



La 3e édition de la Foire des Semences Paysannes du Cameroun (FOSPAC 3) sur les droits des agriculteurs s’est tenue dans l’arrondissement d’Esse – département de la MEFOU et AFAMBA, du 24 au 26 février 2023, sous le thème « Encourager, Orienter et Promouvoir la concrétisation des Droits des Agriculteurs sur les Semences ».
Organisée par le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD), dans le cadre de la dynamique de valorisation des Systèmes Semenciers Paysans (SSP) et de l’accès de tous les agriculteurs aux semences paysannes en qualité et en quantité pour plus d’autonomie dans leurs exploitations familiales, elle a rassemblé 250 exposants de 8 régions du Cameroun et 2 pays de la sous-région d’Afrique centrale, auxquels se sont joints quelques 2000 visiteurs. La FOSPAC 3 visait à mobiliser les acteurs du monde rural, les OSC, les producteurs, les consommateurs, les différentes strates de la société et le gouvernement camerounais pour exiger l’élaboration, l’adoption et la publication d’une loi sur les droits des agriculteurs à disposer librement des semences paysannes et reconnaissant les savoirs traditionnels ( systèmes semenciers paysans), tout comme il existe de façon formelle une loi qui promeut les semences commerciales et tous leurs intrants.















Sauvons les femmes d’AFRISE de 50 années supplémentaires de souffrance, d’abus et de violence en signant cette pétition

A l’occasion des 16 jours d’activisme pour l’Élimination des Violences à l’égard des Femmes, les femmes de l’AFRISE (Association des Femmes Riveraines de la SOCAPALM d’Edéa) vous invitent à vous joindre à elles pour exiger que la SOCAPALM mette fin à la replantation de palmiers à huile à côté de leurs habitations et sur les tombes de leurs ancêtres. Elles souhaitent que l’entreprise leur donne suffisamment de terres pour qu’elles puissent cultiver et nourrir leur famille dignement.
La SOCAPALM a commencé à replanter des palmiers à huile autour des maisons des femmes et la plantation s’étend sur des centaines de milliers d’hectares, occupant ainsi toutes les terres agricoles dont ces femmes rurales ont besoin en détruisant toutes leurs forêts et polluant leurs eaux et leur air, sans jamais leur fournir de l’eau en compensation. Ces femmes doivent trouver un moyen de continuer à nourrir leurs familles quotidiennement et l’une des seules options dont elles disposent pour joindre les deux bouts est d’aller dans les plantations pour récupérer les noix tombées après la coupe. Leur présence dans la plantation étant strictement interdite, elles subissent des violences physiques, morales et psychologiques et sont souvent contraintes de remettre leurs corps aux gardes en échange de leur entrée dans la plantation. Plus de 80 % des femmes locales sont victimes d’abus sexuels et de viols alors qu’elles cherchent les moyens de survie de leur famille.
Nous sommes unis pour éliminer toutes les formes de violence contre les femmes.
Merci pour votre soutien.
Voici le lien pour signer la pétition
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https://forms.gle/gBKbFCv2Bizzpfbt7
Jour 1: NON au replanting autour de nos cases et sur les tombes de nos ancêtres
les femmes de l’AFRISE (Association des Femmes Riveraines de la SOCAPALM d’Edéa) demandent à la SOCAPALM de mettre fin à la replantation de palmiers à huile à côté de leurs habitations, et sur les tombes de leurs ancêtres. Elles souhaitent que l’entreprise leur donne suffisamment de terres pour qu’elles puissent cultiver et nourrir leurs familles dignement.
Jour 2: OUI à l’inclusion des femmes dans la prise des décisions
Jour 3 : ACCÈS à la terre contre la famine
Jour 4: STOP à la pollution des cours d’eau
Jour 5: STOP aux violences et à l’insécurité
Jour 6: PRIORITE à l’emploi des riverains
Face à la volonté des entreprises multinationales du secteur de l’agroalimentaire de se développer afin de capter de nouveaux marchés, les acquisitions à grande échelle, notamment d’eau et de terres, se sont multipliées entrainant une pression croissante sur ces ressources se traduisant notamment par de graves conséquences en matière d’environnement, de droits humains et de souveraineté alimentaire. Ces grands projets dans les villages s’accaparent, la plupart du temps, des ressources indispensables (terres, forêts, eaux, air…) utilisées par les femmes et des jeunes filles pour développer leurs moyens de vie et être autonomes, à l’abri des violences de tous genres et particulièrement des violences économiques.

Le RADD continue depuis 10 mois, et pour le compte de l’année 2023, dans une dynamique de renforcement de capacités des femmes riveraines des agro-industries qui se battent pour leur suivie contre ce mastodonte économique qui s’accapare de toutes leurs ressources, polluent tout leur environnement. En effet, les riveraines bénéficient au quotidien des formations qui leurs donnent des moyens intellectuels et pratiques pour la défense de leurs droits. La plus récente est la formation sur le leadership féminin l’estime de soi et l’art de prendre la parole en public.
Cette formation avait pour objectif de les capaciter à pouvoir mener ou manager des personnes ou des organisations, d’avoir confiance en elle et en leur savoir faire et enfin à prendre la parole en public afin de dénoncer sans peur, sans stress. Une formation très appréciée par les milliers de riveraines vivants autour des 8 sites occupés par la SOCAPALM (4), SUDCAM/CEA, HEVECAM et SOSUCAM (2).
Les sessions à venir leurs outilleront davantage sur la prévention et la gestion des conflits.
Aujourd’hui à l’issue de ces formations, elles prennent leur destin en main avec autorité. Car elles sont en capacité d’être des femmes leaders, se mettre en valeur en cultivant l’estime de soi et de parler en public sans avoir peur et avec beaucoup d’aisance dans le but de défendre efficacement leur droit bafoué autour de ces industries extractivistes.
Le RADD intervient depuis plus de 5 ans auprès des riveraines pour les accompagner dans la défense de leurs droits. Les changements observés en ces femmes sont perceptibles. Elles prennent consciente non seulement de leur asservissement, mais aussi du potentiel dont elles regorgent et aspirent à une vie plus descente. Sur cette pente montante, elles nécessitent d’être soutenues par des outils adéquats, pertinents et efficaces.
La RADD en partenariat avec GDA et avec l’appui de WoMin African Alliance, a appuyé les populations féminines vulnérables autour des grands projets dans la défense de leurs droits et dans la promotion d’un développement durable et inclusif incluant la justice socio-économique, environnementale et climatique. A cet effet, Former les femmes riveraines des projets extractivistes à communiquer. Tel était, en substance, l’objectif de l’atelier de formation en Communication tenu le 22 juin 2023 dans les locaux du CICM de Mvolye. Orientée sur le « Droit de dire Non », la rencontre a abrité une trentaine de participantes, toutes riveraines des industries dites « extractivistes » dont la SOCAPALM, la SOSUCAM, HEVECAM, SUDCAM, CAMVERT et les barrages hydro électriques à l’instar de celui de Nachtigal.















Depuis plus de 15 ans, le RADD travaille sur l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables en mettant un accent sur l’autonomisation et l’indépendance économique de la femme et de la jeune fille. Le renforcement des capacités de celles-ci dans la création et le développement des Activités Génératrices de Revenus (AGR) qui valorisent les ressources du terroir constituent un apport important dans l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD 2, 5, 12…).
C’est le but du Forum sur l’Autonomisation Économique de la Femme (FAEF) que le RADD organise à Esse du 9 au 11 Août 2023 dont le thème est « Femmes Autonomes et Souveraines de leur Alimentation ». Ce forum ouvre ses portes et donne la possibilité à plus de 150 jeunes de se former gratuitement à des métiers porteurs dans des domaines divers. Les participants du FAEF vont acquérir des connaissances et développer leurs capacités dans l’agriculture, l’élevage conventionnel et non conventionnel, l’agroécologie, le E-commerce et surtout, dans la transformation des produits locaux qui est un axe important de la Stratégie Nationale de Développement à l’horizon 2030 (SND30) en faveur de la politique de l’import substitution et du développement de l’économie locale. Ce forum va permettre de consolider notre souveraineté alimentaire.
Activités prévues

Le FAEF fut un grand moment de formation. Pendant trois jours soit du 09 au 11 aout 2023, plus de 300 femmes se sont formées sur vingt-cinq (25) modules. Les secteurs d’activités ciblés ont été les suivants :
L’objectif de ces formations était non seulement d’accompagner les femmes dans leur autonomisation mais aussi de renforcer la souveraineté alimentaire dans notre pays.





























La localité de Mvog-Zé se situe à 12 km du chef-lieu de l’arrondissement d’Esse, département de la Mefou et Afamba, dans la région du Centre Cameroun. Elle abrite une case de semences paysannes constituée d’une soixantaine de femmes spécialisées dans la production des semences d’arachides (Nsoh-kono et Ngoan manga), en maïs multicolore (violet, noire, rouge, blanc, jaune etc.). Ces dynamiques femmes produisent également diverses variétés de semences (manioc, banane plantain, macabo etc.). Elles sont engagées dans un processus de revalorisation des semences jadis en voie de disparition pour construire leur autonomie de façon durable dans l’accès à la semence de qualité.































