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Femmes rurales en action : cinq jours pour transformer les systèmes alimentaires en Afrique francophone avec la PSA

Pendant cinq jours à Grand-Popo, des femmes rurales venues de plusieurs pays d’Afrique francophone ont partagé leurs réalités, leurs luttes et leurs solutions pour construire une agriculture plus juste et inclusive. Entre échanges d’expériences, témoignages inspirants et réflexions stratégiques, la participation du RADD à cet atelier de la PSA a permis de mettre en lumière le rôle central des femmes dans la souveraineté alimentaire, tout en renforçant les dynamiques de réseau, de formation et de plaidoyer au service de leur émancipation.

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RAPPORT DE PARTICIPATION A LA 9ᵉ EDITION du SIALY – 2025

1. CONTEXTE ET OBJECTIFS DE LA PARTICIPATION

Le RADD (Réseau des Acteurs du Développement Durable) s’implique activement dans la promotion et la sauvegarde des Systèmes Semenciers Paysans (SSP) à travers l’initiative des cases de semences paysannes. Dans cette dynamique, l’organisation a pris part à la 9ᵉ édition du Salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de Yaoundé (SIALY), tenu du 23 au 29 juin 2025 à l’esplanade du Musée National.

Cette participation répondait à un objectif central : faire découvrir au grand public des semences ancestrales que nos aïeux utilisaient autrefois et qui, aujourd’hui, sont menacées de disparition. Ce sont ces variétés précieuses que le RADD s’efforce de conserver, de multiplier et de remettre entre les mains des producteurs et des communautés locales.

2. DÉROULEMENT DU SALON

Une ouverture festive et colorée

Les portes du SIALY 9ᵉ édition se sont ouvertes dans une ambiance chaleureuse, animée par des danses traditionnelles. Mme MOTO, promotrice de l’événement, a conduit une visite guidée des stands, offrant un aperçu de la diversité des exposants présents : des multinationales de l’agroalimentaire côtoyaient des innovateurs en agroécologie, des agroforestiers, des artisans du textile venu du Burkina Faso et des transformateurs artisanaux de produits agricoles.

Le stand du RADD : un espace qui attire la curiosité

Parmi les exposants les plus remarqués, le RADD a su attirer l’attention d’un large public grâce à un stand riche, coloré et original. Symbole de la souveraineté semencière, nutritionnelle et alimentaire, ce stand proposait une collection impressionnante de semences paysannes rares, accompagnées de produits transformés issus de ces variétés.

Parmi les semences exposées, on pouvait admirer :

  • Plusieurs variétés de maïs (rouge, noir, blanc et jaune), inhabituelles et visuellement saisissantes ;
  • Une vingtaine de variétés d’arachides ;
  • Des haricots, de la morelle noire, de l’amarante, des échalotes rouges et blanches ;
  • Du gombo, du sésame, de la pistache, du keleng keleng, du riz ;
  • Et bien d’autres variétés souvent méconnues du grand public.

Un public varié et enthousiaste

Plus d’une centaine de visiteurs ont fait halte au stand du RADD durant les sept jours du salon. Parmi eux : des étudiants, des chercheurs, des enseignants universitaires, des agriculteurs, et même des enfants. Leurs questions témoignaient d’une curiosité sincère :

  • Où ces semences sont-elles cultivées au Cameroun ?
  • Peut-on les trouver facilement si on en a besoin ?
  • Sont-elles disponibles en quantité suffisante pour les producteurs ?

L’un des moments les plus marquants de la semaine fut la rencontre avec une enseignante en Génétique à l’Université de Maroua. Jamais elle n’avait vu de maïs de couleur rouge de toute sa vie. Sa surprise était visible, et c’est avec une joie non dissimulée qu’elle a récupéré quelques épis pour les utiliser dans ses recherches génétiques. Cet épisode illustre à lui seul l’importance de ce que préserve le RADD.

3. SUGGESTIONS DES VISITEURS

Les visiteurs n’ont pas manqué de faire part de leurs idées pour renforcer la visibilité et l’impact du travail du RADD sur les semences paysannes :

  • Créer une plateforme numérique pour promouvoir et diffuser les semences paysannes ;
  • Réaliser des analyses génétiques sur les variétés locales afin de mieux les documenter et les valoriser ;
  • Organiser des mini-foires locales d’exposition pour rapprocher ces semences des communautés rurales ;
  • Inscrire les cases de semences paysannes dans le réseau de la Chambre d’agriculture ;
  • Regrouper les productrices d’échalotes en groupes structurés afin de les connecter au programme échalote du MINADER, coordonné par le Conseiller Technique 2 (CT2).

4. DIFFICULTÉS RENCONTRÉES

Malgré la réussite globale de cette participation, plusieurs difficultés ont pénalisé les exposants :

  • Les stands ont été attribués tardivement, générant des tensions avec le comité d’organisation et un manque de place pour les exposants ayant de nombreux produits à présenter ;
  • Les stands disponibles étaient trop étroits pour valoriser convenablement l’ensemble des semences exposées ;
  • Les frais de transport et de vie alloués aux exposants étaient insuffisants. Certains jours, il a fallu faire une partie du trajet à pied pour économiser et assurer la présence au stand le lendemain, avec les risques que cela comporte.

5. RECOMMANDATIONS À L’ÉQUIPE RADD

Fort de cette expérience, voici ce que nous recommandons pour les prochaines participations du RADD à des foires et salons :

  • Acquitter les frais d’un stand payé à l’avance pour bénéficier d’un meilleur emplacement et d’une plus grande visibilité ;
  • Participer activement aux tables de discussion et conférences du salon en proposant des thèmes liés aux SSP, pour faire connaître le positionnement du RADD sur les semences paysannes ;
  • Organiser des échanges interactifs directement dans le stand avec les visiteurs intéressés ;
  • Préparer de petits sachets de semences à offrir aux visiteurs curieux, pour qu’ils puissent les expérimenter dans leurs exploitations ;
  • Augmenter les frais de vie et de transport alloués aux exposants du RADD pour garantir leur sécurité et leur bien-être tout au long de l’événement.

Cette participation au SIALY 2025 a confirmé que les semences paysannes suscitent un intérêt grandissant dans notre société. Le travail de sauvegarde et de vulgarisation mené par le RADD est non seulement utile, mais indispensable. Chaque visiteur curieux, chaque chercheur émerveillé, chaque agriculteur informé représente une victoire pour notre souveraineté alimentaire et la biodiversité agricole du Cameroun.

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Formation AFSA : le RADD outillé pour promouvoir la souveraineté semencière en Afrique

Du 12 au 16 août 2025, le RADD a représenté le Cameroun et l’Afrique Centrale à une formation régionale organisée par l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA). Cette rencontre s’est tenue au centre Seed Savers Network, situé à Gilgil, au Kenya.

L’objectif était clair : outiller de jeunes leaders africains pour qu’ils deviennent des acteurs de changement dans la défense des semences paysannes et la promotion de la souveraineté alimentaire sur tout le continent.

CE QUE NOUS AVONS APPRIS ET VÉCU

1. Mieux comprendre les enjeux des semences paysannes

La formation a permis d’approfondir la réflexion sur ce que représentent vraiment les semences paysannes non seulement comme outils de production, mais comme piliers de notre identité, de notre autonomie et de notre résilience face aux crises alimentaires et climatiques.

  • Comprendre en profondeur les menaces qui pèsent sur les systèmes semenciers paysans (SSP) ;
  • Prendre conscience du rôle stratégique que les jeunes Africains peuvent jouer dans la défense de la souveraineté alimentaire ;
  • Analyser les défis propres au contexte camerounais et centrafricain.

2. Développer des compétences concrètes

Au-delà des connaissances théoriques, les participants ont acquis des outils pratiques pour agir sur le terrain et dans les espaces de décision :

  • Méthodes d’innovation et d’action collective pour mobiliser les communautés rurales ;
  • Techniques de plaidoyer pour influencer les politiques nationales sur les semences ;
  • Outils pratiques pour organiser des forums et foires agricoles à fort impact.

3. Des témoignages venus de tout le continent

L’un des moments les plus forts de la formation a été le partage d’expériences entre participants jeunes chercheurs, agriculteurs, communicateurs et militants. Trois grands thèmes ont structuré ces échanges :

  • Les effets concrets des lois restrictives sur les semences dans différents pays africains ;
  • Les conséquences de ces politiques sur la jeunesse rurale et les petits agriculteurs ;
  • Les stratégies de résistance face à la main mise croissante des entreprises agro-industrielles sur les semences africaines.

4. La citation qui a tout dit

« Celui qui a la semence a la vie. » — Dr Sarah Olembo

Cette formule porte un message fondamental : protéger nos semences, c’est protéger la vie elle-même. C’est aussi affirmer que ceux qui contrôlent les semences contrôlent ce que nous mangeons, et donc notre avenir.

POURQUOI C’EST IMPORTANT

La souveraineté semencière : de quoi parle-t-on ?

La souveraineté semencière, c’est le droit pour les agriculteurs de conserver, d’échanger, d’utiliser et de multiplier librement leurs propres semences. C’est un pilier essentiel de la souveraineté alimentaire. Concrètement, cela signifie :

  • Que les petits agriculteurs ne dépendent pas des semences industrielles vendues chaque saison par des multinationales ;
  • Que les variétés locales, adaptées aux sols et aux climats africains, sont préservées et transmises de génération en génération ;
  • Que notre patrimoine génétique et culturel agricole reste entre nos mains.

Ce que fait l’AFSA pour changer les choses

L’AFSA mène deux initiatives majeures présentées durant la formation :

La campagne « Seed is Life »

  • Défendre les systèmes semenciers gérés par les agriculteurs eux-mêmes ;
  • Faire reconnaître et protéger les droits des agriculteurs sur leurs semences dans les législations nationales.

La construction d’un réseau de jeunes leaders africains

  • Impliquer activement la jeunesse dans la transition vers des systèmes alimentaires durables ;
  • Préserver la biodiversité agricole comme condition du développement durable de l’Afrique.

CE QUE NOUS ALLONS FAIRE MAINTENANT

Cette formation n’est pas une fin en soi. Elle doit se traduire en actions concrètes sur le terrain camerounais et centrafricain. Voici les priorités identifiées :

  • Organiser des forums et foires nationaux dédiés aux SSP et à la souveraineté alimentaire, pour diffuser les apprentissages de cette formation ;
  • Participer aux événements régionaux et internationaux sur les semences, pour que la voix du Cameroun et de l’Afrique Centrale continue de se faire entendre ;
  • Développer des outils de plaidoyer adaptés à notre contexte : fiches, guides, supports de sensibilisation destinés aux communautés locales et aux décideurs.

CONCLUSION

La formation de l’AFSA au Kenya a été bien plus qu’un événement de renforcement de capacités. C’est une expérience transformatrice qui a confirmé une conviction : les jeunes africains ont un rôle central à jouer dans la défense de nos semences et de notre souveraineté alimentaire.

Trois acquis majeurs à retenir :

  • Une compréhension plus fine des enjeux stratégiques des systèmes semenciers paysans ;
  • Des compétences concrètes en leadership et en plaidoyer, prêtes à être mobilisées sur le terrain ;
  • Un réseau continental de jeunes engagés, désormais connectés et coordonnés autour d’une même cause.

Le RADD s’engage à capitaliser sur cette expérience et à la mettre au service des communautés rurales du Cameroun et de toute l’Afrique Centrale.

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Promotion des systèmes semenciers paysans Publications

FOSPAC 6 : Découvrez les recommandations pour la souveraineté semencière

Du 27 février au 1er mars 2026, Essé a vibré au rythme des semences paysannes avec la 6ᵉédition de la Foire des Semences Paysannes d’Afrique Centrale (FOSPAC6). Organisée par le RADD avec le soutien de partenaires tels que EPER Suisse, ACJM, FIAN International, AgroEcology Fund, AFSA, SAILD, ISSAHE et CRAPAC, cette rencontre a rassemblé acteurs ruraux, femmes agricultrices et représentants des collectivités locales autour d’un objectif commun : préserver et valoriser le patrimoine génétique local.

Placée sous le haut parrainage du Ministre de l’Agriculture, représenté par le Sous-préfet d’Essé, et soutenue par les ministères du Commerce et de la Promotion de la Femme et de la Famille, la FOSPAC6 a mis en lumière le rôle central des communes dans la sauvegarde des semences paysannes.

Le thème de cette édition :« Les Cases Communautaires des Semences Paysannes, creuset de la sauvegarde du patrimoine génétique local : quelle implication des communes ? » incitait à réfléchir sur la manière dont les collectivités peuvent soutenir les systèmes semenciers paysans, piliers d’un développement rural résilient et durable.

Les recommandations et résultats de la FOSPAC6 sont désormais disponibles ! Découvrez comment protéger les semences, renforcer le rôle des femmes et soutenir les communautés rurales.

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Promotion des systèmes semenciers paysans

FOSPAC 2025 : un grand rendez-vous pour la promotion des semences paysannes en Afrique centrale

À l’issue de la cinquième édition de la Foire des Semences Paysannes d’Afrique Centrale (FOSPAC), tenue du 21 au 23 février 2025 à Esse, le RADD met à la disposition du public le rapport officiel de l’événement. Ce document retrace les différentes étapes de l’organisation de cette grande rencontre sous-régionale dédiée à la promotion des systèmes semenciers paysans.

Le rapport présente notamment les travaux préparatoires, le déroulement des activités, la participation des acteurs venus du Cameroun et d’autres pays africains, ainsi que les principales innovations et enseignements tirés de cette édition. Il met également en lumière la diversité des semences paysannes exposées, les échanges d’expériences entre producteurs, chercheurs et organisations partenaires, ainsi que les perspectives pour renforcer la souveraineté alimentaire et la préservation de la biodiversité agricole.

Ce rapport constitue ainsi une ressource importante pour tous les acteurs engagés dans la promotion et la protection des semences paysannes en Afrique centrale.

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Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie

DECLARATION HUB 30 – ZILI

Le HUB COP30 RADD CAMEROUN, encore appelé HUB de résistance, crée un espace d’expression pour les femmes rurales dont l’activité principale qui est l’agriculture se trouve fortement déstabilisée par le changement climatique.
L’activité à été impulsée par AWID, une organisation féministe mondiale.
Pendant 3 jours, plus 100 femmes du Cameroun ont analysé les causes, les effets, les impacts des changements climatiques sur leur quotidien. Dans une ambiance studieuse et conviviale, elles ont élaboré des stratégies et des solutions appropriées pour s’adapter au changement climatique qu’elles ont consigné dans une déclaration commune.
Le RADD et la COFECCC remercient AWID, l’ACJM, la Sanaga Camping Beach et tous les partenaires qui ont rendu possible cette belle initiative.

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Défense des droits des femmes Publications

Les agro-industries, un frein pour le développement durable des communautés riveraines pourvoyeuses des terres : cas de la SOCAPALM, HEVECAM, SUD-CAMEROUN SOSUCAM

L’Agro-industrie désigne l’ensemble des entreprises industrielles qui fournissent des biens à l’agriculture (engrais, pesticides, machines) et de celles qui transforment, élaborent et conditionnent les produits agricoles (industrie agroalimentaire) Autrement dit, elle regroupe les activités de production, de transformation et tout autre activité fournissant des intrants à la production/transformation des produits agricoles.

L’article a pour objectif d’analyser la prise en compte des piliers du développement durable par les agro-industries au Cameroun A cet effet, la présente recherche est centrée sur 4 agro-industries que le RADD peut valablement analyser car il accompagne depuis des années, les associations de femmes riveraines qui leur opposent une résistance farouche Il s’agit de SOSUCAM, HEVECAM, SOCAPALM, et SUDCAM-HEVEA

Dans cet article, le RADD démontre que les agro-industries constituent dans leur essence, un frein au développement durable des communautés riveraines qui pourvoyeuses de terres

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A la Une Evènements Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie

LE HUBCOP30-CAMEROUN EN BREF

Le Hub Cop30 ou Hup de résistance par l'action.
En Novembre 2024, La COFECCC a defini sa feuille de route au travers des notes conceptuelles élaborées à Mbalmayo.
Pendant le Hubcop30, un accent sera mis sur la recherche des voies et moyens pour la mise en oeuvre de ce projet de société des femmes camerounaises face à la crise climatique. Des professionnels de la recherche du financement sont deja mobilisés pour nous accompagner. Comment partir d'une idée de projet à son implémentation. Ce sera une articulation centrale qui doit conduire à des pistes réelles, opérationnelles pour trouver des moyens de la réalisation les projets issus de notre recceuil de 50 notes conceptuelles. C'est la réponse des femmes du Cameroun aux changements climatiques, nos solutions que nous devons faire connaître aux decideurs, partenaires techniques et financiers. Proposer ses propres solutions qui sont des solutions feministes est aussi une façon de resister aux solutions qui nous sont imposéses par des corporations, les multinationales soutenues par les pays du Nord pollueurs et à plus de 90% responsables de la crise climatique.
Une autre articulation sera de rejoindre nos représentants à Belem, à la Cop30 pour qu'ils nous donnent le compte rendu du déroulement de la COP. Nous comprendrons beaucoup mieux ce qu'est la COP et comment elles nous impactent au quotidien.
La troisième articulation nous permettra d'aller dans les années 60 pour comprendre les valeurs originelles de la forêt et de l'eau dans notre vie d'aujourd' hui. Ce sera pendant la journée du 19 novembre que nous appellerons la journée des années 60. L'articulation sur le bien être est particulière. Nous allons devoir profiter de l'espace, forêt, eau, du fait de la preésence de la Sanaga, le sport, le camping, les seigneurs de la forêt, les pygmées qui seront gracieusement à notre disposition pour nous permetre de se refaire des forces, des énergies, se détendre, faire un silence, une véritable reconnection à la terre, à l'eau. Voilà en bref, l'aperçu du bouquet que nous offre le HUBCOP30 à la SANAGA CAMPING BEACH.
*RENDEZ-VOUS DU 18 AU 19 NOVEMBRE 2025 A NKOTENG.
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Promotion des systèmes semenciers paysans

COMPTE RENDU DE LA PARTICIPATION DU RADD A LA 8EME EDITION DE LA FOIRE SEMENCIERE AGROECOLOGIQUE ET DE RESTAURATION DES METS LOCAUX EN VOIE DE DISPARITION

Le RADD a été convié par la Fédération des Associations d’Agriculteurs du Bénin (FAEB) à la 8ème édition de la Foire Semencière Agroécologique et de restauration des mets locaux en voie de disparition placée sous le thème : « Pour une souveraineté alimentaire avérée, promouvoir l’agroécologie » qui s’est déroulé du 17 au 19 Octobre dans l’esplanade de la Commune d’Aplahoué, Département du Couffo au Bénin.

Le RADD représenté par YOUMSSI EYA Yvan Lionnel faisait partie d’une délégation composée de ressortissants de 10 pays d’Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est : le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, Le Niger, le Tchad, la République Centrafricaine, la Côte d’ivoire, L’Ouganda et le Cameroun.

Le site de la Foire était composé d’une soixantaine de stands bien achalandés de semences paysannes, de produits transformés (croquettes, liqueurs, mets locaux, pharmacopée traditionnelle) et de produits forestiers non ligneux.

Journée d’ouverture

La journée d’ouverture, le 17 octobre a été marqué par une cérémonie à laquelle ont pris part le Préfet de Couffo, le Maire de la Commune d’Aplahoué, les chefs traditionnels et de nombreuses organisations invitées. Face à une foule composée de locaux et d’exposants les prises de parole se sont enchaînées.  Les leaders du FAEB M. Patrice SAGBO et M. Pierre BEDIE ont exprimé leur joie et leur satisfaction de voir tant de personnalités et d’autorités réunies pour la foire.

Par la suite, M. FAMARA Diédhiou, Coordonnateur programme à l’Organisation Alliance for Food Sovereignity (AFSA) partenaire de la Foire et en charge de la délégation étrangère, a pris la parole pour sa communication inaugurale sur les « Semences paysannes : Signification ; Enjeux ; Défis ; Perspectives ».

Il a ainsi relevé les diverses significations de la semence paysanne sur le plan biologique, culturel et cultuel. La semence c’est la vie de manière générale et elle fait face à de nombreux défis liés à la protection ses semences contre la biopiraterie, la valorisation de leur capacité à résister aux changements climatiques et à garantir la souveraineté alimentaire et la justice économique des peuples.  

Par la suite, le Préfet de Couffo a pris la parole pour son mot d’ouverture.  Il a salué cette initiative dont il a bien saisi les enjeux, remercié les organisateurs, ses populations présentes et les membres de la délégation étrangère avant de procéder au lancement officiel de la 8ème édition de la Foire Semencière agroécologique et de restauration des mets locaux en voie de disparition par la coupure solennelle du ruban. Cette dernière a été suivie de la visite des stands lors de laquelle le Préfet n’a cessé de marquer son enthousiasme en rencontrant les exposants.

Un peu plus tard, la deuxième communication sur le thème femme rurale et leadership a débuté. Elle a essentiellement consisté en la prise de parole de femmes ayant pris part à l’atelier d’échanges sur les leviers d’émancipation des femmes rurales en Afrique francophone et de certains responsables d’organisations féministes. Le partage d’expériences a été riche et on a pu apprendre comment les femmes trouvent des stratégies pour concilier leur besoin d’autonomisation et leur place de mère et d’épouse dans la famille.  

Le programme s’est poursuivi dès 19h30 avec le diner agroécologique. Il s’agissait d’une activité réunissant un parterre d’invités dont le Préfet du département de Couffo dans une salle bien aménagée. La soirée, animée par Patrice SAGBO, a commencé avec des histoires racontées par les invités le temps que le préfet soit présent. Une fois le préfet installé, le diner proprement dit a pu suivre son cours avec la présentation par FAMARA de sa communication inaugurale sur les semences paysannes. Par la suite, M. Alexis Houndji (AquaDeD) a entretenu l’assistance sur le procédé et les vertus de la pisciculture agroécologique tandis que M. Jaurès Monkou, du FAEB a expliqué comment mettre en place un élevage agroécologique.

Ces présentations riches ont été applaudi et apprécié puis la place a été donné aux agapes durant lesquelles les convives ont échangé en toute convivialité jusqu’à 22h.

La note particulièrement positive de la soirée a été la remise par les organisateurs de la Foire de cadeaux à l’attention de M. le Préfet du Couffo pour le remercier de son engagement sans failles pour l’organisation de la Foire.

Journée du 18 Octobre

Le 18 octobre dès 9h la délégation étrangère en compagnie d’autres participants et guidée par le FAEB a été conduite pour la visite de la ferme agroécologique de M. Lonmadon. Une ferme située dans le village Gboyimè-KLOUEKANME dans le département du Couffo où on retrouve un espace assez vaste de terres, un élevage bovin et un étang pour la pisciculture. En prélude à la visite proprement dites, les participants ont revêtus des t-shirts confectionnés pour l’occasion et offerts par le FAEB et sont réunis sous une tente pour les présentations, nous y avons notamment appris que le propriétaire de le Ferme M. Lonmadon est un ancien Maire.

Par la suite et durant une trentaine de minutes, les participants ont pu observer l’élevage bovin de près et la traite du lait de ferme ; l’étang créé artificiellement à partir du lit d’un fleuve où selon les dires de M. Lonmadon lui-même, les poissons ne sont pas nourris avec des alevins mais plutôt avec ce qu’ils trouvent naturellement dans l’étang.

La visite s’est achevée par un repas communautaire à base de produits locaux notamment le pois d’angole, une variété de haricot beaucoup cultivée dans le département du Couffo.

De retour sur le site de la foire, nous avons pris part à la discussion sur le thème : Les pratiques agroécologiques pour maintenir la fertilité des sols et augmenter les rendements. La discussion animée par Lidwine Baloïtcha a suscité de nombreux partages de pratiques agroécologiques notamment l’utilisation de la cendre, de la bouse provenant de vaches nourries agroécologique pour fertiliser les sols. L’un des grands débats a été sur la notion de banque communautaire de semences et de cases communautaire de semences. Nous en avons retiré qu’au sens de l’Union Africaine et de la FAO le terme banque de semences a une portée plus large non seulement sur le plan géographique (Ensemble du territoire, région, département) mais aussi en terme de contenu il doit pouvoir rassembler toutes les espèces qui sont de son ressort géographique. Le terme cases de semences en revanche a une portée plus limitée. Bien qui ’essentielles, les cases de semences se limitent aux villages. Toutefois il faut dire que ce découpage ne fait pas forcément l’unanimité car le terme de banque a une résonance négative chez les paysans.

La dernière communication de la journée s’est faite à partir de la diffusion d’un documentaire sur les conséquences de l’utilisation des herbicides sur la biodiversité, l’environnement et l’Homme. Le documentaire, d’une cinquantaine de minutes a suscité de nombreux commentaires surtout en ce qui concerne la transmission des pratiques agroécologiques aux plus jeunes qui sont beaucoup plus tentés de faire recours aux engrais chimiques et herbicides pour faire rapidement du profit. Nous avons pu livrer l’expérience de la FOSPAC5 et de l’accent qui a été mis sur la dynamique générationnelle pour une agriculture saine et durable.

Journée de clôture

La cérémonie de clôture a débuté dès 13h en l’absence du Préfet malheureusement empêché. Devant une foule beaucoup moins nombreuse que lors de l’ouverture, M. Patrice SAGBO a pris la parole pour exprimer sa satisfaction et sa reconnaissance à l’endroit des membres de la délégation étrangère. Il a par la suite, invité M. FAMARA à prendre la parole pour un mot et l’autorité traditionnelle de la Commune d’Aplahoué pour son mot de clôture. Cette phase a laissé place à la remise des attestations de participation et du petit matériel agricole (brouette, pelle, fourche, machette) aux exposants qui se sont particulièrement illustrés durant la foire.

La délégation a été conviée pour un dernier repas sur le site de la foire avant de prendre la route en direction de Cotonou.

Bilan et recommandations

La participation à laFoire Semencière Agroécologique et de restauration des mets locaux en voie de disparition a été un moment de découverte, de partage, d’échange et de gain d’expérience. Nous en retirons du positif pour la reconnaissance des systèmes semenciers paysans et la souveraineté alimentaire en Afrique.

Nous retenons la nécessité de :

  • Favoriser des ateliers thématiques vivants avec des intervenants variés
  • S’inspirer du diner agroécologique organisé par le FAEB pour honorer les autorités de la commune d’Esse
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Défense des droits des femmes

COMPTE RENDU ACTIVITES DU 21 SEPTEMBRE ORGANISE PAR AFRISE À APOUH

Le 21 septembre 2025, les riveraines de AFRISE ont célébré les années de lutte contre la SOCAPALM d’Edéa en écho avec les communautés du monde entier réunies au sein de l’alliance informelle contre les monocultures d’arbre. A cet effet, les riveraines ont organisé une série d’activités à laquelle le RADD a pris part, représenté par Mme METHE Thérèse et M. YOUMSSI EYA Yvan.

Suite aux intempéries qui ont duré une bonne partie de la matinée, les riveraines d’AFRISE, Une riveraine venue de la SYNAPARCAM et le RADD se sont réunies dans la salle de réunion de la chefferie d’Apouh pour le lancement des activités de la journée. A la suite de l’exécution de l’hymne national et de l’hymne de la femme riveraine, la responsable de site Mme METHE a pris la parole pour féliciter les femmes et les encourager, avant de laisser la parole à la Présidente d’AFRISE pour l’organisation du reste des activités.

C’est ainsi que, munies de pancartes véhiculant des messages forts, les femmes ont marché le long de la route qui jouxte les plantations de la SOCAPALM jusqu’à l’une des parcelles qu’elles réclament en guise d’espace vital. La marche a duré 45 minutes et s’est terminé par des chants qui ont rythmé le retour à la salle de réunion de la chefferie d’Apouh.

Le programme a continué avec une visioconférence via zoom au cours de laquelle les communautés de plusieurs pays ont pu parler de leurs situations respectives. En dépit des contraintes logistiques (absence de vidéoprojecteur) les femmes riveraines ont pu suivre avec attention la visioconférence et la Présidente de AFRISE accompagnée d’un jeune du village ont pu exprimer, durant leurs prises de parole, toutes les difficultés rencontrées à cause de la SOCAPALM Edéa notamment la paupérisation, les violences et autres abus.

Une fois la réunion zoom terminée, les femmes ont posé pour la photo de famille en brandissant leurs messages et elles se sont rendues dans la salle de réception pour les agapes de clôture de l’activité.

L’équipe du RADD, a pris la route dès 17h non sans avoir procédé à une évaluation de l’activité avec le bureau d’AFRISE.

Il en ressort que :

  • La présidente s’est montrée satisfaite de l’activité ;
  • Le RADD a exprimé également sa satisfaction tout en recommandant une meilleure préparation pour l’élaboration des messages et la disponibilité du matériel destiné à la visioconférence