


Sous le haut parrainage de M. HELE Pierre, Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable, et dans un contexte où les répercussions du changement climatique s’intensifient, les femmes de la société civile du Cameroun organisent à Mbalmayo, au Cameroun, du 29 au 31 octobre 2024, la Deuxième Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques (COFECCC 2). Cet événement se déroulera sous le thème : « Efficacité et
Efficience des Stratégies de Lutte contre les Changements Climatiques au niveau National et
International. »
Cette convergence vise à renforcer les capacités des femmes face aux défis climatiques, en les positionnant comme des agentes clés dans l’action pour le climat. La COFECCC 2 s’appuiera sur les succès de la précédente édition pour proposer des solutions concrètes et des actions quotidiennes à mettre en œuvre pour faire face aux enjeux d’adaptation et d’atténuation climatique.
L’objectif général de la COFECCC 2 est de fournir des réponses concrètes aux mesures efficaces et efficientes de lutte contre les changements climatiques. Pour ce faire, l’atelier vise à faire un état des lieux de la situation climatique nationale et à examiner les aspects de la sexospécificité climatique. Il s’agira également de comprendre les enjeux liés à la finance climatique, notamment le crédit carbone, et d’identifier les activités éco-innovantes pour accélérer la transition vers une croissance verte. Les participantes seront formées sur les outils d’élaboration d’une note conceptuelle de projets verts, des
pistes de solutions concrètes seront proposées pour relever les défis d’atténuation et d’adaptation climatique au niveau national. Enfin, l’atelier visera à promouvoir les « meilleures pratiques environnementales féminines » à l’échelle nationale.
La COFECCC 2 rassemblera plus de 350 participantes, incluant des membres d’Organisations de la Société Civile féminines, des universitaires, des responsables politiques, des étudiantes. Les participantes seront sensibilisées aux enjeux climatiques actuels et formées sur des activités éco-rentables.
L’événement inclura des présentations en plénière, des ateliers pratiques, des éco-excursions, des séances de bien-être, une foire-exposition dédiée aux organisations de la société civile féminines. Des rencontres professionnelles B to B seront également organisées pour favoriser les opportunités d’affaires et renforcer les collaborations. La formation des participantes dans l’élaboration des notes conceptuelles offrira à des associations féminines, l’opportunité de présenter des projets spécifiques pour adresser, de façon significative, concrète, la question du changement climatique dans leur lieu de vie.
Le rendu de la COFECCC 2 sera un communiqué final contenant UN RECUEIL DE PROJETS de la société civile féminine en guise de réponse au problème du changement climatique et des recommandations.
Cette deuxième édition terminera par le tirage au sort de d’un projet issu d’une association, qui recevra un financement direct d’un million de francs de la part d’une entreprise citoyenne
L’accaparement des terres au Cameroun par les grandes entreprises agricoles menace les communautés locales et l’écosystème. Les Enjeux de l’Accaparement des Terres au Cameroun.
L’accaparement des terres par les grandes entreprises agroindustrielles au Cameroun représente un problème majeur. Ces entreprises acquièrent de vastes étendues de terres, souvent sans le consentement des populations locales, ce qui engendre des conflits et des tensions.
Les enjeux sont multiples : perte de terres cultivables pour les communautés locales, destruction de la biodiversité et perturbation des écosystèmes. En outre, ces pratiques mettent en péril la sécurité alimentaire des populations qui dépendent de ces terres pour leur subsistance.
Les monocultures d’arbres imposées par les agroindustries ont un impact dévastateur sur les communautés locales. Les riverains perdent leurs terres agricoles, ce qui affecte directement leurs moyens de subsistance. Les cultures vivrières sont remplacées par des plantations industrielles, entraînant une diminution de la production alimentaire locale.
Cette situation aggrave la pauvreté et l’insécurité alimentaire, forçant de nombreuses familles à migrer vers les villes à la recherche de nouvelles opportunités, souvent précaires. Les communautés locales se retrouvent ainsi dépossédées de leurs terres ancestrales et de leur mode de vie traditionnel.
La déforestation est l’une des conséquences les plus visibles de l’accaparement des terres par les agroindustries. Les forêts sont rasées pour faire place à des plantations de palmiers à huile, de caoutchouc ou d’autres cultures commerciales. Cette déforestation entraîne une perte massive de biodiversité et détruit les habitats naturels de nombreuses espèces animales.
En plus de la perte de biodiversité, la déforestation contribue au changement climatique en libérant de grandes quantités de CO2 dans l’atmosphère. Elle perturbe également le cycle de l’eau, ce qui peut entraîner une augmentation des inondations et de l’érosion des sols, affectant ainsi la qualité des terres cultivables.
Face à ces défis, les communautés locales et les organisations civiles ne restent pas inactives. Des initiatives comme celles du RADD permettent de rassembler les riverains des différentes agroindustries pour réfléchir ensemble et élaborer des stratégies communes de résistance.
Le 21 septembre est un jour particulier pour les riverains des monocultures d’arbres. Cette année encore, les riverains des AGROINDUSTRIES du Cameroun se sont retrouvés à Pungu Aviation aux côtés des riverains de la SOCAPALMde Kienke pour réclamer leurs droits.
Une cinquantaine de participants et des leaders des différentes communautés impactées des agroindustries du Cameroun qu’accompagne le RADD se sont joints au reste du monde par visioconférence pour mener des réflexions et trouver des stratégies communes pour contrecarrer les les méandres des entreprises de monoculture qui accaparent leurs terres.
Les réunions et les conférences, telles que celle tenue à Pungu Aviation, sont des occasions pour les communautés impactées de partager leurs expériences, de se solidariser et de renforcer leurs revendications. Elles exigent la reconnaissance de leurs droits fonciers et la mise en place de mécanismes de compensation équitables pour les terres accaparées.






https://www.observer237.com/2024/09/international-day-against-tree.html
À l’initiative de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique ( AFSA ) , 140 participants, dont le RADD , issus de près de 23 pays d’Afrique, ont pris part aux travaux de la 3ème Conférence Panafricaine sur la gouvernance semencière. Le thème général était : » Partenariat entre acteurs étatiques et non étatiques pour des systèmes semenciers résilients en Afrique. » C’était à Niamey du 21 au 23 août 2024.
Cette 3ème Conférence intervient après celles de Dakar en 2022 et de Dar-es-Salam en 2023.
Les échanges ont permis de poser un diagnostic général de la gouvernance des semences. Les constats sont préoccupants. Ainsi, dès la 1ère moitié du 20e siècle, l’agriculture des pays africains, principalement dans le secteur semencier, a commencé à subir une réglementation imposée. Par la suite, les autres pays du continent ont progressivement développé leur réglementation semencière accompagnée d’une politique de mise en œuvre.
À l’aube de l’an 2000, on a observé un déclenchement des effets d’harmonisation régionale des politiques et des lois sur les semences en Afrique, avec le soutien financier et technique de diverses agences de coopération internationale. Bien que la mise en œuvre de ces politiques visait à faciliter le commerce et l’accès aux semences hybrides certifiées , elle a été lente et controversée. » 20 ans plus tard, force est de constater que les politiques d’harmonisation des lois semencières régionales n’ont pas réussi à garantir la disponibilité des semences dites de qualité pour les agriculteurs, encore moins la sécurité alimentaire et nutritionnelle annoncée pour les populations. », affirme FAMARA Diédhiou, le chargé de programme semences à AFSA Afrique. Malgré les importants investissements consentis jusqu’à ce jour, les semences certifiées sont restées inaccessibles pour de nombreux agriculteurs en raison de leurs coûts élevés/ prohibitifs et d’une distribution inefficace, limitant ainsi l’impact positif attendu de ces réformes. Pire encore,la plupart des Entreprises semencières ayant saisi ces opportunités financières ne sont pas nationales. Et les rares Entreprises nationales qui s’y sont aventurées n’ont pas été viables.




Fort heureusement, il existe des solutions endogènes pour rendre ce secteur plus dynamique. Les intermédiations des OSC, des institutions de recherche ,des agriculteurs , ayant exploré les SSP ont généré des preuves scientifiques d’une meilleure viabilité des SSP par rapport aux semences contrôlées par les Entreprises semencières et inscrites aux catalogues officiels. Ces SP qui ont été négligées, marginalisées voire criminalisées sont en réalité la vraie solution pour la sécurité voire la souveraineté alimentaire. D’où l’encouragement d’AFSA et son accompagnement « des OP dans toutes les régions de pouvoir se regrouper pour qu’ils puissent organiser ce qu’on appelle les foires de semences paysannes afin que ces semences qui sont un patrimoine national, un héritage, puissent être connues et qu’on construise des banques de semences. »,poursuit FAMARA. Les experts affirment en effet que: » les recherches ont démontré que la diversité génétique est le meilleur moyen de résilience des Systèmes Semenciers face aux attaques parasitaires et autres phytopathologies et face aux chocs climatiques. »
Par conséquent, l’agriculture paysanne, faite dans des conditions agroécologiques et qui valorise cette diversité génétique, est la vraie agriculture intelligente face au climat.

Fort de ces constats ,et en guise de résolutions, les participants ont:
1) Mis à jour la stratégie de la campagne « MasemenceMavie » pour la souveraineté semencière du continent.
2) Décidé d’engager un dialogue permanent avec les autorités publiques locales, nationales et régionales pour développer des politiques semencières sensibles aux SP : les semences de souveraineté.
3) Plaider à tous les niveaux contre les institutions de commerce qui privilégient les semences de capitalisme au détriment des SSP.
Les participants ont également appelé les gouvernements nationaux et les bailleurs de fonds , notamment ceux sensibles à la justice sociale et à la justice climatique à : ✓Financer l’accompagnement des gouvernements locaux et nationaux dans l’élaboration de réglementations et politiques semencières favorables aux SSP, gage de la souveraineté alimentaire. ✓Soutenir le développement des cadres réglementaires qui offrent un environnement propice à la culture, au partage, à l’échange et à la vente des SP locales. ✓ Mobiliser et allouer des ressources financières par le biais du budget national pour la recherche,la propagation et l’utilisation de semences paysannes/ de matériel génétique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle nationale. ✓ Fournir un soutien technique au développement des des SSP.
Le RADD est sorti plus que jamais réconforté dans sa vision et son combat pour la promotion et la vulgarisation des SSP. Un combat qui est porté à l’échelle du continent africain et porte des lueurs d’un avenir radieux sur la plan national.
Les acteurs du Système Semencier Paysan se sont réunis à Matomb, dans le département du Nyong et Kelle, région du Centre Cameroun, autour d’une causerie paysanne sur le thème « la caractérisation des semences paysannes : enjeux et défis pour la promotion des systèmes semenciers paysans au Cameroun ».
Cette causerie s’inscrit dans le cadre des activités de promotion de la Semence Paysanne et du Système Semencier Paysan menées par le Réseau des Acteurs de Développement durable (RADD).
L’objectif principal de cet atelier était de renforcer les capacités des producteurs locaux sur la promotion de la semence paysanne par le biais de la caractérisation des différentes semences. Environ 150 participant(e)s, issu(e)s tant du secteur public que privé, ont pris part à cette initiative.
La semence, premier facteur de production, contribue à elle seule pour 40% au rendement de la production au Cameroun. Elle sert d’appoint aux activités agricoles qui sont la principale source d’emploi et de revenus de la population. Le Système Semencier Paysan constitue un levier important dans la production agricole car 80 % des semences proviennent du secteur non commercial ou non officiel, et notamment des semences de ferme (semences paysannes).
Le RADD, par le biais de cette causerie, a voulu sensibiliser les producteurs sur l’importance de la caractérisation de la semence paysanne en définissant les critères essentiels pour accroître leur compétitivité.
Pendant cette causerie paysanne, plusieurs enjeux du système semencier paysan ont été présentés entre autres :
Dans son exposé, le Dr Likeng a montré que même si des efforts sont faits de part et d’autre par les producteurs, la commercialisation de la semence paysanne reste confrontée à un défi fondamental qui est la caractérisation de celle-ci. L’absence de la caractérisation compromet fortement sa commercialisation car elle fait face au manque de professionnalisme et d’engagement des producteurs locaux. Cette caractérisation passe par le renseignement sur les étiquettes des informations telles que l’origine de la semence, son rendement, son mode de production et de conservation, l’année de production et les techniques de production.
C’est ainsi que, les participants venus de plusieurs régions du Cameroun ont travaillé en ateliers pour proposer des solutions en vue d’améliorer la qualité des produits mis sur les marchés. Cette rencontre a été l’occasion pour les participants d’exposer leurs diversités semencières et les produits issus de l’agroécologie paysanne. Les échanges sur la caractérisation des semences paysannes permettent de développer nos propres systèmes de contrôle afin de garantir la qualité des semences paysannes pour qu’elles soient compétitives sur le marché des semences. Ces causeries paysannes prolongent la réflexion et les actions en faveur de la revalorisation de la semence paysanne, de la maitrise des systèmes alimentaires, une garantie de la souveraineté semencière et alimentaire que le RADD et plusieurs partenaires locaux et nationaux portent depuis bientôt 5 ans. Vivement que soient reconnus ces systèmes semenciers par le législateur Camerounais pour assurer leur pérennisation et leur intégration dans la politique agricole nationale.























La formation des jeunes et des femmes de l’Afrique Centrale, organisée par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) dans le but de professionnaliser les entrepreneurs du secteur semencier, s’est tenu à Douala du 2 au 4 juillet dernier et a regroupé une quarantaine de participants venus du Tchad, du Gabon, du Congo Brazzaville, de la RDC, de la RCA et du Cameroun. Il s’est agi de trois jours de travail intense au Krystal Palace où les participants ont acquis de nombreuses connaissances dans les réglementations nationales, sous régionales et internationales qui régissent l’activité semencière, les procédures de certification dans le secteur semencier, la mise en place d’une entreprise semencière, la commercialisation des semences et la prise en compte des aspects genre dans l’entreprise semencière.
L’intérêt pour les six (6) membres du RADD à prendre part à cette formation est pluriel. Il fallait bien comprendre où intervient la Semence Paysanne (SP) dans les réglementations semencières nationales et de la Sous-Région Afrique Centrale, comprendre les forces et les faiblesses de la semence commerciale dans le but de développer des stratégies d’amélioration de l’offre de la SP et construire le plaidoyer pour la reconnaissance juridique des Systèmes Semenciers Paysans (SSP).
Le RADD se sent fortement interpellée, devra travailler d’arrachepied pour obtenir la reconnaissance juridique des semences paysannes ; pour se faire il faudrait s’inspirer de cette démarche de professionnalisation de ces entreprises semencières pour forger un modèle ambitieux, multiplier des évidences qui vont favoriser la révision de la loi semencière qui devrait intégrer les systèmes semenciers paysans. Il revient ainsi au RADD de restituer ladite formation aux agriculteurs locaux à toute occasion.
Déjà, une restitution sera faite à la centaine de producteurs attendues aux Causeries Paysannes qui se tiendront ce 17 juillet 2024 à Matomb, dans le Nyong et Kellé, Région du Centre-Cameroun.
Nous exprimons notre profonde gratitude au CORAF pour cette belle opportunité, aux experts Mme Mbom et Pierre, aux cadres de l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) pour leur encadrement, à tous les participants venus du Tchad, du Congo Brazza, de la RDC, de la République Centrafricaine., du Gabon et du Cameroun pour la qualité des échanges qui ont permis de s’enrichir des expériences des uns et des autres.











Le RADD travaille à la promotion d’un développement inclusif et durable, en mettant en place des initiatives en faveur de la justice sociale, économique, environnementale et climatique. Après les dégâts (destructions des arbres fruitiers) causés par le projet de construction de la ligne électrique sur l’axe Elat-Essé dans la Mefou et Afamba, région du Centre Cameroun, le RADD en collaboration avec l’association « Yembarack en Marche » et la Convergence des Femmes du Cameroun pour le Changement Climatique (COFECCC) a mis en place une opération de distribution de 2200 arbres fruitiers afin de replanter les vergers de cases détruits par ce passage sur une distance d’environ trente kilomètres. Le 12 mai 2024, plus de 300 membres du groupement Yembarak ont été dotés de 2200 arbres fruitiers afin de replanter les vergers de cases détruits par le passage de la ligne électrique sur l’axe Elat-Esse qui traverse leur territoire.
Cette vaste initiative multidimensionnelle a été réalisée grâce à l’appui de la Mairie d’Esse, avec la présence du Maire titulaire M. NDONGO BOUNI Martin Dejoies, qui a encouragé les initiateurs et a promis de leur offrir d’autres occasions pour multiplier et pérenniser cette initiative. Plus de 300 membres de cette communauté composés des enfants, des jeunes, des hommes et des femmes ont reçu au moins 8 plants, principalement d’avocatiers et de pruniers. L’initiative offre également une réponse à la demande de soutenir les communautés dans le renforcement de leur souveraineté alimentaire en leur offrant un développement endogène. Cela a également été une opportunité de sensibiliser l’opinion à la plantation d’arbres, qui est un acte salutaire pour le climat. Elle se présente également une activité à forte portée économique et répond à la volonté constante du RADD d’offrir des moyens de vie équitables aux communautés défavorisées et d’améliorer leurs conditions d’existence.
Tout en souhaitant que les communautés respectent les directives du président de Yembarack en Marche qui a souligné l’importance de planter les arbres reçus et de suivre leur développement, le Maire a annoncé la création d’un ‘Bois de Femmes’ dans la ville d’Esse qui sera porté par le RADD, l’association 𝗬𝗲𝗺𝗯𝗮𝗿𝗮𝗰𝗸 𝗲𝗻 𝗠𝗮𝗿𝗰𝗵𝗲’et la 𝗖𝗢𝗙𝗘𝗖𝗖𝗖, la faîtière d’organisation féminine porteuse du concept de Bois de Femmes.
Le RADD exprime sa gratitude envers tous ceux qui ont joué un rôle dans le succès de ce projet, en particulier l’équipe dynamique de Yembarack en Marche, les courageuses femmes de la COFECCC qui ont fait preuve d’une présence remarquable, les chefs traditionnels, le Maire de la Commune d’Esse tous les membres du RADD toujours engagés et les communautés qui ont fait preuve d’un grand honneur en se mobilisant massivement pour répondre très positivement à cet appel.
L’activité s’est terminée avec la joie des bénéficiaires, leur tranquillité et leur espérance qui se dégageaient de leur visage.
Merci à tous les partenaires financiers qui ont rendu cette action possible.























