de cet atelier était de renforcer les capacités des producteurs locaux sur la promotion de la semence paysanne par le biais de la caractérisation des différentes semences. Environ 150 participant(e)s, issu(e)s tant du secteur public que   privé, ont pris part à cette initiative.

La semence, premier facteur de production, contribue à elle seule pour 40% au rendement de la production au Cameroun. Elle sert d’appoint aux activités agricoles qui sont la principale source d’emploi et de revenus de la population. Le Système Semencier Paysan constitue un levier important dans la production agricole car 80 % des semences proviennent du secteur non commercial ou non officiel, et notamment des semences de ferme (semences paysannes).

Le RADD, par le biais de cette causerie, a voulu sensibiliser les producteurs sur l’importance de la caractérisation de la semence paysanne en définissant les critères essentiels pour accroître leur compétitivité.

Pendant cette causerie paysanne, plusieurs enjeux du système semencier paysan ont été présentés entre autres :

  • L’adaptation aux conditions locales, ce qui permet de maintenir la résilience des cultures face aux maladies, aux changements climatiques
  • Pour les communautés, la semence paysanne renforce la souveraineté alimentaire
  • Les semences paysannes sont souvent accessibles à des coûts moindres pour les agriculteurs locaux, ce qui améliore leur économie et leur sécurité alimentaire
  • Le système semencier paysan favorise la transmission des connaissances ancestrales sur la culture des plantes et la sélection des semences adaptées.
  • Résistance à l’homogénéisation agricole : Face à la tendance mondiale vers une agriculture intensive et standardisée, les semences paysannes offrent une alternative en préservant la diversité des cultures et en promouvant des pratiques agricoles durables.
  • Des défis juridiques et réglementaires existent. Le système semencier paysan fait face aux défis liés aux régulations strictes sur les semences et aux lois sur la propriété intellectuelle, qui peuvent restreindre la libre circulation et l’utilisation des semences paysannes
  • Le risque de contamination génétique n’est pas moindre. Avec la diffusion croissante des cultures génétiquement modifiées et des variétés hybrides, il existe un risque de contamination génétique des semences paysannes

Dans son exposé, le Dr Likeng a montré que même si des efforts sont faits de part et d’autre par les producteurs, la commercialisation de la semence paysanne reste confrontée à un défi fondamental qui est la caractérisation de celle-ci. L’absence de la caractérisation compromet fortement sa commercialisation car elle fait face au manque de professionnalisme et d’engagement des producteurs locaux. Cette caractérisation passe par le renseignement sur les étiquettes des informations telles que l’origine de la semence, son rendement, son mode de production et de conservation, l’année de production et les techniques de production.

C’est ainsi que, les participants venus de plusieurs régions du Cameroun ont travaillé en ateliers pour proposer des solutions en vue d’améliorer la qualité des produits mis sur les marchés. Cette rencontre a été l’occasion pour les participants d’exposer leurs diversités semencières et les produits issus de l’agroécologie paysanne. Les échanges sur la caractérisation des semences paysannes permettent de développer nos propres systèmes de contrôle afin de garantir la qualité des semences paysannes pour qu’elles soient compétitives sur le marché des semences. Ces causeries paysannes prolongent la réflexion et les actions en faveur de la revalorisation de la semence paysanne, de la maitrise des systèmes alimentaires, une garantie de la souveraineté semencière et alimentaire que le RADD et plusieurs partenaires locaux et nationaux portent depuis bientôt 5 ans. Vivement que soient reconnus ces systèmes semenciers par le législateur Camerounais pour assurer leur pérennisation et leur intégration dans la politique agricole nationale.