Du 3 au 7 novembre 2025, une équipe du RADD s’est rendue dans quatre villages riverains de la SOCAPALM Édéa : Koukouè, Onguè, Déhanè et Apouh. Filiale du groupe SOCFIN/Bolloré, la SOCAPALM y est accusée d’avoir progressivement englouti des terres ancestrales, polluée les rivières et entravée la liberté de circulation des populations. Ce qu’elle y a trouvé : des terres réduites à peau de chagrin, des communautés qui ont nommé leurs maux avec une précision qui interpelle les autorités sur l’accaparement foncier, pollution des eaux, violences contre les femmes et une résistance collective qui refuse de s’éteindre. Face à l’inaction des autorités, l’Association des Femmes Riveraines de la SOCAPALM Édéa (AFRISE) remobilise les populations. Portée par des femmes déterminées et soutenue par le RADD, une nouvelle phase de leur lutte s’organise désormais : plus structurée, plus unie, plus visible. Récit d’une mission de terrain au cœur d’un conflit foncier qui dure depuis des décennies.
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« Notre espace vital, notre espoir » : les femmes d’Édéa se mobilisent contre la SOCAPALM
