{"id":2601,"date":"2025-11-02T04:36:48","date_gmt":"2025-11-02T03:36:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.radd.cm\/?p=2601"},"modified":"2025-11-02T04:36:50","modified_gmt":"2025-11-02T03:36:50","slug":"renforcement-des-capacites-des-organisations-paysannes-sur-le-protocole-annexe-de-la-zlecaf-relatif-aux-droits-de-propriete-intellectuelle-dpi-au-systeme-multilateral-mls-a-lacces-et-au-partag","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/2025\/11\/02\/renforcement-des-capacites-des-organisations-paysannes-sur-le-protocole-annexe-de-la-zlecaf-relatif-aux-droits-de-propriete-intellectuelle-dpi-au-systeme-multilateral-mls-a-lacces-et-au-partag\/","title":{"rendered":"RENFORCEMENT DES CAPACITES DES ORGANISATIONS PAYSANNES SUR LE PROTOCOLE ANNEXE DE LA ZLECAF RELATIF AUX DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE (DPI), AU SYSTEME MULTILATERAL (MLS), A L&rsquo;ACCES ET AU PARTAGE DES AVANTAGES (APA) ET AUX INFORMATIONS SUR LE SEQUEN\u00c7AGE NUMERIQUE (INS)"},"content":{"rendered":"\n<p>Le lundi 20 Octobre 2025 d\u00e8s 10h s\u2019est ouvert l\u2019atelier organis\u00e9 par AFSA pour outiller les repr\u00e9sentants des organisations paysannes venus de 10 pays d\u2019Afrique Centrale sur un instrument en cours d\u2019adoption le protocole sur les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de la&nbsp; Zone Africaine de&nbsp; Libre Echange (ZLECAF), le syst\u00e8me multilat\u00e9ral (MLS) d\u00e9fini par le Trait\u00e9 International sur les Ressources Phytog\u00e9n\u00e9tiques pour l\u2019Alimentation et l\u2019Agriculture (TIRPAA), le m\u00e9canisme d\u2019Acc\u00e8s et de Partage des Avantages (APA) du protocole de Nagoya et les Informations sur le S\u00e9quen\u00e7age Num\u00e9rique (ISN). L\u2019atelier qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 durant deux jours dans la salle de conf\u00e9rence de l\u2019Hotel Paradisia de Cotonou avait pour objectif de renforcer les connaissances et les capacit\u00e9s de plaidoyer des organisations d&rsquo;agriculteurs afin qu&rsquo;elles puissent s&rsquo;engager de mani\u00e8re \u00e9clair\u00e9e et significative sur ces instruments et processus.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re journ\u00e9e de l\u2019atelier a d\u00e9but\u00e9 par l\u2019accueil et l\u2019installation de la trentaine de participants pr\u00e9sents dans la salle, suivi d\u2019un mot d\u2019ouverture de M. FAMARA, coordonnateur de programme dans l\u2019organisation AFSA en charge de l\u2019organisation de l\u2019atelier, et le mot de bienvenue de M. Patrice SAGBO qui a jou\u00e9 un r\u00f4le important de facilitateur pour la logistique. Par la suite, la parole a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 un responsable du Minist\u00e8re de l\u2019environnement du B\u00e9nin, Point Focal honoraire B\u00e9nin du TIRPAA pour le mot d\u2019ouverture et de lancement officiel de l\u2019atelier. Une fois le programme valid\u00e9 par tous les participants, on a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la traditionnelle photo de famille suivi de la pause d\u00e9jeuner.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"562\" height=\"604\" data-id=\"2602\" src=\"https:\/\/www.radd.cm\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ZLCAF-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2602\" srcset=\"https:\/\/www.radd.cm\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ZLCAF-1.jpg 562w, https:\/\/www.radd.cm\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ZLCAF-1-279x300.jpg 279w\" sizes=\"auto, (max-width: 562px) 100vw, 562px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"654\" height=\"538\" data-id=\"2603\" src=\"https:\/\/www.radd.cm\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ZLCAF-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2603\" srcset=\"https:\/\/www.radd.cm\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ZLCAF-2.jpg 654w, https:\/\/www.radd.cm\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ZLCAF-2-300x247.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 654px) 100vw, 654px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"704\" height=\"528\" data-id=\"2604\" src=\"https:\/\/www.radd.cm\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ZLCF-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2604\" srcset=\"https:\/\/www.radd.cm\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ZLCF-3.jpg 704w, https:\/\/www.radd.cm\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ZLCF-3-300x225.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 704px) 100vw, 704px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p>De retour de la pause, les travaux ont pu d\u00e9buter avec la premi\u00e8re pr\u00e9sentation de M. FAMARA sur <strong>les implications de la ZLECAF pour les syst\u00e8mes semenciers paysans et la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sentation s\u2019adossait sur un rapport de AFSA publi\u00e9 en ao\u00fbt 2024 intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>d\u00e9ballage du protocole de la ZLECAF sur les Droits de Propri\u00e9t\u00e9 Intellectuelle (DPI)<\/em>&nbsp;\u00bb. En r\u00e9sum\u00e9, la ZLECAF dont le texte a \u00e9t\u00e9 ratifi\u00e9 par 54 Pays Africains est entr\u00e9 en vigueur le 21 mars 2018. Elle vise \u00e0 stimuler le commerce intra-africain et la transformation \u00e9conomique \u00e0 travers la cr\u00e9ation d\u2019un march\u00e9 unique de biens et de services lib\u00e9r\u00e9 des droits de douane et des barri\u00e8res non tarifaires.&nbsp; Un tel march\u00e9 repr\u00e9sente une opportunit\u00e9 pour l\u2019agriculture africaine car selon les pr\u00e9visions, elle pourrait permettre de stimuler les \u00e9changes intra africain dans le march\u00e9 agricole de 574% d\u2019ici 2020, favoriser un march\u00e9 unifi\u00e9 pour les intrants agricole et booster la recherche et le d\u00e9veloppement dans le domaine de l\u2019agro\u00e9cologie. Cependant de nombreux risques demeurent et g\u00e9n\u00e8rent des craintes pour les syst\u00e8mes semenciers paysans et la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique. Il s\u2019agit de l\u2019absence de cadre juridique unifi\u00e9 qui promeut et prot\u00e8ge les droits des paysans sur leurs semences dans les pays africains, de l\u2019absence d\u2019un r\u00e9gime commercial simplifi\u00e9 et surtout adapt\u00e9 aux petits exploitants agricoles.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est du protocole DPI, dans un sens, il repr\u00e9sente une opportunit\u00e9 car il pourrait offrir plus de choix aux agriculteurs en termes de semences, sauvegarder les savoirs traditionnels associ\u00e9s aux semences paysannes, et renforcer le syst\u00e8me de protection des semences et la souverainet\u00e9 semenci\u00e8re puisqu\u2019il oblige les obtenteurs \u00e0 divulguer l\u2019origine du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique qu\u2019ils ont exploit\u00e9. Cependant compte tenu du fait que l\u2019Union de Protection des Obtentions V\u00e9g\u00e9tales et par extension l\u2019ARIPO et l\u2019OAPI ont largement fa\u00e7onn\u00e9 ce protocole, il est possible d\u2019envisager qu\u2019il va plus favoriser les entreprises semenci\u00e8res que les paysans. Ce d\u2019autant plus que le protocole ne d\u00e9finit pas de mani\u00e8re pr\u00e9cise les droits des paysans, ne les prot\u00e8ge pas contre la biopiraterie et ne pr\u00e9voit pas suffisamment de m\u00e9canismes de recours pour les communaut\u00e9s et les petits exploitants agricoles en cas de violation de leurs droits.<\/p>\n\n\n\n<p>A la suite de M. FAMARA, le Dr. Mame Codou GUEYE, Chercheure \u00e0 l\u2019Institut S\u00e9n\u00e9galais de Recherche Agricole (ISRA) a fait une pr\u00e9sentation sur la <strong>signification du protocole de la Zlecaf sur les DPI en mati\u00e8re de semences et r\u00e9sultats des consultations au S\u00e9n\u00e9gal.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le Dr GUEYE a introduit son propos en pr\u00e9sentant de mani\u00e8re sommaire le syst\u00e8me semencier du S\u00e9n\u00e9gal qui est constitu\u00e9 \u00e0 80% de semences paysannes. Elle a rappel\u00e9 l\u2019importance des semences paysannes pour la souverainet\u00e9 alimentaire et l\u2019identit\u00e9 culturelle des communaut\u00e9s mais elle a point\u00e9 du doigt le fait ces semences sont exclues du cadre juridique d\u00e9fini par la Loi N\u00b094-81 du 23 d\u00e9cembre 1994, relative \u00e0 l\u2019inscription des vari\u00e9t\u00e9s, \u00e0 la production, \u00e0 la certification et au commerce des semences ou plants et ses trois d\u00e9crets d\u2019application (tous en date du 17 juin 1997) qui s\u2019arriment \u00e0 la r\u00e8glementation de l\u2019UEMOA et de la CEDEAO en la mati\u00e8re (resp. C\/REG.4\/05\/2008, N\u00b03\/2009\/CM\/UEMOA), l\u2019UPOV et l\u2019OAPI avec le protocole DHS. Fort de ce constat et du fait pour que les semences paysannes passent d\u2019un march\u00e9 de niches \u00e0 un march\u00e9 industriel, elles doivent remplir des crit\u00e8res de qualit\u00e9, elle a insist\u00e9 sur l\u2019importance de les identifier, caract\u00e9riser et cataloguer selon un processus scientifique rigoureux. C\u2019est dans ce sens que l\u2019ISRA a entam\u00e9 une \u00e9tude visant \u00e0 proc\u00e9der au catalogage des semences paysannes suivant le protocole DHS d\u00e9fini dans la loi et approuv\u00e9 par l\u2019UPOV. Les exp\u00e9rimentations sur deux esp\u00e8ces, le fonio et l\u2019aubergine africaine ont d\u00e9montr\u00e9 que ces esp\u00e8ces sont distinctes, pr\u00e9sentent une certaine homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et elles sont stables. Le Dr a conclu qu\u2019il est parfaitement possible d\u2019inscrire les semences paysannes dans le m\u00eame catalogue que les semences certifi\u00e9es ce qui a suscit\u00e9 de vives r\u00e9actions lors des \u00e9changes beaucoup estimant que c\u2019\u00e9tait un peu plus d\u00e9poss\u00e9der les communaut\u00e9s locales de leurs semences. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la cr\u00e9ation d\u2019un syst\u00e8me de d\u2019identification, de caract\u00e9risation et de catalogage propre aux SSP a \u00e9t\u00e9 beaucoup \u00e9voqu\u00e9 par l\u2019assistance.<\/p>\n\n\n\n<p>Par la suite, les participants ont pu \u00e9galement s\u2019exprimer sur la proposition de AFSA en ce qui concerne le protocole ZLECAF avant de se rendre \u00e0 la pause.&nbsp; Elle s\u2019articule en 5 points&nbsp;: la Reconnaissance des droits des agriculteurs au m\u00eame titre que ceux des obtenteurs&nbsp;; la pr\u00e9servation de la souverainet\u00e9 des \u00c9tats et la protection des pays les moins avanc\u00e9s (PMA)&nbsp;; l\u2019inclusion des vari\u00e9t\u00e9s paysannes et locales dans le syst\u00e8me de protection (le point le plus contest\u00e9 car il s\u2019agit de s\u2019arrimer au syst\u00e8me UPOV)&nbsp;; la limitation des restrictions et des sanctions \u00e0 l\u2019encontre des agriculteurs&nbsp;; la transparence, le partage des avantages et la protection des savoirs traditionnels.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019apr\u00e8s-midi a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement charg\u00e9e avec trois pr\u00e9sentations successives. La premi\u00e8re \u00e9tait une pr\u00e9sentation par visioconf\u00e9rence du Dr. SOULAMA Soungalo sur le TIRPAA et les enjeux du Syst\u00e8me Multilat\u00e9ral (SM). Elle a \u00e9t\u00e9 difficile \u00e0 suivre en raison des lenteurs de la connexion internet qui ont affect\u00e9 la qualit\u00e9 de la visioconf\u00e9rence toutefois il en ressort les \u00e9l\u00e9ments suivants&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Le syst\u00e8me multilat\u00e9ral du TIRPAA ne concerne que les Ressources Phytog\u00e9n\u00e9tiques pour l\u2019Alimentation et l\u2019Agriculture (RPGAA) et repose sur l\u2019interd\u00e9pendance entre les parties \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale comme internationale.<\/li>\n\n\n\n<li>Il met en commun 64 esp\u00e8ces dont 35 cultures et 24 fourrages d\u00e9finies \u00e0 l\u2019annexe 1 du TIRPAA.<\/li>\n\n\n\n<li>L\u2019acc\u00e8s aux ressources g\u00e9n\u00e9tiques est facilit\u00e9 \u00e0 travers le SM par deux instruments\u00a0: l\u2019Accord Type de Transfert de Mat\u00e9riel (ATTM) et l\u2019Accord de transfert de Mat\u00e9riel (ATM).<\/li>\n\n\n\n<li>Le syst\u00e8me multilat\u00e9ral est en voie d\u2019am\u00e9lioration. Un groupe de travail a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 dans ce sens pour \u00ab\u00a0<em>instaurer une s\u00e9curit\u00e9 juridique, une simplicit\u00e9 administrative et une transparence pour tous les participants au Syst\u00e8me multilat\u00e9ral<\/em>\u00a0\u00bb<\/li>\n\n\n\n<li>Ce groupe de travail s\u2019est pench\u00e9 sur trois aspects\u00a0: l\u2019extension de l\u2019annexe 1 du TIRPAA, la structure et le bar\u00e8me des paiements\u00a0et l\u2019Information de s\u00e9quen\u00e7age num\u00e9rique.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>L\u2019intervention du Dr. a fait l\u2019objet de quelques questions mais a d\u00fb \u00eatre \u00e9court\u00e9e en raison des lenteurs de la connexion internet.<\/p>\n\n\n\n<p>Le COPAGEN, repr\u00e9sent\u00e9 par Jean Paul SIKELI de la C\u00f4te d\u2019ivoire, a une pr\u00e9sent\u00e9 sur les enjeux du m\u00e9canisme d\u2019acc\u00e8s et de partage des avantages du protocole de Nagoya.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ressources g\u00e9n\u00e9tiques sont vitales pour l\u2019agriculture et toutes les activit\u00e9s apparent\u00e9es. Elles sont li\u00e9es \u00e0 la culture et l\u2019histoire des peuples.&nbsp; Avant la Convention sur la Diversit\u00e9 Biologique, les ressources g\u00e9n\u00e9tiques faisaient partie du patrimoine commun de l\u2019humanit\u00e9 ce qui rendait leur acc\u00e8s libre et emp\u00eachait tout partage \u00e9ventuel des avantages. Cela a \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9 dans un texte non contraignant de la FAO intitul\u00e9 l\u2019engagement international, et a fait l\u2019objet de tensions entre les pays du Nord utilisateurs et les pays du Sud d\u00e9tenteurs ressources g\u00e9n\u00e9tiques. La CDB est venue marquer un changement majeur en proclamant la souverainet\u00e9 des Etats sur leurs ressources g\u00e9n\u00e9tiques. Elle reconnait \u00e9galement le r\u00f4le capital des communaut\u00e9s autochtones et locales sur la pr\u00e9servation des ressources g\u00e9n\u00e9tiques et l\u2019importance de valoriser les savoirs traditionnels. La CDB poursuit globalement trois objectifs&nbsp;: Conservation, utilisation durable des ressources et le partage juste et \u00e9quitable des avantages (APA).<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ce dernier objectif qui justifie l\u2019adoption du protocole de Nagoya qui vise \u00e0 faciliter l\u2019acc\u00e8s aux ressources g\u00e9n\u00e9tiques au profit des chercheurs et autres s\u00e9lectionneurs en qu\u00eate de mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique et garantir le partage juste et \u00e9quitable des avantages qui d\u00e9coulent de leur utilisation. Concr\u00e8tement le partage d\u00e9finit la relation entre l\u2019utilisateur et le fournisseur. Pour exploiter le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique l\u2019utilisateur doit obtenir Consentement pr\u00e9alable et \u00e9clair\u00e9 donn\u00e9 en connaissance de cause qui prends la forme d\u2019une autorisation d\u00e9livr\u00e9e par l\u2019Etat. Par la suite, il doit convenir avec les communaut\u00e9s de Conditions Convenues d\u2019un Commun Accord pour le partage juste et \u00e9quitable des avantages g\u00e9n\u00e9r\u00e9s \u00e0 partir de cette utilisation. Ces avantages list\u00e9s dans le protocole de Nagoya, peuvent \u00eatre d\u2019ordre mon\u00e9taires comme non mon\u00e9taires. Pour le formateur, les enjeux li\u00e9s au m\u00e9canisme APA peuvent b\u00e9n\u00e9fiques (Partage des redevances, le transfert de technologies, l\u2019utilisation durable des ressources g\u00e9n\u00e9tiques) mais ne sont pas \u00e0 l\u2019avantage des pays africains pour les raisons suivantes&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Obstacles li\u00e9s \u00e0 la capacit\u00e9 limit\u00e9e des communaut\u00e9s autochtones et locales\u00a0: marginalisation des communaut\u00e9s dans les processus de prise de d\u00e9cision, manque d\u2019information \u00e0 une information claire, documentation non accessible pour des raisons de langue,<\/li>\n\n\n\n<li>Faible capacit\u00e9 institutionnelle des Etats<\/li>\n\n\n\n<li>Risques de biopiraterie car le champ du protocole de Nagoya est tr\u00e8s large<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Pour conclure, L\u2019APA est l\u2019officialisation de la marchandisation du vivant. Il fonctionne comme un couteau \u00e0 double tranchant. Ce qui pose de nombreuses questions quant \u00e0 sa pertinence au niveau africain. Doit-on valider ce m\u00e9canisme en Afrique&nbsp;au vu des d\u00e9s\u00e9quilibre dans les rapports Nord-Sud&nbsp;? peut-on les sacrifier sur l\u2019autel du libre-\u00e9change&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le COPAGEN, les autorit\u00e9s des pays africains doivent assurer la pr\u00e9servation des ressources g\u00e9n\u00e9tiques par des lois. Elles doivent exploiter l\u2019ouverture de l\u2019accord de Marrakech pour d\u00e9finir des syst\u00e8mes de protection de ressources g\u00e9n\u00e9tiques adapt\u00e9es \u00e0 nos valeurs. Elles doivent investir dans la recherche et d\u00e9veloppement au profit des CAL, dans la dynamique des rapports Sud-Sud.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9actions ont surtout souhait\u00e9 relever le fait que le m\u00e9canisme APA n\u2019est pas d\u00e9nu\u00e9 d\u2019int\u00e9r\u00eat pour les Etats Africains. Le probl\u00e8me se situe surtout au niveau de la disponibilit\u00e9 des fonds destin\u00e9s au partage des avantages et de la redistribution \u00e9quitable de ces avantages aux communaut\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>La derni\u00e8re pr\u00e9sentation de la journ\u00e9e a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 par M. SILGA Lucien Omer Wendyahoda, du Burkina Faso. Il a entretenu l\u2019assistance sur les enjeux sur les Informations de S\u00e9quen\u00e7age num\u00e9rique (DSI).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ISN (DSI) provient de la num\u00e9risation de l\u2019information contenue dans le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique des organismes vivants (plantes, animaux, micro-organismes, etc.). Cette information correspond aux s\u00e9quences d\u2019ADN, d\u2019ARN ou d\u2019acides amin\u00e9s, traduites en donn\u00e9es num\u00e9riques \u00e0 l\u2019aide de techniques de s\u00e9quen\u00e7age. Cette technique pr\u00e9sente plusieurs enjeux au niveau scientifiques et technologiques&nbsp;; \u00e9conomiques et strat\u00e9giques&nbsp;; juridique et \u00e9thique&nbsp;; politiques et g\u00e9opolitiques.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Au niveau scientifique et technologique les ISN favorisent le progr\u00e8s scientifique et technologique \u00e0 travers l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de l\u2019innovation et le partage des donn\u00e9es\u00a0;<\/li>\n\n\n\n<li>Au niveau \u00e9conomique et strat\u00e9gique, elles entrainent une concentration du pouvoir technologique entre les mains des pays du Nord, la cr\u00e9ation d\u2019un march\u00e9 international de donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9tiques et l\u2019\u00e9rosion du partage des avantages\u00a0;<\/li>\n\n\n\n<li>Au niveau juridique et \u00e9thique, les ISN \u00e9voluent en l\u2019absence de v\u00e9ritable r\u00e9gulation internationale ou nationale ce qui peut avoir un impact n\u00e9gatif sur les droits des agriculteurs et des communaut\u00e9s locales.<\/li>\n\n\n\n<li>Au niveau politique et g\u00e9opolitique, des tensions existent entre le Nord qui souhaite exclure les ISN de la CDB, et des m\u00e9canismes APA et le Sud qui souhaite qu\u2019elles en fassent partie.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Pour SILGA, il faut une refondation du droit international de la biodiversit\u00e9 en d\u00e9finissant le statut juridique des ISN et une mise en \u0153uvre des recommandations de la COP16 de la CDB en novembre 2024, qui avait abouti \u00e0 l\u2019adoption les modalit\u00e9s de mise en \u0153uvre du m\u00e9canisme multilat\u00e9ral de partage des avantages d\u00e9coulant de l\u2019utilisation de l\u2019information de s\u00e9quen\u00e7age num\u00e9rique et du fonds y aff\u00e9rent d\u00e9nomm\u00e9 fond Cali. Par ailleurs, Il faut que les Etats africains garantissent leur souverainet\u00e9 sur ces donn\u00e9es par la cr\u00e9ation des infrastructures adapt\u00e9es de stockage et de s\u00e9quen\u00e7age des donn\u00e9es et la maitrise de ces nouvelles technologies.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9actions, nombreuses malgr\u00e9 l\u2019heure tardive, ont essentiellement port\u00e9 sur l\u2019urgence de se positionner en ce que concerne cette technologie qui repr\u00e9sente un risque pour les droits des paysans et des communaut\u00e9s sur leurs semences \u00e9tant que nos Etats n\u2019en auront pas la maitrise et que le cadre international restera flou.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec cette derni\u00e8re pr\u00e9sentation s\u2019est achev\u00e9e la premi\u00e8re journ\u00e9e d\u2019atelier, extr\u00eamement enrichissante.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Journ\u00e9e de cl\u00f4ture<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me et derni\u00e8re journ\u00e9e de l\u2019atelier \u00e9tait consacr\u00e9e aux actions \u00e0 mener au niveau national et international. Elle a d\u00e9but\u00e9 par un partage d\u2019exp\u00e9rience des points Focaux TIRPAA du Cameroun, du Niger et du B\u00e9nin sur ce qui se passe lors des r\u00e9unions internationales. Ils ont surtout mis en avant le manque de pr\u00e9paration des Etats pour la participation \u00e0 ces r\u00e9unions internationales, le manque de ressources allou\u00e9es aux points focaux que ce soit au niveau international ou au niveau national et les difficult\u00e9s pratiques qu\u2019il rencontre lors des n\u00e9gociations.<\/p>\n\n\n\n<p>Par la suite, les participants ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 en groupe de travail constitu\u00e9 selon la nationalit\u00e9 des participants. Ainsi nous avons rejoint le groupe compos\u00e9 des participants venus du Cameroun, du Tchad et de la R\u00e9publique Centrafricaine, soit 5 personnes. Comme souvent nous avons \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s rapporteur du groupe et les \u00e9changes ont dur\u00e9 40 minutes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ci-dessous les r\u00e9sultats du groupe de travail qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 et dont la majeure partie a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 par AFSA et les autres participants.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td><strong>Pays<\/strong><\/td><td><strong>Situation-s \u00e0 changer (probl\u00e8me-s)<\/strong> <strong>&nbsp;<\/strong><\/td><td><strong>Objectif-s<\/strong> <strong>&nbsp;<\/strong><\/td><td><strong>Activit\u00e9s<\/strong> <strong>&nbsp;<\/strong><\/td><td><strong>Responsable (s)<\/strong><\/td><\/tr><tr><td colspan=\"5\"><strong>GROUPE CRT<\/strong><\/td><\/tr><tr><td rowspan=\"8\"><strong>Cameroun, R\u00e9publique Centrafricaine et<\/strong> <strong>Tchad<\/strong><\/td><td><strong>Protocole DPI&nbsp;:<\/strong> Le monopole du syst\u00e8me UPOV, ARIPO dans le march\u00e9 de la ZLECAFLes dysfonctionnements de l\u2019int\u00e9gration sous-r\u00e9gionale &nbsp; &nbsp;<\/td><td rowspan=\"5\"><strong>Protocole DPI&nbsp;:<\/strong> La promotion et la protection des syst\u00e8mes semenciers paysans et l\u2019\u00e9quit\u00e9 dans les \u00e9changes au niveau sous-r\u00e9gional<\/td><td><strong>Protocole DPI&nbsp;:<\/strong> Mettre en place des cases de semences paysannes et les banques de semence (a minima au niveau national)Organiser des foires semenci\u00e8res Mettre en place de comit\u00e9s paysans d\u2019identification, de caract\u00e9risation et catalogage des semences Cr\u00e9er une base de donn\u00e9es s\u00e9curis\u00e9e sur les savoirs traditionnelles <strong>&nbsp;<\/strong><\/td><td>RADD, PROPAC, AFSA, SWISS AID, PF TIRPAA (en appui), PF ZLECAF<\/td><\/tr><tr><td><strong>&nbsp;<\/strong><\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td><strong>MLS TIRPAA&nbsp;:<\/strong> La m\u00e9connaissance du MLS par les principaux acteurs (chercheurs, paysans) L\u2019absence de r\u00e9pertoires actualis\u00e9s des RPGAA disponiblesManque d\u2019infrastructures de conservation (promouvoir les banques de semences communautaires et nationales)Faible partage des informations (trait\u00e9 et MLS) Le manque de financement (pour mener des actions communes et efficaces)Faible collaboration des administrations avec les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile et les communaut\u00e9s locales \u00e0 la base Absence de mesures nationales pour la mise en \u0153uvre du MLS&nbsp; <strong>&nbsp;<\/strong><\/td><td><strong>MLS TIRPAA<\/strong> <strong>Objectif 1&nbsp;:<\/strong> <strong>Mettre en place des m\u00e9canismes de vulgarisation du TIRPAA (r\u00e9unions, rapports, \u00e9tudes, articles etc) <\/strong><strong>Organiser les campagnes de sensibilisation aupr\u00e8s des instituts de recherche<\/strong> <strong>Objectif 2&nbsp;:<\/strong> <strong>Plaider pour l\u2019op\u00e9rationnalisation du poste de point focal&nbsp;<\/strong> <strong>Objectif 3&nbsp;:<\/strong> Organiser des rencontres de concertation des acteurs impliqu\u00e9s dans la gestion des RPGAACr\u00e9er de plateformes et de r\u00e9seaux nationaux et sous r\u00e9gionaux&nbsp; Plaider pour la r\u00e9vision des lois semenci\u00e8res<\/td><td>PF TIRPAA, RADD, PROPAC<\/td><\/tr><tr><td><strong>APA NAGOYA<\/strong> Manque de clart\u00e9 du m\u00e9canisme de partage des avantages Faible mise en \u0153uvre globale du protocole au niveau national Manque d\u2019efficacit\u00e9 du m\u00e9canisme de partage des avantages <strong>&nbsp;<\/strong><\/td><td><strong>APA NAGOYA<\/strong> <strong>Objectif 1 :<\/strong> Plaider pour la concr\u00e9tisation des droits des paysans dans le cadre de l\u2019APA (Campagne de sensibilisation, point presse etc.) <strong>Objectif 2&nbsp;:<\/strong> Organiser des r\u00e9unions avec les administrations pour attirer leur attention sur l\u2019importance de d\u00e9finirdes mesures nationales (\u00e9tude, rapports)<\/td><td>RADD, AFSA<\/td><\/tr><tr><td><strong>&nbsp;<\/strong><\/td><td><strong>DSI<\/strong> Organiser des sessions de formation \u00e0 l\u2019attention des administrations concern\u00e9es sur l\u2019INS et ses enjeux Encourager l\u2019orientation de la recherche vers les DSI <strong>\u00a0<\/strong><\/td><td>RADD, PROPAC, PF TIRPAA (En appui)<\/td><\/tr><tr><td><strong>DSI<\/strong> L\u2019absence d\u2019infrastructures de stockage et de s\u00e9quen\u00e7age&nbsp; Transfert de technologie inexistant Manque de financement par les EtatsCadre juridique non op\u00e9rationnel Manque d\u2019expertise dans le domaine<\/td><td>MLS TIRPAA <strong>Objectif 1<\/strong>&nbsp;: Renforcer les capacit\u00e9s techniques et op\u00e9rationnelles des acteurs <strong>Objectif 2<\/strong>&nbsp;: Am\u00e9liorer le mode de fonctionnement des points focaux <strong>Objectif 3<\/strong>&nbsp;: Renforcer l\u2019implication des institutions concern\u00e9es dans la mise en \u0153uvre du TIRPAA<\/td><td>&nbsp;<\/td><td>&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td rowspan=\"2\">&nbsp;<\/td><td><strong>APA&nbsp;:<\/strong> <strong>Objectif 1<\/strong>&nbsp;: Am\u00e9liorer le m\u00e9canisme de partage des avantages &nbsp; <strong>Objectif 2<\/strong>&nbsp;: Encourager les Etats \u00e0 d\u00e9finir des mesures nationales APA<\/td><td rowspan=\"2\">&nbsp;<\/td><td rowspan=\"2\">&nbsp;<\/td><\/tr><tr><td><strong>DSI&nbsp;:<\/strong> Encourager les Etats \u00e0 investir dans l\u2019INS &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Suite au passage de tous les groupes, la c\u00e9r\u00e9monie de cl\u00f4ture a pris le relais avec les mots de M. FAMARA, de M. SAGBO, du Point Focal du TIRPAA B\u00e9nin, et de Mme. La repr\u00e9sentante du Ministre du Commerce du B\u00e9nin pour marquer la cl\u00f4ture effective des travaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Le reste de la journ\u00e9e libre a \u00e9t\u00e9 ponctu\u00e9e par la visite de la place de l\u2019amazone et un diner dans un restaurant proposant uniquement des sp\u00e9cialit\u00e9s culinaires \u00e0 base de poissons.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bilan et recommandations<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La participation \u00e0 l\u2019atelier de renforcement des capacit\u00e9s des organisations paysannes sur le protocole annexe de la ZLECAF relatif aux Droits de Propri\u00e9t\u00e9 Intellectuelle (DPI), au Syst\u00e8me Multilat\u00e9ral (MLS), \u00e0 l&rsquo;acc\u00e8s et au partage des avantages (APA) et aux informations sur le s\u00e9quen\u00e7age num\u00e9rique (INS) a \u00e9t\u00e9 un moment de d\u00e9couverte, de partage, d\u2019\u00e9change et de gain d\u2019exp\u00e9rience. Nous en retirons du positif pour la reconnaissance des syst\u00e8mes semenciers paysans et la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique. &nbsp;Il faut imp\u00e9rativement&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Int\u00e9grer le plan d\u2019action de l\u2019atelier au plan d\u2019action du RADD sur la souverainet\u00e9 alimentaire\u00a0;<\/li>\n\n\n\n<li>Vulgariser le protocole DPI, le SM du TIRPAA, le m\u00e9canisme APA du protocole de Nagoya et les ISN \u00e0 travers des publications et des podcasts\u00a0;<\/li>\n\n\n\n<li>R\u00e9fl\u00e9chir au positionnement strat\u00e9gique du RADD pour chacun de ces instruments en r\u00e9sonance avec AFSA\u00a0;<\/li>\n\n\n\n<li>Favoriser la synergie entre les participants \u00e0 cet atelier.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le lundi 20 Octobre 2025 d\u00e8s 10h s\u2019est ouvert l\u2019atelier organis\u00e9 par AFSA pour outiller les repr\u00e9sentants des organisations paysannes venus de 10 pays d\u2019Afrique Centrale sur un instrument en cours d\u2019adoption le protocole sur les droits de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle de la&nbsp; Zone Africaine de&nbsp; Libre Echange (ZLECAF), le syst\u00e8me multilat\u00e9ral (MLS) d\u00e9fini par le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2605,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[75,33,32,73],"class_list":["post-2601","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe","tag-propac","tag-radd","tag-systeme-semencier-paysan","tag-tirpaa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2601","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2601"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2601\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2606,"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2601\/revisions\/2606"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2605"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2601"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2601"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.radd.cm\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2601"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}