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Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie

FEMMES ET CHANGEMENT CLIMATIQUE: l’engagement des femmes Camerounaises

Pendant deux jours, les femmes, plus de 250 venues des dix régions du pays ont participé à la convergence des femmes du Cameroun sur les changements climatiques (COFECC) organisé du 22 au 23 janvier 2024 à la mairie de Yaoundé 1er par le Club des Stratégies des Femmes pour le Développement Durable (CSFD2) et le Réseau des Acteurs du Développement Durable (RADD). Avec pour thème « Femmes camerounaises, debout face au changement climatique », cette convergence avait pour objectif d’apporter une réponse significative de l’action de la femme camerounaise face aux changements climatiques.

Pendant les 2 jours de travaux, plusieurs thématiques ont été exposées. Il était question de comprendre

milial l le changement climatique, les mesures d’adaptation et d’atténuation, la dette climatique, la finance climat et le compte rendu de la Cop 28 qui s’est tenu du 30 novembre au 12 décembre 2023 à Dubaï. Les femmes camerounaises ont reconnu le fait qu’elles sont les plus touchées par les effets du changement climatique en raison de leur statut (social, familial, financier et économique). Mais, le plus souvent, leurs voix ne sont pas entendues.

Au terme des travaux, elles ont pris l’engagement de poursuivre la sensibilisation pour encourager davantage de femmes à s’engager dans la lutte et à être présentes dans la plupart des instances de prise de décision. La COFECCC souhaite que le genre soit respecté dans la stratégie nationale de développement durable et d’adaptation au changement climatique. Que ces politiques prennent des mesures durables de lutte contre le changement climatique dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie de l’environnement… Les femmes du Cameroun entendent mobiliser les ressources financières adéquates pour soutenir les projets et initiatives portées par les femmes et exigent que soit facilité l’accès aux financements climatiques tels que « le fonds vert pour le climat ». Une déclaration a été rédigée par elles à l’effet de lancer un vibrant appel aux décideurs (gouvernement, bailleurs de fonds, organismes de développement national et international) pour une meilleure prise en compte des recommandations et surtout pour leur mise en œuvre.

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DONNEES ESSENTIELLES DE LA FOSPAC 4

La 4ième édition de la FOire des Semences PAysannes du Cameroun (FOSPAC 4), tenue à Esse-Cameroun du 29 février au 02 mars 2024, a été riche en qualité, en quantité et en diversité tant des ressources humaines présentes que des ressources phytogénétiques exposées. Les données ci-après le témoignent :

Sur les dix (10) délégations étrangères annoncées, sept (7) ont effectivement pris part à l’événement. Il s’agit : de la Côte d’Ivoire, du Congo Brazzaville, du Gabon, du Mali, de la RDC, de la suisse et de la France. Outre ces exposants venus des pays amis, plus de 400 petits agriculteurs, des opérateurs de l’agro-industrie locale, des médecins -herboristes et autres défenseurs de la cause des systèmes semenciers paysans et de la semence paysanne sont partis des 4 coins du Cameroun pour prendre activement part à cette fête du monde rural.

Couvrant une superficie de plus de 2000 m2, le site avait 2 principaux centres d’attraction :

a) un espace alloué à l’exposition des semences occupé par 400 exposants répartis dans 11 tentes. Plus 80 variétés de semences locales du Cameroun et d’ailleurs, aux couleurs bigarrées avec autant d’effluves ou senteurs ont été exposées, vendues ou troquées.

b) un espace réservé à la restauration regroupant une vingtaine de cuisiniers, qui avaient la lourde responsabilité de nourrir et de désaltérer en temps réel les centaines d’exposants et visiteurs présents à la foire. Il fallait surtout le faire dans l’observance stricte de la consigne des organisateurs, en adéquation avec le plus long mot de la FOSPAC 4 :  » jemangeexclusivementlesmetsissusdessemencesexposéesàlafoire» ! Un pari tenu et réussi, donnant la preuve que l’import-substitution n’est pas qu’un simple slogan politique.

Le RADD et ses partenaires ont reconduit pour la 4e année consécutive, cette monnaie fiduciaire dénommée  » Mvong Nnam  » ou les semences du terroir. C’est un concept qui consiste à faire circuler une monnaie scripturale, sur papier dont les coupures ont une valeur de 100 FCFA, 250 FCFA, 500 FCFA et 1000 FCFA. Chaque exposant régulièrement enregistré reçoit un kit contenant outre un cahier et un stylo, mais également une somme d’argent pour sa ration alimentaire pendant les 3 jours de l’événement ainsi qu’une somme d’argent lui permettant d’acquérir les semences dont il a besoin. Pour cette 4e édition, la rondelette somme de 1.700.000 FCFA a circulé dans le village de la foire entre les mains des exposants pour la restauration et l’achat des semences.

L’intérêt de cette activité est important. Ce jeu permet à chacun des acteurs présents sur le site de la foire de qualifier la biodiversité semencière de son terroir. Ainsi les 80 variétés de semences collectées ont pu être classifiées en plusieurs catégories :

1.les semences rares ;

2) les semences en voie de disparition ;

3) les semences inconnues ;

4) les semences disparues ;

 5) semences abondantes.

Cet exercice a permis aux uns et aux autres d’identifier et de collecter les semences dont ils avaient besoin.

La thématique principale : « la promotion des systèmes semenciers paysans au Cameroun, bien comprendre le TIRPAA, l’UNDROP et l’UPOV », développée par Anne Berson DENA et Alimata TRAORE, expertes paysannes venues du Mali, a permis à l’auditoire de comprendre que si le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture ou le traité sur les semences (TIRPAA) et la déclaration des Nations Unies pour les Droits des Paysans et de tous les personnes intervenant à la terre ( l’UNDROP ) sont favorables aux droits des agriculteurs à conserver, échanger , utiliser et vendre leurs semences (art.9 du TIRPAA) à l’accès à la terre pour les femmes, enfants, personnes âgées, handicapées, victimisées (art. 4 à 7 UNDROP). L’Union Internationale pour la protection des Obtentions Végétales (l’UPOV) prive tout obtenteur d’un certificat de tout droit à jouir de ses semences. L’UPOV a comme instrument d’exécution l’OAPI.En effet, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle est membre de l’ Union Internationale pour la Protection des Obtentions Végétales.À travers l’annexe X de ses accords de Bangui, l’OAPI et ses pays membres ( dont le Cameroun ) et la ratification de la version UPOV 91, les obtenteurs ( publicd ou privés ) peuvent demander des droits exclusifs de propriété intellectuelle et industrielle sur des variétés Nouvelles, Distinctes, Homogènes et Stables. Le droit des paysans à ressemer dans leurs champs ces variétés deviendrait alors un soi-disant privilège laissé par l’obtenteur à condition que le paysan ne l »utilise pas à des fins commerciales.Cherchez l’intrus dans ces textes internationaux !

S’inspirant de l’exemple du Mali, les 2 expertes ont encouragé les participants à défendre bec et ongle leurs droits à la semence et à la terre, et à pousser leurs gouvernants à reconnaître les Systèmes Semenciers Paysans et la semence paysanne.

Dans son exposé sur les dynamiques agroécologiques au Cameroun, Dr Rodrigue KOUANG a expliqué le processus qui a abouti à la mise en place du Réseau pour la Promotion de l’Agroécologie au Cameroun (REPAC) qui regroupe une trentaine d’ONGs camerounaises. Ce réseau a pour objectif de promouvoir les systèmes agroécologiques au Cameroun.

Il a par ailleurs mis l’accent sur l’utilisation des nouvelles technologies par les agro-industries semencières pour breveter certains caractères de nos semences paysannes sans avoir besoin de la semence physique. Il a donc exhorté les agriculteurs à se mettre en réseau pour avoir plus de force afin de défendre leurs droits sur leurs semences, et pour trouver des ressources nécessaires pour soutenir les dynamiques nationales de défenses de droits des paysans sur leurs semences.

L’INADES-FORMATION Cameroun,représenté par M. MEIGNO BOKAGNE Raphaël,a, dans la  même optique des dynamiques agro-écologiques au Cameroun, argumenté sur le nécessaire accompagnement des producteurs à travers le projet CCAB/ PCAC et le FADER qui sont des structures de regroupement des petits agriculteurs pour leur renforcement des capacités et la promotion de leur autonomisation économique.Le CCAB étant le Centre de Connaissance en Agriculture Biologique, et le FADER ou Forum des Acteurs du Développement Rural.Il a terminé sa communication en se demandant s’il n’était pas déjà temps pour les petits agriculteurs de se lancer dans l’Entrepreneuriat Semencier Paysan ( ESP ).Ce concept, nouveau, a suscité des craintes au sein des producteurs qui souhaitent davantage le connaître .En effet, beaucoup de petits producteurs pensent qu’un système entrepreneurial sur la semence paysanne rejoindrait les entreprises capitalistes productrices des semences commerciales rejetées par les paysans et qui conduirait à la perte de toutes les valeurs connexes (culturelles, cultuelles, solidaires, traditionnelles) que justifient les semences paysannes.

Une recherche en cours effectuée par le CRAPAC, présenté par Dr LIKENG sur le comportement du haricot local acheté lors de la FOSPAC 3 et sa résistance face aux champignons, a livré ses premiers résultats. Deux des 4 variétés choisies ont montré une certaine résistance aux champignons alors qu’une autre variété bien que n’étant pas résistante possède une bonne production. Cette étude continue et présentera ses résultats définitifs dans les années à venir.

Enfin, le juriste du RADD, YOUMSSI EYA, a donné une lecture expliquée de la déclaration d’Esse révisée à Nanga-Eboko, ainsi que le cadre juridique proposé par l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA) sur la question de la reconnaissance des systèmes semenciers paysans et de la semence paysanne. L’objectif étant que les dernières révisions soient faites avant le dépôt de ladite déclaration auprès des autorités étatiques. A ce propos, Mme Alimata Traoré a attiré l’attention de l’expert à ne pas adopter in extenso la terminologie utilisée par AFSA, mais plutôt à l’adapter au contexte des différents Etats.

Les participants de la FOSPAC 4 ont également bénéficié d’une formation sur la production des répulsifs naturels présentés par Francis ANO, expert de Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) de la Côte d’Ivoire. Ce répulsif remplace les pesticides chimiques dans les systèmes de production agroécologique.

Les participants de la FOSPAC 4 ont également bénéficié d’une formation pratique par l’expert FOUKENA Ismaël du FADER sur la production des Plants Issus des Fragments de tiges de l’igname et du bananier plantain. Cette technique permet aux producteurs d’augmenter leur capacité de production des semences de bananier plantain et d’igname et répondre ainsi à la grande demande desdites semences sur le marché.

Cette marche de la souveraineté semencière a regroupé plus d’une centaine d’exposants au rang desquels le Maire de la Commune d’Esse.

Tous les exposants venus du Cameroun et d’ailleurs ont scandé des messages en faveur de la promotion des semences paysannes et la reconnaissance des systèmes semenciers paysans par les politiques nationales.

Le message fort qui a animé cette marche de la souveraineté semencière était celui-ci : « La semence paysanne, notre identité ». La semence paysanne a été célébrée en chanson par les femmes des cases de semences paysannes qui s’approprient le processus de la promotion des Systèmes Semenciers Paysans.

L’animation culturelle a été un moment fort de la FOSPAC 4. Animé par M EVINA  NDENGUE André du RADD a permis aux exposants de se divertir et de célébrer la semence paysanne dans toute sa diversité culturelle. Il faut noter que dans cette diversité il y avait tous les exposants venus des 7 pays présents et de toutes les régions du Cameroun.

Au rang des grandes résolutions, on retient que :

  • À l’unanimité, les Organisations de la Société Civile (OSC) de la sous-région Afrique Centrale présentes ont pris la résolution de transformer la FOire des Semences PAysannes du Cameroun en FOire des Semences Paysannes d’Afrique Centrale (FOSPAC). Pour ce faire, au moins une fois par an, chacune des OSCs dans les différents pays doit organiser un événement qui promeut des systèmes semenciers paysans. Les OSCs issues des autres pays de la sous-région devraient y participer. Pour cette année 2024, au mois d’août, le Congo Brazzaville organise un forum sur l’agroécologie à Boko. Les détails seront donnés et un forum doit être mis sur pied. Les OSC des pays frères y sont vivement attendues.
    • Chaque individu doit mener une lutte acharnée contre la disparition des semences paysannes. Les communautés locales doivent préserver, conserver, valoriser les semences paysannes qui refont surface afin qu’elles ne disparaissent plus jamais. Plusieurs semences menacées de disparition ont pu être identifiées par les communautés grâce à la roue de la biodiversité. Les exposants sont partis du constat que ces semences paysannes disparaissent du fait de l’ignorance de la valeur réelle (économique, culturelle, traditionnelle) cette richesse génétique et du discours dominant en faveur de la semence conventionnelle ;
    • Les organismes d’appui doivent soutenir les communautés dans l’indentification de ces semences, leurs caractérisations, et faire des études pour établir les évidences de leur importance. Avec les communautés, comprendre pourquoi elles disparaissent, définir et implémenter les stratégies endogènes pour arrêter l’érosion des semences paysannes ;
    • Les communautés se doivent de défendre leur héritage semencier en documentant les savoirs locaux en liens avec ces semences paysannes ;
    • Le RADD sollicite la création d’une plate-forme MINRESI-RADD-CTD-cases de semences paysannes, pour l’augmentation de la production de la semence paysanne dans le strict respect des pratiques agroécologiques paysannes, qui assurerait la disponibilité de la semence paysanne pour tous et en tout lieu.
    • Le RADD sollicite également le MINADER parrain de cet évènement à accompagner le processus de la mise en place des dynamiques locales de promotion des systèmes semenciers paysans intégrant toute la chaine de valeur ;
    • La CAPEF devrait plaider auprès des institutions locales pour la prise en compte des systèmes semenciers paysans dans les politiques agricoles nationales.
    • Poursuivre et entériner la collaboration avec les dynamiques de promotion des Systèmes Semenciers Paysans en cours Afrique de l’Ouest et dans d’autres sous régions d’Afrique.

La forte mobilisation des acteurs ruraux venus du Cameroun et d’ailleurs a mis en exergue la pertinence de l’initiative et la nécessité de pérenniser la Foire des Semences Paysannes du Cameroun devenue Foire des Semences Paysannes d’Afrique Centrale lors de cette 4e édition.

Les organismes d’appui au développement doivent accompagner la mise en œuvre de la FOSPAC et les dynamiques de défense des systèmes semenciers paysans en soutenant les communautés locales, particulièrement les paysannes, gardiennes de cet héritage semencier, qui collectent, préservent, valorisent la semence paysanne et produisent des aliments sains qui assurent le bien-être des populations.

Ce processus d’accompagnement des acteurs ruraux doit leur garantir, de façon durable et inclusive, la souveraineté semencière. La Promotion des Systèmes Semenciers Paysans est essentielle et doit permettre à tous, sans distinction aucune, d’accéder à la souveraineté alimentaire et nutritionnelle.

Le RADD remercie tous ceux qui, de près ou de loin ont contribué à la réussite de cet évènement unique dans la sous-région qui célèbre les systèmes semenciers paysans et la semence paysanne.

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Promotion des systèmes semenciers paysans

𝗤𝗨𝗘 𝗩𝗜𝗩𝗘𝗡𝗧 𝗟𝗘𝗦 𝗦𝗬𝗦𝗧𝗘̀𝗠𝗘𝗦 𝗦𝗘𝗠𝗘𝗡𝗖𝗜𝗘𝗥𝗦𝗣𝗔𝗬𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗘𝗡 𝗔𝗙𝗥𝗜𝗤𝗨𝗘

Les lampions se sont éteints sur cette 4ieme édition de la Foire des Semences Paysannes Cameroun – 𝙁𝙊𝙎𝙋𝘼𝘾4 qui a été effectivement une très belle fête, riche en diversité en quantité et qualité de semences paysannes. Les participants👪👫 nous ont offert un séjour convivial et riche en enseignements. Une très belle ambiance qui a permis des échanges de semences paysannes. Les producteurs agropastoraux ont pu acquérir les semences de leur rêve.

Environ 80 variétés de semences paysannes ont été proposées par plus de 400 acteurs ruraux, venus du

– Mali🇲🇱

– Cote d’Ivoire 🇮🇪

– Congo Brazzaville 🇩🇪

– RDC🇨🇩

– Gabon🇬🇦

– de toutes les Régions du Cameroun🇨🇲🇨🇲🇨🇲.

Les exposants sont arrivés les sacs pleins, il sont repartis encore avec des sacs pleins mais, des contenus différents. Il y a véritablement eu échanges de semences entre acteurs et la 𝙁𝙊𝙎𝙋𝘼𝘾4 a pleinement joué son rôle qui est de reconstituer la diversité biologique semencière dans les terroirs jadis menacée de disparition.

L’impression générale qui se dégage est l’appropriation de l’initiative par les producteurs eux mêmes et surtout les paysannes. Ces dernières commencent à offrir la qualité de la semence🌽🌾🥒🍆 paysanne attendue et surtout, à se mobiliser👫👪👥 pour valoriser la semence paysanne parce qu’à travers cette initiative, elles mêmes se valorisent. La 𝙁𝙊𝙎𝙋𝘼𝘾4 terminée à Esse, elle continue dans les champs avec l’arrivée des pluies qui annoncent les semis.

𝗟𝗲 𝗥𝗔𝗗𝗗 exprime sa 𝗣𝗥𝗢𝗙𝗢𝗡𝗗𝗘 𝗚𝗥𝗔𝗧𝗜𝗧𝗨𝗗𝗘 à tous ceux qui se sont investis pour la réussite de cette autre édition de la 𝙁𝙊𝙎𝙋𝘼𝘾4.

MERCI

-à 𝗘𝗣𝗘𝗥 𝗦𝘂𝗶𝘀𝘀𝗲 pour ce précieux accompagnement;

-au 𝗠𝗜𝗡𝗔𝗗𝗘𝗥 pour le parrainage institutionnel

-au 𝗠𝗜𝗡𝗥𝗘𝗦𝗜 pour sa précieuse présence;

-à la 𝗠𝗮𝗶𝗿𝗶𝗲 𝗱’𝗘𝘀𝘀𝗲 𝗲𝘁 𝗮̀ 𝘀𝗼𝗻 𝗱𝘆𝗻𝗮𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗲 pour toutes les facilités et les appuis divers à nous accorder ;

-à 𝗔𝗙𝗦𝗔 qui nous a fait confiance;

-au 𝗖𝗔𝗣𝗘𝗙 pour son implication, merci à la Régionale du Centre et un merci particulier au représentant personnel du Président de la 𝗖𝗔𝗣𝗘𝗙;

-à la 𝗖𝗢𝗙𝗘𝗥𝗦𝗔 𝗠𝗮𝗹𝗶 et 𝗝𝗔𝗥𝗗𝗜𝗡𝗦 𝗗’𝗛𝗔𝗠𝗕𝗘 pour tous les enseignements dispensés sur le 𝗧𝗜𝗥𝗣𝗔𝗔, 𝗹’𝗨𝗡𝗗𝗥𝗢𝗣 𝗲𝘁 𝗹’𝗨𝗣𝗢𝗩;

-à 𝗖𝗡𝗢𝗣 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 𝗕𝗿𝗮𝘇𝘇𝗮 pour sa forte mobilisation;

-à 𝗖𝗔𝗚𝗗𝗙𝗧 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗗𝗖 pour le reportage;

-à 𝗝𝗩𝗘 𝗖𝗼̂𝘁𝗲 𝗱’𝗜𝘃𝗼𝗶𝗿𝗲 pour la diversité des semences présentées;

-à 𝗠𝗨𝗬𝗜𝗦𝗦𝗜 𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻 pour sa fidélité;

-à 𝗖𝗡𝗢𝗣 𝗚𝗮𝗯𝗼𝗻 pour sa croyance en l’initiative ;

-à la délégation de 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲;

-au 𝗖𝗥𝗔𝗣𝗔𝗖 pour la belle animation et son implication particulière;

-au 𝗙𝗔𝗗𝗘𝗥, 𝗜𝗡𝗔𝗗𝗘𝗦 𝗙𝗢𝗥𝗠𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡, 𝗔𝗗𝗗, 𝗚𝗗𝗔, 𝗦𝗔𝗜𝗟𝗗 𝗩𝗼𝗶𝘅 𝗱𝘂 𝗣𝗮𝘆𝘀𝗮𝗻, 𝗙𝗿𝗲𝘀𝗵 𝗶𝗺𝗽𝗲𝘁𝘂𝘀, 𝗜𝗦𝗜-𝗧𝗘𝗖𝗛, 𝗜𝘀𝘀𝗮𝗵𝗲, 𝗔𝗦𝟮𝗗, 𝗙𝗔𝗣𝗘, 𝗖𝗦𝗙𝗗𝗗 𝗦𝗢𝗖𝗢𝗣𝗥𝗢𝗗𝗘, 𝗖𝗢𝗦𝗘𝗖𝗔𝗠, 𝗧𝗥𝗔𝗡𝗦𝗙𝗔𝗚𝗥𝗢, nous nous devons de mutualiser nos ressources pour protéger et promouvoir les Systèmes Semenciers Paysans au Cameroun ;

-à l’équipe de médecins de 𝗚𝗿𝗲𝗲𝗻 𝗕𝗹𝗼𝗼𝗺 pour votre disponibilité;

-aux associations des femmes riveraines ( 𝗔𝗳𝗿𝗶𝘀𝗲, 𝗖𝗼𝗳𝗲𝗿𝗶𝘀𝗼, 𝗿𝗶𝘃𝗲𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗱’𝗛𝗲𝘃𝗲𝗰𝗮𝗺, 𝗱𝗲 𝗦𝘂𝗱𝗰𝗮𝗺, 𝗱𝗲 𝗦𝘆𝗻𝗮𝗽𝗮𝗿𝗰𝗮𝗺, 𝗱𝗲 𝗦𝗼𝗰𝗮𝗽𝗮𝗹𝗺 𝗘𝘀𝗲𝗸𝗮 ), vous étiez présentes dans tous les fronts;

-aux femmes de 𝗕𝗶𝗸𝗼𝗸, 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗟𝗲𝗸𝗶𝗲, 𝗱’𝗘𝗯𝗲𝗯𝗱𝗮, Ombessa, 𝗱𝗲 𝗡𝗮𝗻𝗴𝗮-𝗘𝗯𝗼𝗸𝗼, 𝗱𝘂 𝗡𝘆𝗼𝗻𝗴 𝗲𝘁 𝗞𝗲𝗹𝗲, 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗩𝗮𝗹𝗹𝗲́𝗲 𝗱𝘂 𝗡𝘁𝗲𝗺, 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝗢𝘂𝗲𝘀𝘁, la FOSPAC ne s’en passera plus jamais de vous;

-aux mamans des cases de semences de 𝗠𝘃𝗼𝗴 𝗭𝗲, de 𝗠𝗯𝗲𝗻𝗼𝗮, celles venues de tous les villages d’Esse, vous êtes les amazones de la 𝗦𝗲𝗺𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗣𝗮𝘆𝘀𝗮𝗻𝗻𝗲;

-à toutes les mamans de la cuisine, 𝗺𝗮𝗺𝗮 𝗠𝗲𝗸𝗮 et sa puissante équipe, 𝗺𝗮𝗺𝗮 𝗠𝗼𝗶𝗻𝗮𝗺, 𝗢𝗱𝗼𝘂𝗺𝗲, ma 𝗰𝗵𝗲̀𝗿𝗲 𝗔𝗻𝘁𝗼𝗶𝗻𝗲𝘁𝘁𝗲, 𝗔𝘁𝗮 et son équipe, vous avez bien nourrit les participants de la 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰, on avait la qualité, la quantité et la diversité, merci d’avoir respecté le mot d’ordre (𝒏𝒐𝒖𝒔𝒏𝒆𝒎𝒂𝒏𝒈𝒆𝒓𝒐𝒏𝒔𝒒𝒖𝒆𝒍𝒆𝒔𝒂𝒍𝒊𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔𝒊𝒔𝒔𝒖𝒔𝒅𝒆𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔𝒒𝒖𝒆𝒏𝒐𝒖𝒔𝒗𝒆𝒏𝒅𝒐𝒏𝒔);

-à tous les jeunes puiseurs d’eau, nous n’avons pas eu soif;

-aux 𝗵𝗼̂𝘁𝗲𝘀𝘀𝗲𝘀, merci pour le service de la bouillie de tous les matins;

Parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne, le 𝐑𝐀𝐃𝐃 vous donne rendez-vous dans un an à la 𝙁𝙤𝙞𝙧𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙎𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙋𝙖𝙮𝙨𝙖𝙣𝙣𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙡’𝘼𝙛𝙧𝙞𝙦𝙪𝙚 𝘾𝙚𝙣𝙩𝙧𝙖𝙡𝙚 (FOSPAC)..

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LE RADD A INONDE DE JOIE LES CŒURS DES FEMMES DE BIKOK

TIC TAC TOC TUC, à quelques jours de la fête de la semence paysanne à Esse dans la Mefou et Afamba, nous accueillons nos invités et partenaires étrangers (mali et Suisse). Le RADD a innondé de joie les cœurs des femmes de BIKOK ce jour par une immense formation en transformation des produits issus de l’agroécologie. Ce fût un moment conviviale et un espace d’échange des techniques de valorisation des produits agricoles locaux en présence des femmes de la COFERSA et des Jardins d’Hambe du Mali ainsi que de nos partenaires Suisses.

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LA PRÉPARATION DE LA 4 EDITION DE LA FOSPAC CONTINUE

La communication de masse sur FOSPAC4 se déroule dans les différentes stations de radio et de télévision. Tous les aspects liés à l’organisation et au succès de la fête de la semence paysanne sont développés et expliqués à des milliers d’auditeurs et de spectateurs.

A une semaine de notre foire une séance de travail avec Monsieur le Maire de la commune d’Esse s’est tenue. Elle avait pour but d’évaluer les avancées de la logistique à ESSE.

L’évaluation des différentes commissions a été effectuée. Ensemble, nous avons évalué tout ce qui est déjà fait, ce qui reste à faire et comment se déployer durant la foire.

Les tentes seront disponibles au plus tard dimanche afin de monter le village de la foire et constituer les différents stands. les chaises et les tables sont déjà disponibles. Les lieux d’hébergement réservés, les correspondances et demande de manifestation déposées.

Les badges, attestations et invitations sont déjà prêts

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𝗖𝗢𝗠𝗣𝗥𝗘́𝗛𝗘𝗡𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗧𝗛𝗘́𝗠𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰

Chers participants à la 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰 , nous poursuivons avec notre série sur les notes de lecture pouvant vous faciliter la compréhension des thématiques qui y seront développées. Nous examinons ici les interactions entre le Traité International sur les Ressources Phyto génétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture ( 𝗧𝗜𝗥𝗣𝗔𝗔 ) et l’ Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales ( 𝗨𝗣𝗢𝗩 ).

Nous le savons tous, les droits des agriculteurs font partie des principaux éléments du 𝗧𝗜𝗥𝗣𝗔𝗔. Leur application efficace est primordiale pour garantir l’équité dans le système de production et favoriser la conservation et l’utilisation durable des ressources phyto génétiques pour l’alimentation🥔🍌🍆 et l’agriculture🌿🥀. Ces objectifs ne peuvent être réalisés sur si les pratiques des agriculteurs en matière de Conservation, Vente et Échange de semences sont protégées.

La protection des droits⚖️ d’obtenteur, conférée par la Convention internationale pour la Protection des Obtentions Végétales devrait être compatible avec la reconnaissance des droits des agriculteurs, dans son interprétation à l’aide des modifications des dispositions pertinentes.

Dans son préambule, le 𝗧𝗜𝗥𝗣𝗔𝗔 affirme que  » les droits reconnus par le présent Traité de Conserver, utiliser, échanger et vendre des semences de ferme et d’autres matériels de multiplication [… ] sont un élément fondamental de la concrétisation des droits des agriculteurs [… ] « . Son article 9 énonce plusieurs composantes des droits des agriculteurs.

Et par conséquent, toute disposition contenue dans d’autres instruments internationaux qui limitent ou empêchent la Conservation,l’Utlisation et la vente ne contribuerait pas, mais nuirait à la réalisation des droits des agriculteurs.

La Convention internationale pour la Protection des Obtentions Végétales ( ci-après la Convention de l’ 𝗨𝗣𝗢𝗩 ) telle que modifiée en 1978 est communément interprétée de telle manière que le droit d’obtenteur ne s’étend pas aux actes de Conservation ou d’échange ♻️accomplis par les agriculteurs étant donné que la Convention n’établit que des droits exclusifs relatifs à la commercialisation ( ou l’offre à la vente ) du matériel de reproduction ou de multiplication de la variété protégée.

Dans la révision de la Convention de l’ 𝗨𝗣𝗢𝗩 de 1991, le droit⚖️ des agriculteurs a été négligé et passé dans le silence dans le texte définitif adopté par la conférence diplomatique de la 𝗙𝗔𝗢. Cette Convention modifiée de 1991 est plus restrictive que la version de 1978 en ce qui concerne les droits⚖️ des agriculteurs.

Les droits d’obtenteur à caractère exclusif consacrés par le paragraphe 1 de 𝒍’𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒍𝒆 14 permettraient à l’obtenteur d’interdire aux agriculteurs de Conserver et d’Échanger les semences des semences, à moins que la loi interne ne prévoie une exception ( facultative ).

En somme, la Convention de l’𝗨𝗣𝗢𝗩 telle que révisée en 1991 ne contribue pas à la mise en œuvre des droits des agriculteurs, mais y fait obstacle.

Le régime juridique international est par conséquent contradictoire, car , d’un côté, il reconnaît le droit des agriculteurs de conserver, échanger et vendre des semences et, de l’autre, il restreint ce droit si un pays est lié à la Convention de 1991 de L’𝗨𝗣𝗢𝗩 telle qu’elle est interprétée actuellement. Les agriculteurs🧌🧌🧔🧑‍🌾 sont ainsi sanctionnés civilement ( et parfois pénalement ) pour des actes qui devraient être considérés légitimes et qui servent les intérêts que présentent , pour la société, l’agriculture durable ♻️et la souveraineté alimentaire.

Lu pour vous par 𝑫𝒓 𝑯𝒖𝒃𝒆𝒓𝒕 𝑴𝑬𝑵𝒀𝑰𝑬́ 𝑴𝑬𝑺𝑺𝑰, 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒍’𝑬́𝒕𝒆𝒓𝒏𝒆𝒍.

𝑪𝒐𝒎𝒎𝒊𝒔𝒔𝒂𝒊𝒓𝒆 𝑨𝒅𝒋𝒐𝒊𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑭𝑶𝑺𝑷𝑨𝑪.

𝗦𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲𝘀 : 𝗥𝗮𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗦𝘂𝗱,𝗻° 𝟭𝟳 / 𝗺𝗮𝗿𝘀 𝟮𝟬𝟭𝟱.

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𝗘́𝗟𝗘́𝗠𝗘𝗡𝗧𝗦 𝗗𝗘 𝗖𝗢𝗠𝗣𝗥𝗘́𝗛𝗘𝗡𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗧𝗛𝗘́𝗠𝗔𝗧𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰

En effet, La FOSPAC est l’activité phare du Programme de Promotion des Systèmes Semenciers Paysans (PSSP) initié par le RADD en 2020. Le thème choisi pour cette édition est une suite logique des résolutions prises, ainsi que, les résultats enregistrés lors des précédentes éditions.

Chers participants à la 4e édition de notre Foire des Semences Paysannes du Cameroun (𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰) afin de nous permettre de nous familiariser avec la terminologie qu’utiliseront les experts, nous vous proposons cette note de lecture.

Il est bon de rappeler que l’objectif de cette Foire des Semences Paysannes du Cameroun ( 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰 ) est de parvenir à 𝙡𝙖 𝙨𝙤𝙪𝙫𝙚𝙧𝙖𝙞𝙣𝙚𝙩𝙚́ 𝙖𝙡𝙞𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙞𝙧𝙚 en unissant solidairement les petits et moyens producteurs agricoles du Cameroun, du bassin du Congo, d’Afrique de l’Ouest et pourquoi pas du monde. Ce noble objectif passe par la promotion, la valorisation,la conservation et la reconnaissance des 𝙎𝙮𝙨𝙩𝙚̀𝙢𝙚𝙨 𝙎𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙞𝙚𝙧𝙨 𝙋𝙖𝙮𝙨𝙖𝙣𝙨 ( 𝙎𝙎𝙋 ) avec leur corollaire qu’est la 𝙎𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙋𝙖𝙮𝙨𝙖𝙣𝙣𝙚 ( 𝙎𝙋)

Le 𝐑𝐀𝐃𝐃 et ses partenaires rejoignent en cela la 𝐕𝐢𝐚 𝐂𝐚𝐦𝐩𝐞𝐬𝐢𝐧𝐚 qui a arraché de haute lutte, auprès de la FAO, la reconnaissance des Droits des agriculteurs et leur réalisation par les différents gouvernements,partie contractante, dans leur législation nationale, tout au moins en ce qui est des ressources photogéniques pour l’alimentation et l’agriculture.

Relevons d’emblée que le TIRPAA et L’UNDROP sont des outils juridiques proposés aux parties contractantes par la FAO, tandis que l’UPOV est un cadre réglementaire international développé par et pour le système semencier industriel qui exclut et criminalise les SSP.

  1. 𝑻𝑰𝑹𝑷𝑨𝑨

Le Traité International sur les Ressources Phyto génétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture est un accord international dans le cadre de la𝐅𝐀𝐎 dont l’objectif est de conserver et utiliser durablement des ressources Phyto génétiques pour l’alimentation et l’agriculture, de partager de façon juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation en harmonie avec la Convention sur la Diversité Biologique ( 𝐂𝐃𝐁 ) pour une agriculture durable et pour la sécurité alimentaire. Ces objectifs sont atteints par

l’établissement des liens étroits entre ledit Traité et la FAO, ainsi que la CDB. Cf article.1,al.1et 2.

Ce Traité est un corpus de 35 articles y compris des annexes, et dont l’Article 9 sur les Droits des agriculteurs justifie amplement l’organisation des foires de semences paysannes.On ne saurait passer outre l’article 10 et suivants sur le fameux Système multilatéral d’accès et de partage des avantages qui a conduit à dresser une liste de 64 espèces cultivées couvertes par ledit Système multilatéral.pour votre gouverne, soulignons qu’il s’y trouve des espèces qui nous sont familières ,et entre autres : le maïs🌽, l’aubergine🍆,la pomme de terre🥔, l’igname🥔, la patate douce🍠,le manioc🥒 la banane🍌, le riz🌾, le pois cajan 🥀et le tournesol🌿.

Enfin, ce Traité consacre des termes à la signification y indiquée :

•  » Conservation in situ  » : conservation des écosystèmes et des habitats naturels ainsi que le maintien et la reconstitution de populations d’espèces viables dans leur milieu naturel et, dans le cas des espèces végétales cultivées, dans leur milieu où se sont développés leurs caractères distinctifs.

•  » Conservation ex situ  » désigne la conservation de ressources Phyto génétiques pour l’alimentation et l’agriculture en dehors de leur milieu naturel ( exemple des cases ou banques de semences).

•  » Ressources Phyto génétiques pour l’alimentation et l’agriculture » désigne le matériel génétique d’origine végétale ayant une valeur effective ou potentielle pour l’alimentation et l’agriculture.

•  » Matériel génétique » désigne le matériel d’origine végétale, y compris le matériel de reproduction et de multiplication végétative , contenant des unités fonctionnelles de l’hérédité.

•  » Variété » désigne un ensemble végétal, d’un taxon botanique du rang le plus bas connu , défini par l’expression reproductible de ses caractères génétiques.

* Le taxon est une unité quelconque ( genre, famille, espèces, sous-espèces, etc ) des classifications hiérarchiques des êtres vivants.

•  » Collection ex situ  » désigne une collection de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture conservées en dehors de leur milieu naturel.

•  » Centre d’origine » désigne une zone géographique où une espèce végétale , cultivée ou sauvage, a développé pour la première fois ses caractères distinctifs.

•  » Centre de diversité végétale » désigne une zone géographique contenant un haut niveau de diversité génétique pour les espèces cultivées dans des conditions in situ.

√ Je me permets d’observer que le fait, pour la 𝐅𝐀𝐎 de parler de la sécurité alimentaire plutôt que de la souveraineté alimentaire comme 𝐀𝐅𝐒𝐀, la Via Campesina ou le RADD et ses partenaires, peut laisser craindre une influence néfaste des entreprises commerciales des intrants chimiques ( 𝑀𝑂𝑁𝑆𝐴𝑁𝑇𝑂 𝑒𝑡 𝐵𝐴𝑌𝐸𝑅 ). L’on est en droit de se demander s’il faut sacrifier la qualité de vie et la bonne alimentation au profit de sombres intérêts financiers et commerciaux.

2. L’ 𝑼𝑵𝑫𝑹𝑶𝑷

La traduction de cet acronyme anglo-saxon en français signifie : Déclaration des Nations -Unies sur les Droits des paysan-ne-s et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.

Adoptée par l’AG des Nations -Unies en 2018 après 20 ans de mobilisation de la Via Campesina et de ses alliés, et de 6 ans de négociation au sein de 𝐥’𝐎𝐍𝐔, cette Déclaration répond aux nombreuses formes de discrimination auxquelles sont confrontés les paysan-ne-s et les autres personnes travaillant dans les zones rurales. Elle comporte 28 articles dont les articles 4 à 7 qui affirment :

– le Droit à la terre et aux autres ressources naturelles

– le Droit à la terre des femmes rurales.

Quoi de plus normal pour ces premières victimes de la faim, de l’extrême pauvreté, des expulsions forcées,des déplacements et de la criminalisation que sont les jeunes, les enfants,les personnes âgées, les personnes handicapées et les femmes. Ils jouent pourtant un rôle essentiel dans la souveraineté alimentaire.

L’UNDROP exige des Etats le soutien et la création et le développement d’organisation fortes et indépendantes des paysan-ne-s et d’autres personnes travaillant dans les zones rurales ; ainsi que la mise sur pied de mécanismes de suivi qui servent à contrôler la mise en œuvre de la Déclaration UNDROP à tous les niveaux. Saluons encore le RADD et ses partenaires qui, dans cette optique, ont à la faveur de la FOSPAC3 élaboré la « 𝘿𝙚́𝙘𝙡𝙖𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙’𝙀𝙨𝙨𝙚́, » amendée ensuite à Nanga Eboko, et dont on attend une appropriation par les participants à la présente édition et un plaidoyer auprès des gouvernants.Ils devront aussi s’inspirer du prototype de Loi sur la reconnaissance des SSP initié par 𝐀𝐅𝐒𝐀 en vue d’une action internationale.

Soulignons que 121 Etats, avaient voté en faveur de l’adoption de cette Déclaration parmi lesquels la Côte d’Ivoire🇨🇮, le Gabon🇬🇦, la RCA🇨🇫, le Mali🇲🇱, la RDC🇨🇩, le Congo🇨🇬, le Bénin🇧🇯, et l Tchad🇷🇴.

Malheureusement , le Cameroun 🇨🇲🇨🇲 s’était aligné avec les 54 Etats qui avaient opté pour l’abstention.

Néanmoins, 𝐆𝐃𝐀 ( Green Development Advocates ) a initié en juillet 2023 un plaidoyer appelant l’État à intégrer cette résolution dans son corpus juridique.

3. L’ 𝑼𝑷𝑶𝑽

Elle apparaît ici comme l’intrus du fait qu’elle prend à revers les actes du TIRPAA et de L’UNDROP.

L’UPOV ou l’Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales, et dont le siège est à Genève, est une organisation intergouvernementale créée en 1961.Très souvent connue sous le nom de la Convention UPOV, elle est néfaste aux droits des paysans sur la semence.

Elle compte 79 membres où figurent très peu d’Etats africains, pour ne pas dire aucun. Ils ont mis en place 2 cadres règlementaires distincts sur l’obtention végétale :

– un pour les semences commerciales

– un pour les systèmes Semenciers Paysans.

Ceci a abouti à la mise sur pied du Certificat d’Obtention Végétale. Relevons que l’obtention végétale est une variété végétale créée par l’homme grâce à la biotechnologie. Le système de protection végétale s’applique à l’ensemble du règne végétal. Les variétés sauvages en sont exclues.

Toutefois, si l’homme apporte une amélioration à cette variété sauvage, l’obtention peut être protégée.

Pour bénéficier d’une protection, une variété doit être nouvelle, distincte , homogène et être désignée par une dénomination appropriée. On parle alors des critères 𝐃𝐇𝐒.

Pour terminer, notons qu’il y a une différence entre 𝒍𝒆 𝑪𝒆𝒓𝒕𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂𝒕 𝒅’𝑶𝒃𝒕𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏 𝑽𝒆́𝒈𝒆́𝒕𝒂𝒍𝒆 ( 𝑪𝑶𝑽 ) et le Brevet . Contrairement au COV, le Brevet ne s’adapte pas au vivant ainsi qu’à sa spécificité ; il ne permet pas d’avoir accès aux ressources génétiques de la plante et donc ne permet pas de ressemer ses propres semences.

Le 𝑪𝑶𝑽 permet d’assurer à son obtenteur un monopole d’exploitation de la variété protégée pendant 30 ans, mais autorise l’utilisation de cette variété protégée pour en sélectionner une nouvelle et la commercialiser si elle est suffisamment distincte.

Chers participants à la 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖𝟰 voilà quelques pistes de réflexion pouvant vous permettre de mieux suivre les experts pendant leurs présentations.Vous pourrez alors faire des interventions pertinentes.

Compilé par 𝘿𝙧 𝙃𝙪𝙗𝙚𝙧𝙩 𝙈𝙀𝙉𝙔𝙄𝙀́ 𝙈𝙀𝙎𝙎𝙄,

𝗖𝗼𝗺𝗺𝗶𝘀𝘀𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗮𝗱𝗷𝗼𝗶𝗻𝘁𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗙𝗢𝗦𝗣𝗔𝗖, 𝐑𝐀𝐃𝐃.

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Participation à la foire régionale ouest africaine des semences paysannes organisée par la Communauté Ouest-Africaine des Semences Paysannes (COASP)

Trois membres du RADD ont participé à la foire régionale Ouest africaine des Semences Paysannes qui s’est tenue au Benin en mars 2023. La foire s’est déroulée pendant quatre (4) jours et a vu la participation d’une trentaine de pays d’Afrique (Ouest, Centre et Est) et des pays occidentaux (France, Suisse, Allemagne, Etats Unis…). Le RADD y a animé un stand. En plus des expositions, des échanges de semences, cette foire a été une opportunité pour le RADD de comprendre les enjeux des OGMs dont les explications ont été au centre des thématiques développées pendant la foire.

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Justice Climatique et Promotion de l'Agroécologie

LA PARTICIPATION A L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES FEMMES AFRICAINES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

L’assemblée climatique des femmes africaines s’est tenue en Août 2023 au Nigeria.Le RADD y est représenté par 3 femmes dont 2 riveraines des agro-industries. Plus de 150 femmes ont pris part à cette importante rencontre des femmes africaines leaders, engagées dans les questions climatiques. La rencontre avait pour but d’élaborer une déclaration des femmes d’Afrique qui devait porter leur voix à la COP28. Cette rencontre a été un lieu de renforcement de capacités des femmes qui ont défini les changements climatiques, dégagé les causes, les conséquences ou les manifestions. Les femmes ont eu à échanger sur les vraies solutions aux cotés des fausses qui leurs sont imposées par les grandes puissances étrangères. Ces dernières refusent de regarder la vérité en face et d’adopter résolument des stratégies efficaces d’atténuation ou d’adaptation des changements climatiques. A travers cette déclaration finale des travaux, les femmes d’Afrique se sont prononcées sur leur avenir et le feront savoir à l’occasion de la COP28.

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PARTICIPATION A LA RÉUNION STRATÉGIQUE DE L’ÉQUIPE DE FACILITATION DE L’ALLIANCE INFORMELLE

Le RADD est membre de l’équipe de facilitation de l’Alliance Informelle Internationale contre les grandes plantations de palmier à huile en Afrique Centrale et de l’Ouest. Cette alliance comprend une quinzaine d’organisations issue d’une dizaine de pays d’Afrique que sont le Gabon, la Cote d’Ivoire, la Sierra Léone, Le Congo, la RDC, Le Liberia, le Ghana, le Nigeria, l’Uganda, le Cameroun. Cette année, le RADD a participé à une rencontre pour planifier les activités de l’année 2023. Cette rencontre s’est tenue en Côte d’Ivoire aux cotés de quatre (4) autres organisations. L’activité a permis de dégager un plan d’action qui a été le fil conducteur des actions de cette alliance au cours de l’année 2023.