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Présentation du rapport de l’étude sur la cartographie des abus subis par les communautés riveraines de la SOCAPALM d’Edéa

Dans le cadre de ses activités, le RADD a organisé le 25 septembre 2024 à la salle Saint Paul de la Conférence Nationale Épiscopale du Cameroun à Yaoundé, l’atelier de présentation du rapport de l’étude sur la cartographie des abus subis par les populations d’Apouh a Ngok, Dehane, Koukouhe et Ongue,riveraines de la SOCAPALM d’Edéa. Cet atelier a eu lieu.
L’objectif de cet atelier était d’informer et de sensibiliser les décideurs, l’opinion publique nationale et internationale sur l’urgence de réserver un espace vital et de mettre fin aux autres abus subis par ces communautés.
Une trentaine de personnes a participé à cet atelier. dont : les Administrations publiques , les organisations de la Société civile,les chefs traditionnels des villages impactés, la présidente de l’Association des Femmes Riveraines de la SOCAPALM d’Edéa, et bien d’autres encore.
Les travaux sont lancés à 10 h par une prière dédiée au Dieu tout puissant pour la bonne marche des travaux et par l’exécution de l’hymne national du Cameroun. Le mot de bienvenue et introductif de Mme la Secrétaire exécutive du RADD va suivre . Elle résume les mobiles de l’étude dans le rôle du RADD qui est celui d’accompagner les riverains des Agro-industries dans la défense de leurs droits face aux traitements et aux abus perpétrés sur eux par ces agro-industries. Elle présente les missions du RADD qui sont celles de la lutte contre les injustices sociale, économique environnementale et climatique, et fait le lien pour justifier cette étude menée par le RADD dans ces quatre villages impactés par la présence de La SOCAPALM d’Edéa depuis sa cession par l’État à un groupe d’investisseurs privés. Ces communautés sont confrontées tous les jours aux menaces , aux intimidations et de la mastodonte et des autorités locales. Les pleurs et les cris n’en finissent plus. Elles élèvent leurs voix, s’adressent à nous de la société civile et nous ne saurions rester insensibles à ces cris, à ces pleurs récurrents sans aucune suite favorable. La présentation des résultats de cette autre étude permet que les uns et les autres y apportent les amendements. Il est question de sortir de cet atelier avec un plaidoyer fort pour arrêter ce climat de haute tension qui existe entre la SOCAPALM et ses riverains et qui menace la cohésion sociale, la paix dans cette localité », souligne-t-elle.

Les travaux de restauration du rapport de l’étude ont suivi immédiatement et ont été présentés en deux temps : le rapport du cartographe et ensuite le rapport narratif.
1- le rapport du cartographe

Dans le rapport du cartographe, il a été question de montrer sur les cartes des 4 villages que les palmiers à huile envahissent ou non la proximité des habitations de ces communautés pour dire de manière impartiale si l’espace vital de ces populations est inexistant.
C’est ainsi qu’au vu de sa présentation, les villages d’Apouh et Dehane sont pratiquement encerclés par les plantations de palmier à huile de la SOCAPALM. Nous parlons de 95% d’envahissement, voire même un enfermement par les palmiers! Ces communautés vivent dans la promiscuité du fait de cet enfermement.
Les deux autres villages le sont peut-être moins , mais ils subissent le même impact du fait de ces plantations. Leur espace vital est envahi. Elles ont besoin de respirer de l’air pur, autre que celui des palmiers. Les cartes ont clairement montré le degré d’abus subis par ces riverains en donnant les superficies des villages et la superficie qu’occupent les plantations de la SOCAPALM, le gap est immense et inhumain. Les communautés vivent dans des réduits, sur des rochers, poussées dans des zones difficiles à vivre.

2- Le rapport narratif

A la suite du cartographe, l’expert du RADD a donné les résultats avec statiques et tableaux y afférents, ainsi que les résultats de l’enquête menée auprès de ces communautés pour recueillir leurs réponses sur la présence de la SOCAPALM actuelle sur leur terre.
Les participants ont suivi de bout en bout ces résultats . Des conditions d’existence depuis la présence de cette nouvelle SOCAPALM et de celle d’avant la privatisation. pour plus de 95% de personnes interrogées, les conditions de vie étaient meilleures avant la reprise par la nouvelle société qui ne respectent pas leurs droits. Leurs droits humains, sociaux, économiques, environnementaux, climatiques, ne sont pas respectés. La proximité avec l’entreprise en est la principale cause. Leur espace vital est entièrement envahi. La SOCAPALM les menace, les intimide et leur a tout pris. Les réponses de ces communautés sont sans équivoque. Sur 141 personnes enquêtées, le ressenti amer est identique. Elles vivent mal la présence de la SOCAPALM de SOCFIN Bolloré. Avant elle, selon les résultats d’enquête,la vie était belle. La situation s’est dégradée depuis cette privatisation

3- Les échanges

La partie relative aux échanges a animé l’activité pendant deux heures. Les participants ont apporté des amendements, donné des recommandations pour enrichir le rapport.
Le chef de Koukouhe a donné des éléments nouveaux au niveau de la documentation et des recommandations fortes ont été formulées par des représentants de la société civile, des conseils juridiques présents dans la salle.
La présidente des femmes riveraines de la SOCAPALM d’Edéa a pris la parole pour approuver cette restitution de l’étude et réitérer son engagement à défendre sa communauté. Elle a pris l’exemple de la Bible où David a vaincu Goliath. Elle réagissait ainsi pour s’offusquer des dires d’une autorité traditionnelle qui disait que la fourmi ne s’attaque pas à l’éléphant. Pourtant, elles pensent que les fourmis qu’elles sont vont manger l’éléphant qui les empêche de vivre décemment sur leurs terres, parlant de la SOCAPALM.
Beaucoup de voix se sont élevées dans la salle pour apporter leur soutien à ces communautés et dénoncer ces violations.
Les représentants du MINDCAF, le MINPROFF, le MINAS présents à l’atelier ont été fortement interpellés, ainsi que la Commission Nationale des Droits de l’Homme.

C’est par une photo de famille et un repas que l’atelier a pris fin à Mvolyé Yaoundé.

4. La conférence de presse de présentation de rapport

Le RADD, pleinement engagé auprès des communautés riveraines des agro-industries et Greenpeace, en défenseur de l’environnement, ont organisé une Conférence de presse le 13 novembre 2024 à l’hôtel la Falaise de Yaoundé. Une quarantaine d’organes de presse nationale et internationale y était conviée. Il s’agissait pour le RADD de présenter le « Rapport de l’étude sur la cartographie des abus dans les villages APOUH À NGOG, DEHANE, ONGUE et KOUKOUÉ ». En effet, depuis la privatisation de la SOCAPALM dans les années 2000, les populations riveraines sont privées de leur espace vital et subissent moult abus allant des coups, blessures,viols, intimidations etc. Face aux journalistes, la Secrétaire exécutive du RADD Créscence NGOBO qu’accompagnait Hubert MENYIE MESSI, et , ont présenté les bienfaits de l’agroécologie ainsi que les raisons de l’organisation d’un forum sur l’agroécologie

C’est pour porter à l’attention de l’opinion nationale et internationale ces faits que la presse a été invitée à amplifier ces injustices ; car  » ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir. » disait Albert Einstein.

Cette Conférence de presse survient après la grande présentation nationale du 25 septembre devant les Institutionnels, les ONG, le CNDH, les riverains et chefs

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Accaparement des Terres par les Agroindustries au Cameroun: Le RADD célèbre la Journée Internationale de Lutte Contre la Monoculture d’arbres à KIENKE

L’accaparement des terres au Cameroun par les grandes entreprises agricoles menace les communautés locales et l’écosystème. Les Enjeux de l’Accaparement des Terres au Cameroun.

L’accaparement des terres par les grandes entreprises agroindustrielles au Cameroun représente un problème majeur. Ces entreprises acquièrent de vastes étendues de terres, souvent sans le consentement des populations locales, ce qui engendre des conflits et des tensions.

Les enjeux sont multiples : perte de terres cultivables pour les communautés locales, destruction de la biodiversité et perturbation des écosystèmes. En outre, ces pratiques mettent en péril la sécurité alimentaire des populations qui dépendent de ces terres pour leur subsistance.

Les monocultures d’arbres imposées par les agroindustries ont un impact dévastateur sur les communautés locales. Les riverains perdent leurs terres agricoles, ce qui affecte directement leurs moyens de subsistance. Les cultures vivrières sont remplacées par des plantations industrielles, entraînant une diminution de la production alimentaire locale.

Cette situation aggrave la pauvreté et l’insécurité alimentaire, forçant de nombreuses familles à migrer vers les villes à la recherche de nouvelles opportunités, souvent précaires. Les communautés locales se retrouvent ainsi dépossédées de leurs terres ancestrales et de leur mode de vie traditionnel.

La déforestation est l’une des conséquences les plus visibles de l’accaparement des terres par les agroindustries. Les forêts sont rasées pour faire place à des plantations de palmiers à huile, de caoutchouc ou d’autres cultures commerciales. Cette déforestation entraîne une perte massive de biodiversité et détruit les habitats naturels de nombreuses espèces animales.

En plus de la perte de biodiversité, la déforestation contribue au changement climatique en libérant de grandes quantités de CO2 dans l’atmosphère. Elle perturbe également le cycle de l’eau, ce qui peut entraîner une augmentation des inondations et de l’érosion des sols, affectant ainsi la qualité des terres cultivables.

Face à ces défis, les communautés locales et les organisations civiles ne restent pas inactives. Des initiatives comme celles du RADD permettent de rassembler les riverains des différentes agroindustries pour réfléchir ensemble et élaborer des stratégies communes de résistance.

Le 21 septembre est un jour particulier pour les riverains des monocultures d’arbres. Cette année encore, les riverains des AGROINDUSTRIES du Cameroun se sont retrouvés à Pungu Aviation aux côtés des riverains de la SOCAPALMde Kienke pour réclamer leurs droits.

Une cinquantaine de participants et des leaders des différentes communautés impactées des agroindustries du Cameroun qu’accompagne le RADD se sont joints au reste du monde par visioconférence pour mener des réflexions et trouver des stratégies communes pour contrecarrer les les méandres des entreprises de monoculture qui accaparent leurs terres.

Les réunions et les conférences, telles que celle tenue à Pungu Aviation, sont des occasions pour les communautés impactées de partager leurs expériences, de se solidariser et de renforcer leurs revendications. Elles exigent la reconnaissance de leurs droits fonciers et la mise en place de mécanismes de compensation équitables pour les terres accaparées.

https://timesnews2.info/journee-internationale-de-lutte-contre-la-monoculture-darbres-kienke-au-coeur-de-la-celebration

https://www.afriquepremiere.net/au-cameroun-kienke-dans-locean-celebre-la-journee-internationale-de-lutte-contre-la-monoculture-darbres

https://newsupfront.com/cameroon-riparian-women-celebrate-resistance-raise-voices-to-stop-expansion-of-monoculture-tree-plantations

https://www.observer237.com/2024/09/international-day-against-tree.html

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Causeries Paysannes de Matomb

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Médiathèque de la 4 édition de la Foire des Semences Paysannes du Cameroun (FOSPAC 4)

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DONNEES ESSENTIELLES DE LA FOSPAC 4

La 4ième édition de la FOire des Semences PAysannes du Cameroun (FOSPAC 4), tenue à Esse-Cameroun du 29 février au 02 mars 2024, a été riche en qualité, en quantité et en diversité tant des ressources humaines présentes que des ressources phytogénétiques exposées. Les données ci-après le témoignent :

Sur les dix (10) délégations étrangères annoncées, sept (7) ont effectivement pris part à l’événement. Il s’agit : de la Côte d’Ivoire, du Congo Brazzaville, du Gabon, du Mali, de la RDC, de la suisse et de la France. Outre ces exposants venus des pays amis, plus de 400 petits agriculteurs, des opérateurs de l’agro-industrie locale, des médecins -herboristes et autres défenseurs de la cause des systèmes semenciers paysans et de la semence paysanne sont partis des 4 coins du Cameroun pour prendre activement part à cette fête du monde rural.

Couvrant une superficie de plus de 2000 m2, le site avait 2 principaux centres d’attraction :

a) un espace alloué à l’exposition des semences occupé par 400 exposants répartis dans 11 tentes. Plus 80 variétés de semences locales du Cameroun et d’ailleurs, aux couleurs bigarrées avec autant d’effluves ou senteurs ont été exposées, vendues ou troquées.

b) un espace réservé à la restauration regroupant une vingtaine de cuisiniers, qui avaient la lourde responsabilité de nourrir et de désaltérer en temps réel les centaines d’exposants et visiteurs présents à la foire. Il fallait surtout le faire dans l’observance stricte de la consigne des organisateurs, en adéquation avec le plus long mot de la FOSPAC 4 :  » jemangeexclusivementlesmetsissusdessemencesexposéesàlafoire» ! Un pari tenu et réussi, donnant la preuve que l’import-substitution n’est pas qu’un simple slogan politique.

Le RADD et ses partenaires ont reconduit pour la 4e année consécutive, cette monnaie fiduciaire dénommée  » Mvong Nnam  » ou les semences du terroir. C’est un concept qui consiste à faire circuler une monnaie scripturale, sur papier dont les coupures ont une valeur de 100 FCFA, 250 FCFA, 500 FCFA et 1000 FCFA. Chaque exposant régulièrement enregistré reçoit un kit contenant outre un cahier et un stylo, mais également une somme d’argent pour sa ration alimentaire pendant les 3 jours de l’événement ainsi qu’une somme d’argent lui permettant d’acquérir les semences dont il a besoin. Pour cette 4e édition, la rondelette somme de 1.700.000 FCFA a circulé dans le village de la foire entre les mains des exposants pour la restauration et l’achat des semences.

L’intérêt de cette activité est important. Ce jeu permet à chacun des acteurs présents sur le site de la foire de qualifier la biodiversité semencière de son terroir. Ainsi les 80 variétés de semences collectées ont pu être classifiées en plusieurs catégories :

1.les semences rares ;

2) les semences en voie de disparition ;

3) les semences inconnues ;

4) les semences disparues ;

 5) semences abondantes.

Cet exercice a permis aux uns et aux autres d’identifier et de collecter les semences dont ils avaient besoin.

La thématique principale : « la promotion des systèmes semenciers paysans au Cameroun, bien comprendre le TIRPAA, l’UNDROP et l’UPOV », développée par Anne Berson DENA et Alimata TRAORE, expertes paysannes venues du Mali, a permis à l’auditoire de comprendre que si le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture ou le traité sur les semences (TIRPAA) et la déclaration des Nations Unies pour les Droits des Paysans et de tous les personnes intervenant à la terre ( l’UNDROP ) sont favorables aux droits des agriculteurs à conserver, échanger , utiliser et vendre leurs semences (art.9 du TIRPAA) à l’accès à la terre pour les femmes, enfants, personnes âgées, handicapées, victimisées (art. 4 à 7 UNDROP). L’Union Internationale pour la protection des Obtentions Végétales (l’UPOV) prive tout obtenteur d’un certificat de tout droit à jouir de ses semences. L’UPOV a comme instrument d’exécution l’OAPI.En effet, l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle est membre de l’ Union Internationale pour la Protection des Obtentions Végétales.À travers l’annexe X de ses accords de Bangui, l’OAPI et ses pays membres ( dont le Cameroun ) et la ratification de la version UPOV 91, les obtenteurs ( publicd ou privés ) peuvent demander des droits exclusifs de propriété intellectuelle et industrielle sur des variétés Nouvelles, Distinctes, Homogènes et Stables. Le droit des paysans à ressemer dans leurs champs ces variétés deviendrait alors un soi-disant privilège laissé par l’obtenteur à condition que le paysan ne l »utilise pas à des fins commerciales.Cherchez l’intrus dans ces textes internationaux !

S’inspirant de l’exemple du Mali, les 2 expertes ont encouragé les participants à défendre bec et ongle leurs droits à la semence et à la terre, et à pousser leurs gouvernants à reconnaître les Systèmes Semenciers Paysans et la semence paysanne.

Dans son exposé sur les dynamiques agroécologiques au Cameroun, Dr Rodrigue KOUANG a expliqué le processus qui a abouti à la mise en place du Réseau pour la Promotion de l’Agroécologie au Cameroun (REPAC) qui regroupe une trentaine d’ONGs camerounaises. Ce réseau a pour objectif de promouvoir les systèmes agroécologiques au Cameroun.

Il a par ailleurs mis l’accent sur l’utilisation des nouvelles technologies par les agro-industries semencières pour breveter certains caractères de nos semences paysannes sans avoir besoin de la semence physique. Il a donc exhorté les agriculteurs à se mettre en réseau pour avoir plus de force afin de défendre leurs droits sur leurs semences, et pour trouver des ressources nécessaires pour soutenir les dynamiques nationales de défenses de droits des paysans sur leurs semences.

L’INADES-FORMATION Cameroun,représenté par M. MEIGNO BOKAGNE Raphaël,a, dans la  même optique des dynamiques agro-écologiques au Cameroun, argumenté sur le nécessaire accompagnement des producteurs à travers le projet CCAB/ PCAC et le FADER qui sont des structures de regroupement des petits agriculteurs pour leur renforcement des capacités et la promotion de leur autonomisation économique.Le CCAB étant le Centre de Connaissance en Agriculture Biologique, et le FADER ou Forum des Acteurs du Développement Rural.Il a terminé sa communication en se demandant s’il n’était pas déjà temps pour les petits agriculteurs de se lancer dans l’Entrepreneuriat Semencier Paysan ( ESP ).Ce concept, nouveau, a suscité des craintes au sein des producteurs qui souhaitent davantage le connaître .En effet, beaucoup de petits producteurs pensent qu’un système entrepreneurial sur la semence paysanne rejoindrait les entreprises capitalistes productrices des semences commerciales rejetées par les paysans et qui conduirait à la perte de toutes les valeurs connexes (culturelles, cultuelles, solidaires, traditionnelles) que justifient les semences paysannes.

Une recherche en cours effectuée par le CRAPAC, présenté par Dr LIKENG sur le comportement du haricot local acheté lors de la FOSPAC 3 et sa résistance face aux champignons, a livré ses premiers résultats. Deux des 4 variétés choisies ont montré une certaine résistance aux champignons alors qu’une autre variété bien que n’étant pas résistante possède une bonne production. Cette étude continue et présentera ses résultats définitifs dans les années à venir.

Enfin, le juriste du RADD, YOUMSSI EYA, a donné une lecture expliquée de la déclaration d’Esse révisée à Nanga-Eboko, ainsi que le cadre juridique proposé par l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA) sur la question de la reconnaissance des systèmes semenciers paysans et de la semence paysanne. L’objectif étant que les dernières révisions soient faites avant le dépôt de ladite déclaration auprès des autorités étatiques. A ce propos, Mme Alimata Traoré a attiré l’attention de l’expert à ne pas adopter in extenso la terminologie utilisée par AFSA, mais plutôt à l’adapter au contexte des différents Etats.

Les participants de la FOSPAC 4 ont également bénéficié d’une formation sur la production des répulsifs naturels présentés par Francis ANO, expert de Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) de la Côte d’Ivoire. Ce répulsif remplace les pesticides chimiques dans les systèmes de production agroécologique.

Les participants de la FOSPAC 4 ont également bénéficié d’une formation pratique par l’expert FOUKENA Ismaël du FADER sur la production des Plants Issus des Fragments de tiges de l’igname et du bananier plantain. Cette technique permet aux producteurs d’augmenter leur capacité de production des semences de bananier plantain et d’igname et répondre ainsi à la grande demande desdites semences sur le marché.

Cette marche de la souveraineté semencière a regroupé plus d’une centaine d’exposants au rang desquels le Maire de la Commune d’Esse.

Tous les exposants venus du Cameroun et d’ailleurs ont scandé des messages en faveur de la promotion des semences paysannes et la reconnaissance des systèmes semenciers paysans par les politiques nationales.

Le message fort qui a animé cette marche de la souveraineté semencière était celui-ci : « La semence paysanne, notre identité ». La semence paysanne a été célébrée en chanson par les femmes des cases de semences paysannes qui s’approprient le processus de la promotion des Systèmes Semenciers Paysans.

L’animation culturelle a été un moment fort de la FOSPAC 4. Animé par M EVINA  NDENGUE André du RADD a permis aux exposants de se divertir et de célébrer la semence paysanne dans toute sa diversité culturelle. Il faut noter que dans cette diversité il y avait tous les exposants venus des 7 pays présents et de toutes les régions du Cameroun.

Au rang des grandes résolutions, on retient que :

  • À l’unanimité, les Organisations de la Société Civile (OSC) de la sous-région Afrique Centrale présentes ont pris la résolution de transformer la FOire des Semences PAysannes du Cameroun en FOire des Semences Paysannes d’Afrique Centrale (FOSPAC). Pour ce faire, au moins une fois par an, chacune des OSCs dans les différents pays doit organiser un événement qui promeut des systèmes semenciers paysans. Les OSCs issues des autres pays de la sous-région devraient y participer. Pour cette année 2024, au mois d’août, le Congo Brazzaville organise un forum sur l’agroécologie à Boko. Les détails seront donnés et un forum doit être mis sur pied. Les OSC des pays frères y sont vivement attendues.
    • Chaque individu doit mener une lutte acharnée contre la disparition des semences paysannes. Les communautés locales doivent préserver, conserver, valoriser les semences paysannes qui refont surface afin qu’elles ne disparaissent plus jamais. Plusieurs semences menacées de disparition ont pu être identifiées par les communautés grâce à la roue de la biodiversité. Les exposants sont partis du constat que ces semences paysannes disparaissent du fait de l’ignorance de la valeur réelle (économique, culturelle, traditionnelle) cette richesse génétique et du discours dominant en faveur de la semence conventionnelle ;
    • Les organismes d’appui doivent soutenir les communautés dans l’indentification de ces semences, leurs caractérisations, et faire des études pour établir les évidences de leur importance. Avec les communautés, comprendre pourquoi elles disparaissent, définir et implémenter les stratégies endogènes pour arrêter l’érosion des semences paysannes ;
    • Les communautés se doivent de défendre leur héritage semencier en documentant les savoirs locaux en liens avec ces semences paysannes ;
    • Le RADD sollicite la création d’une plate-forme MINRESI-RADD-CTD-cases de semences paysannes, pour l’augmentation de la production de la semence paysanne dans le strict respect des pratiques agroécologiques paysannes, qui assurerait la disponibilité de la semence paysanne pour tous et en tout lieu.
    • Le RADD sollicite également le MINADER parrain de cet évènement à accompagner le processus de la mise en place des dynamiques locales de promotion des systèmes semenciers paysans intégrant toute la chaine de valeur ;
    • La CAPEF devrait plaider auprès des institutions locales pour la prise en compte des systèmes semenciers paysans dans les politiques agricoles nationales.
    • Poursuivre et entériner la collaboration avec les dynamiques de promotion des Systèmes Semenciers Paysans en cours Afrique de l’Ouest et dans d’autres sous régions d’Afrique.

La forte mobilisation des acteurs ruraux venus du Cameroun et d’ailleurs a mis en exergue la pertinence de l’initiative et la nécessité de pérenniser la Foire des Semences Paysannes du Cameroun devenue Foire des Semences Paysannes d’Afrique Centrale lors de cette 4e édition.

Les organismes d’appui au développement doivent accompagner la mise en œuvre de la FOSPAC et les dynamiques de défense des systèmes semenciers paysans en soutenant les communautés locales, particulièrement les paysannes, gardiennes de cet héritage semencier, qui collectent, préservent, valorisent la semence paysanne et produisent des aliments sains qui assurent le bien-être des populations.

Ce processus d’accompagnement des acteurs ruraux doit leur garantir, de façon durable et inclusive, la souveraineté semencière. La Promotion des Systèmes Semenciers Paysans est essentielle et doit permettre à tous, sans distinction aucune, d’accéder à la souveraineté alimentaire et nutritionnelle.

Le RADD remercie tous ceux qui, de près ou de loin ont contribué à la réussite de cet évènement unique dans la sous-région qui célèbre les systèmes semenciers paysans et la semence paysanne.

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Participation à la foire régionale ouest africaine des semences paysannes organisée par la Communauté Ouest-Africaine des Semences Paysannes (COASP)

Trois membres du RADD ont participé à la foire régionale Ouest africaine des Semences Paysannes qui s’est tenue au Benin en mars 2023. La foire s’est déroulée pendant quatre (4) jours et a vu la participation d’une trentaine de pays d’Afrique (Ouest, Centre et Est) et des pays occidentaux (France, Suisse, Allemagne, Etats Unis…). Le RADD y a animé un stand. En plus des expositions, des échanges de semences, cette foire a été une opportunité pour le RADD de comprendre les enjeux des OGMs dont les explications ont été au centre des thématiques développées pendant la foire.

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PARTICIPATION A LA RÉUNION STRATÉGIQUE DE L’ÉQUIPE DE FACILITATION DE L’ALLIANCE INFORMELLE

Le RADD est membre de l’équipe de facilitation de l’Alliance Informelle Internationale contre les grandes plantations de palmier à huile en Afrique Centrale et de l’Ouest. Cette alliance comprend une quinzaine d’organisations issue d’une dizaine de pays d’Afrique que sont le Gabon, la Cote d’Ivoire, la Sierra Léone, Le Congo, la RDC, Le Liberia, le Ghana, le Nigeria, l’Uganda, le Cameroun. Cette année, le RADD a participé à une rencontre pour planifier les activités de l’année 2023. Cette rencontre s’est tenue en Côte d’Ivoire aux cotés de quatre (4) autres organisations. L’activité a permis de dégager un plan d’action qui a été le fil conducteur des actions de cette alliance au cours de l’année 2023.

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PARTICIPATION AUX FOIRES ORGANISÉES PAR DES STRUCTURES PARTENAIRES

Le RADD a pris part à plusieurs foires expositions/vente/dégustation des produits agropastoraux au cours de cette année. Il est à noter que le RADD, en sa qualité d’accompagnateur des femmes dans le développement des entreprises agroalimentaires, est régulièrement sollicité pour mobiliser les femmes qu’il forme afin que ces dernières puissent vendre leurs produits. La participation aux foires est généralement appuyée par des organisations des femmes que nous accompagnons. Cette année 2023, le RADD a participé activement aux Journées de l’Excellence Scientifique et de l’Innovation organisées par le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MINRESI), sous le très haut patronat du Président de la République du Cameroun. Le RADD en sort récompensé du prix de l’innovation régionale avec sa farine de melon.

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Tour plantations 2023: étape de Mbandjock