Du 27 février au 1er mars 2026, Essé a vibré au rythme des semences paysannes avec la 6ᵉédition de la Foire des Semences Paysannes d’Afrique Centrale (FOSPAC6). Organisée par le RADD avec le soutien de partenaires tels que EPER Suisse, ACJM, FIAN International, AgroEcology Fund, AFSA, SAILD, ISSAHE et CRAPAC, cette rencontre a rassemblé acteurs ruraux, femmes agricultrices et représentants des collectivités locales autour d’un objectif commun : préserver et valoriser le patrimoine génétique local.
Placée sous le haut parrainage du Ministre de l’Agriculture, représenté par le Sous-préfet d’Essé, et soutenue par les ministères du Commerce et de la Promotion de la Femme et de la Famille, la FOSPAC6 a mis en lumière le rôle central des communes dans la sauvegarde des semences paysannes.
Le thème de cette édition :« Les Cases Communautaires des Semences Paysannes, creuset de la sauvegarde du patrimoine génétique local : quelle implication des communes ? » incitait à réfléchir sur la manière dont les collectivités peuvent soutenir les systèmes semenciers paysans, piliers d’un développement rural résilient et durable.
Les recommandations et résultats de la FOSPAC6 sont désormais disponibles ! Découvrez comment protéger les semences, renforcer le rôle des femmes et soutenir les communautés rurales.
L’Agro-industrie désigne l’ensemble des entreprises industrielles qui fournissent des biens à l’agriculture (engrais, pesticides, machines) et de celles qui transforment, élaborent et conditionnent les produits agricoles (industrie agroalimentaire) Autrement dit, elle regroupe les activités de production, de transformation et tout autre activité fournissant des intrants à la production/transformation des produits agricoles.
L’article a pour objectif d’analyser la prise en compte des piliers du développement durable par les agro-industries au Cameroun A cet effet, la présente recherche est centrée sur 4 agro-industries que le RADD peut valablement analyser car il accompagne depuis des années, les associations de femmes riveraines qui leur opposent une résistance farouche Il s’agit de SOSUCAM, HEVECAM, SOCAPALM, et SUDCAM-HEVEA
Dans cet article, le RADD démontre que les agro-industries constituent dans leur essence, un frein au développement durable des communautés riveraines qui pourvoyeuses de terres
Chers acteurs du monde rural, paysans, chercheurs, universitaires du Cameroun et d’ailleurs, la FOSPAC 6 aura bel et bien lieu au Cameroun, l’Afrique en miniature, le « Continent », du 28 février au 1er mars 2026 pour pérenniser cette dynamique de promotion de la Semence Paysanne lancée par le RADD depuis 2020. Et depuis 2021, la FOSPAC est organisée dans ce sens. Et en 5 ans, des résultats sont encourageants. Tenez ! 8 cases de semences paysannes sont créées avec des équipes de gestionnaire installées. Une douzaine est en cours de création à travers le pays. Ces cases servent à conserver et à sauvegarder la semence paysanne. Nous invitons donc les Administrations, les ONGs, tous ceux qui pensent comme le RADD, que la semence paysanne est un pilier pour le développement des systèmes alimentaires sains et durables, à s’investir pour la réussite de ce grand rendez-vous des jeunes, des vieux acteurs du monde agricole afin d’assurer la souveraineté semencière et alimentaire à tous. Nous lançons un plaidoyer à l’endroit de nos États pour la défense des droits des paysans ; un plaidoyer pour dire non à l’UPOV.. Nous restons convaincus que nous aurons un monde sans effets néfastes du changement climatique grâce à une agriculture resiliente, biologique, saine, sans engrais chimiques de synthèse. Sauvegardons nos systèmes semenciers paysans, pillier de l’agroecologie paysanne pour une agriculture durable, pour des aliments sains et une bonne santé.
Le Hub Cop30 ou Hup de résistance par l'action. En Novembre 2024, La COFECCC a defini sa feuille de route au travers des notes conceptuelles élaborées à Mbalmayo. Pendant le Hubcop30, un accent sera mis sur la recherche des voies et moyens pour la mise en oeuvre de ce projet de société des femmes camerounaises face à la crise climatique. Des professionnels de la recherche du financement sont deja mobilisés pour nous accompagner. Comment partir d'une idée de projet à son implémentation. Ce sera une articulation centrale qui doit conduire à des pistes réelles, opérationnelles pour trouver des moyens de la réalisation les projets issus de notre recceuil de 50 notes conceptuelles. C'est la réponse des femmes du Cameroun aux changements climatiques, nos solutions que nous devons faire connaître aux decideurs, partenaires techniques et financiers. Proposer ses propres solutions qui sont des solutions feministes est aussi une façon de resister aux solutions qui nous sont imposéses par des corporations, les multinationales soutenues par les pays du Nord pollueurs et à plus de 90% responsables de la crise climatique. Une autre articulation sera de rejoindre nos représentants à Belem, à la Cop30 pour qu'ils nous donnent le compte rendu du déroulement de la COP. Nous comprendrons beaucoup mieux ce qu'est la COP et comment elles nous impactent au quotidien. La troisième articulation nous permettra d'aller dans les années 60 pour comprendre les valeurs originelles de la forêt et de l'eau dans notre vie d'aujourd' hui. Ce sera pendant la journée du 19 novembre que nous appellerons la journée des années 60. L'articulation sur le bien être est particulière. Nous allons devoir profiter de l'espace, forêt, eau, du fait de la preésence de la Sanaga, le sport, le camping, les seigneurs de la forêt, les pygmées qui seront gracieusement à notre disposition pour nous permetre de se refaire des forces, des énergies, se détendre, faire un silence, une véritable reconnection à la terre, à l'eau. Voilà en bref, l'aperçu du bouquet que nous offre le HUBCOP30 à la SANAGA CAMPING BEACH. *RENDEZ-VOUS DU 18 AU 19 NOVEMBRE 2025 A NKOTENG.
L’ÉTUDE SUR MA PROBLÉMATIQUE DE L’ACCESSIBILITÉ EN QUALITÉ ET EN QUANTITÉ DE LA SEMENCE PAYSANNE DANS LES ZONES FORESTIÈRES ET LES HAUTS PLATEAUX DE L’OUEST CAMEROUN
Le RADD vous invite à la Foire des Semences Paysannes de l’Afrique Centrale (FOSPAC5), sous le thème : « Construire une dynamique intergénérationnelle pour la promotion des systèmes semenciers paysans. » Les jeunes sont particulièrement attendus pour apprendre des aînés, innover, et contribuer au développement d’une agroécologie paysanne durable, assurant ainsi la relève pour un avenir agricole prometteur. Nous comptons sur une participation massive de tous les acteurs de la chaine pour faire de cet événement un véritable tournant en faveur des systèmes semenciers paysans. N’hésitez pas à partager l’information autour de vous. Venez nombreux, avec les membres de vos familles, associations, coopératives et vos amis
RADD invites you to the Central African Farmers’ Seed Fair (FOSPAC5) under the theme: « Building an Intergenerational Dynamic to Promote Farmers’ Seed Systems. »
Young people are especially encouraged to attend, learn from elders, innovate, and contribute to the development of sustainable peasant agroecology, ensuring a promising agricultural future.
We expect a massive participation of all stakeholders to make this event a true turning point for farmers’ seed systems. Please share this information widely and come in large numbers—with your family members, associations, cooperatives, and friends…
✨👇🏾Le formulaire d’inscription est prêt. Bien vouloir vous enregistrer en cliquant sur le lien
Les acteurs du Système Semencier Paysan se sont réunis à Matomb, dans le département du Nyong et Kelle, région du Centre Cameroun, autour d’une causerie paysanne sur le thème « la caractérisation des semences paysannes : enjeux et défis pour la promotion des systèmes semenciers paysans au Cameroun ».
Cette causerie s’inscrit dans le cadre des activités de promotion de la Semence Paysanne et du Système Semencier Paysan menées par le Réseau des Acteurs de Développement durable (RADD).
L’objectif principal de cet atelier était de renforcer les capacités des producteurs locaux sur la promotion de la semence paysanne par le biais de la caractérisation des différentes semences. Environ 150 participant(e)s, issu(e)s tant du secteur public que privé, ont pris part à cette initiative.
La semence, premier facteur de production, contribue à elle seule pour 40% au rendement de la production au Cameroun. Elle sert d’appoint aux activités agricoles qui sont la principale source d’emploi et de revenus de la population. Le Système Semencier Paysan constitue un levier important dans la production agricole car 80 % des semences proviennent du secteur non commercial ou non officiel, et notamment des semences de ferme (semences paysannes).
Le RADD, par le biais de cette causerie, a voulu sensibiliser les producteurs sur l’importance de la caractérisation de la semence paysanne en définissant les critères essentiels pour accroître leur compétitivité.
Pendant cette causerie paysanne, plusieurs enjeux du système semencier paysan ont été présentés entre autres :
L’adaptation aux conditions locales, ce qui permet de maintenir la résilience des cultures face aux maladies, aux changements climatiques
Pour les communautés, la semence paysanne renforce la souveraineté alimentaire
Les semences paysannes sont souvent accessibles à des coûts moindres pour les agriculteurs locaux, ce qui améliore leur économie et leur sécurité alimentaire
Le système semencier paysan favorise la transmission des connaissances ancestrales sur la culture des plantes et la sélection des semences adaptées.
Résistance à l’homogénéisation agricole : Face à la tendance mondiale vers une agriculture intensive et standardisée, les semences paysannes offrent une alternative en préservant la diversité des cultures et en promouvant des pratiques agricoles durables.
Des défis juridiques et réglementaires existent. Le système semencier paysan fait face aux défis liés aux régulations strictes sur les semences et aux lois sur la propriété intellectuelle, qui peuvent restreindre la libre circulation et l’utilisation des semences paysannes
Le risque de contamination génétique n’est pas moindre. Avec la diffusion croissante des cultures génétiquement modifiées et des variétés hybrides, il existe un risque de contamination génétique des semences paysannes
Dans son exposé, le Dr Likeng a montré que même si des efforts sont faits de part et d’autre par les producteurs, la commercialisation de la semence paysanne reste confrontée à un défi fondamental qui est la caractérisation de celle-ci. L’absence de la caractérisation compromet fortement sa commercialisation car elle fait face au manque de professionnalisme et d’engagement des producteurs locaux. Cette caractérisation passe par le renseignement sur les étiquettes des informations telles que l’origine de la semence, son rendement, son mode de production et de conservation, l’année de production et les techniques de production.
C’est ainsi que, les participants venus de plusieurs régions du Cameroun ont travaillé en ateliers pour proposer des solutions en vue d’améliorer la qualité des produits mis sur les marchés. Cette rencontre a été l’occasion pour les participants d’exposer leurs diversités semencières et les produits issus de l’agroécologie paysanne. Les échanges sur la caractérisation des semences paysannes permettent de développer nos propres systèmes de contrôle afin de garantir la qualité des semences paysannes pour qu’elles soient compétitives sur le marché des semences. Ces causeries paysannes prolongent la réflexion et les actions en faveur de la revalorisation de la semence paysanne, de la maitrise des systèmes alimentaires, une garantie de la souveraineté semencière et alimentaire que le RADD et plusieurs partenaires locaux et nationaux portent depuis bientôt 5 ans. Vivement que soient reconnus ces systèmes semenciers par le législateur Camerounais pour assurer leur pérennisation et leur intégration dans la politique agricole nationale.
présentation de l’équipe du RADDvisite des produits exposésvisite des produits exposésvisite des produits exposésvisite des produits exposésvisite des produits exposésexposés et débatsexposés et débatsexposés et débatsexposés et débatstravaux en groupetravaux en groupetravaux en groupeMelon issu de l’agroécologie paysanne
Les plantations agro-industrielles à grande échelle prolifèrent en Afrique occidentale et centrale. Initialement créées au cours de l’époque coloniale, des plantations à grande échelle ont été érigées sur des terres forestières appelées «terres sans maîtres». Avec la demande internationale croissante pour des produits, tels que le palmier à huile, comme huile végétale, et maintenant les carburants et caoutchouc, les grandes entreprises agro-industrielles étendent leurs activités du sud-est asiatique, indonésien et malaisien à l’Afrique occidentale et centrale, occupant de plus en plus les terres à un rythme alarmant. Pourtant, la terre est très sacrée pour les communautés, en particulier les terres forestières. Dans les communautés forestières, les femmes sont les principaux soutiens de famille. Elles pratiquent l’agriculture de subsistance pour les cultures annuelles et les légumes pour nourrir leurs familles. La forêt est également la source de Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) et d’autres plantes médicinales qui contribuent de manière significative au bien-être des femmes et de leurs familles. Le développement des plantations à grande échelle, en particulier de palmiers à huile, implique l’accaparement des terres coutumières traditionnelles et la destruction des forêts dont les femmes et leurs familles dépendent pour leur subsistance. Les plantations à grande échelle sont également capables d’entraîner une augmentation des abus sexuels et de l’exploitation de la main-d’œuvre, une criminalisation de l’utilisation et de la possession de produits, tels que les noix de palme, l’exposition aux pesticides et la contamination de l’eau. Les femmes sont souvent exclues des processus de prise de décisions concernant le sort de leurs terres et sont généralement discriminées pour tous les avantages découlant de l’utilisation de leurs terres et même persécutées si elles se mobilisent pour défendre leurs droits. En 2017, au cours des 16 jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes régulièrement organisés par les Nations Unies, le RADD a piloté une vaste campagne qui a abouti à un appel à signer une pétition dénommée : «Les femmes africaines exigent que les grandes entreprises de monoculture rendent leurs terres et cessent la violence». Cette activité s’est poursuivie jusqu’en janvier 2018 et a vu un public mondial recevoir cette pétition favorablement et la signer. La pétition et les signatures ont été remises au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille ainsi qu’à la Représentation Nationale de l’Union Européenne et à l’ONU Femme pour action. Le RADD, dans le but de mener des actions plus concrètes sur le terrain, afin de lutter contre l’abus des droits des femmes autour de grandes plantations de monoculture, lance une étude dénommée «La responsabilité de grandes sociétés de monoculture agro-industrielle dans les injustices environnementales et sociales que subissent les femmes riveraines».